[PAS DE BUG EN L'AN 2000!] : #3. Talladega Nights : The Ballad of Ricky Bobby
" " Quoi ? Encore une nouvelle section sur votre site ? " Bah oui, on aime parler cinema et surtout compartimenter nos billets. Tu crois qu'on devrait consulter ?
Arf, pas besoin de te demander cher lecteur, toutes les voix dans nos têtes disent que tout va bien...
Enfin... bref, dans cette section tu l'auras compris, on va faire comme pour les sections 80s et 90s, mais avec les années 2000 et une production qui risque de titiller la nostalgie des millenials... où pas.
Bref, lâches ta PSP, armes-toi de ton Mp3 (on avait pas tous des Ipod, redescends) et embrasses toute cette douce vague de mélancolie qui s'apprête à foncer sur ta poire !
#3. Ricky Bobby, roi du circuit d'Adam McKay (2006)
Pour tous les amoureux du cinéma US con-con sur les bords - et le mot est faible -, Will Ferrell est un roi absolu qui se doit d'être vénérée à sa juste valeur tant son idiotie est tout simplement... magique, et presque sans égale (Sasha Baron Cohen le talonne gentiment, même si son humour déglinguée ne fait pas toujours autant mouche).
Roi du box-office sur ses terres, quasi-has been ou presque dans le reste du monde (dont la France, le fruit d'une distribution totalement flinguée de ses comédies), même si il est l'objet d'un culte assez important, voilà la cruelle destinée de ce géant de la comédie, un doux dingue dans les tous les sens du terme, habitué aux parodies sportives potaches mais toujours de bons goûts pour les initiés.
Un ami de la famille au même titre que ce bon vieux Adam Sandler (lui aussi mal aimé dans l'hexagone), dont chaque rôle comique n'est certes, comme le Sandman, qu'une énième légère déclinaison du précédent, mais porté par suffisamment de folie " white trash " (un cocktail de débilité mal torchée, de suffisance virile toujours mal placée de potacherie à la limite de la poésie) pour emporter l'adhésion et, bizarrement, susciter une empathie presque immédiate - on a beau les détester, Ron Burgundy où encore Jacobim Mugatu restent géniaux.
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Cantonné - au mieux - aux plateformes de streaming quand il ne squatte pas, en catimini, les bacs à DVD/Blu-ray (pas un mal vu certains de ses derniers efforts), il est donc de bon ton de célébrer ses hauts faits passés, et si le diptyque Ron Burgundy où le chef-d'œuvre (oui) Step Brothers vient souvent à l’esprit (voire Elf, tu as le droit), il serait criminel de laisser dans un coin, comme Bebe (chacun ses références), le monument Talladega Nights : The Ballad of Ricky Bobby aka Ricky Bobby, roi du circuit (shame on us) d'Adam McKay, merveille de comédie fissurée du bulbe qui peut se voir comme le cousin absurde du Days of Thunder de feu Tony Scott, où le loustic brille de mille feux (même s'il n'est pas réellement en feu, le Bobby, et c'est important de le lui rappeler) en pilote demeuré - littéralement - né pour squatter les circuits.
Un champion NASCAR roi de Talladega, qui a amassé une fortune folle grâce à des partenariats publicitaires aux goûts douteux, fier paternel de deux morveux insupportables et mari d'une femme opportuniste, qui n'hésitera pas à se mettre en couple avec son fidèle - et tout aussi peu vif d'esprit - BFF (John C. Reilly, dans ce qui peut se voir comme un super brouillon à Frangins malgré eux), lorsque la victoire se détournera de lui, soit au moment même où Jean Girard (un Sacha Baron Cohen au sommet de son surjeu), un pilote de Formule 1 homosexuel, fan de Camis et caricature absolue des français.
Relégué au second plan, au point même de devoir livrer des pizzas et renouer avec un père absent, le bonhomme s'offrira un retour triomphal pour une ultime course au final dantesque - baiser langoureux sur la ligne d'arrivée en prime.
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Désopilant comme ce n'est pas permis, véritable usine à séquences cultes (" j'aime les crêpes ", sujet à un délire éternel pour l'auteur de ses mots et ses amis), le film est une merveille de parodie tout en décalage qui ne laisse pas de côté sa mise en scène (ses scènes de courses sont solidement charpentés), ni ses seconds rôles (d'un feu Michael Clarke Duncan un peu trop fan de Donna Summers, a une craquante Amy Adams)
Entre Cole Trickle et Ricky Bobby, on a choisit notre camp, et on l'assume totalement...
Jonathan Chevrier










