Chroniques

[FUCKING SERIES] : Ghoul saison 1 : Netflix passe en mode horrifique


(Critique - avec spoilers - de la saison 1)


Passé de petit studio qui grimpe avec plusieurs chevaux de Troie pas toujours défendable (la saga Paranormal Activity), à vrai pion majeur de la jungle Hollywoodienne, capable de monter d'un cran son niveau pour produire de Vraies péloches immanquables (Split hier, Halloween demain), Blumhouse commence doucement mais sûrement à placer ses billes sur le petit écran.
Alors que The Purge va bientôt débarquer sur USA Network, la firme a également lâché en toute discrétion - masqué par la plus buzzé The Innocents -, un petit bout de show horrifique vraiment bien bandant vendredi dernier sur Netflix : Ghoul, production indienne aussi courte - 3 épisodes et basta - que déroutante en comparaison aux productions récentes de la plateforme au N rouge majuscule.
Déroutante parce qu'autant dans son ton, horrifique et furieusement politique (questionnement sur le nationalisme radical, le rejet de l'islam, la sur-militarisation etc) que dans sa forme (trois épisodes, pas une habitude en comparaison aux saisons abusivement à rallonge des autres séries originales de la firme), Ghoul ne ressemble en rien à ce que Netflix nous a proposé jusqu'à aujourd'hui.


Et ce n'est pas un mal, tant le show, de prime abord férocement simpliste et référencé à mort (The Thing et The Descent en tête), détonne par le soin étonnant qu'il donne à ses effets - souvent terrifiants, même les jumps scares faciles - et surtout ses personnages, finement croqués et dominé par une héroïne aussi complexe qu'elle est empathique - superbe Radhika Apte.
Profitant d'un univers futuriste oppressant dans tous les sens du terme (une prison et plus directement, un régime totalitaire ou le terrorisme et l'asphyxie de la liberté grimpent en flèche), d'un genre en pleine bourre depuis l'avènement de The Conjuring (avec l'utilisation de la figure démoniaque de la Ghoul, une incarnation diabolique qui se mêle aux humains en prenant leur apparence), mais aussi d'un cadre - l'Inde - rare sur le petit écran et encore plus montré sous un tel climat de terreur; Ghoul, entre mythologie et réalité glaçante, est une fiction jouissivement angoissante, efficace et prenante.
Un petit bijou qui, on l'espère, aura vite droit à d'autres saisons dans la même veine...


Jonathan Chevrier



John Chevrier

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