[CRITIQUE] : Armor
Réalisateur : Justin Routt
Avec : Sylvester Stallone, Jason Patric, Dash Mihok, Josh Wiggins,...
Distributeur : -
Budget : -
Genre : Action, Policier, Thriller.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h34min.
Synopsis :
Un père et son fils travaillent comme agents de sécurité pour une société de camions blindés. Ils rencontrent une équipe de voleurs sur un pont et se retrouvent piégés...
Sur nos petits écrans il y a encore peu avec la seconde saison - mitigée - de la série Tulsa King, Sylvester Stallone, qui vient de débuter les prises de vues de la troisième, semble gentiment s'emmerder entre deux saisons du show chapeauté par Taylor Sheridan (et les quelques errances familiales dans la pas forcément mémorable télé réalité La Famille Stallone, elle aussi sur Paramount +), à tel point qu'il s'en va cachetonner un brin en jouant les seconds couteaux de luxe dans quelques DTV - plus où moins - musclés, histoire d'aller chercher un petit chèque comme ses potos Mel Gibson et John Travolta.
Après Alarum de Michael Polish (le pas fifou Force of Nature avec Mad Mel), vendu comme un véhicule pour doper fébrilement la carrière d'un Scott Eastwood qui n'a plus grand chose de convaincant à se mettre sous la dent (à part quelques caméos chez Ritchie où une pluie de bisseries même pas assez régressives pour tâcher), où il jouait presque les caméos de luxe comme pour les suites au sympatoche (oui) Évasion, place à Armor de Justin Routt, où il a la particularité rare d'être du mauvais côté de la loi.
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| Copyright Sam Lothridge / Lionsgate / Grindstone Entertainment Group / Convergence Entertainment Group / Variety |
Sensiblement dans la même lignée que les actionners limités qui ont jalonnés les dernières heures de la carrière de Bruce Willis (pire donc que la majorité des Gibsonneries qui, en vrai, ne sont pas si indigestes dans la globalité), produit à moindre frais et misant le peu de son énergie dans des fusillades aussi amorphes que ses dialogues sont insipides, le film, qui ne vendait déjà pas forcément grand chose sur le papier (un Jason Patric à la gloire - douloureusement - éphémère et son rejeton, agents de sécurité pour une société de transport de fonds, tombent sur une équipe de braqueurs sur un pont qui en veulent à leur cargaison, doivent élaborer un plan pour survivre et, potentiellement, s'échapper sans bobos), roule péniblement sa bosse sur un peu moins de 90 minutes qui en paraissent le double, en mauvaise bisserie à forte tendance Z qu'il est.
Porté par un script aussi terriblement rachitique qu'il est d'une bêtise confondante (jusqu'à un dénouement proprement lamentable), shooté avec une paresse abyssale tant Routt abandonne très (trop) vite l'idée de tromper l'ennui de son auditoire comme le sien (puis ses interminables plans en drones qui ne servent strictement à rien); Armor est un bijou de DTV anecdotique et amorphe aussi fun qu'une coloscopie opérée sans anesthésie ni vaseline, à l'arrière d'une Fiat Punto entre deux usines à yaourt désaffectées bulgares.
T'es chiant Sly, vraiment...
Jonathan Chevrier


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