Champions

[CRITIQUE] : Champions


Réalisateur : Javier Fesser
Acteurs : Javier Gutiérrez, Jesus Lago, Roberto Sanchez, Julio Fernandez, ...
Distributeur : Le Pacte
Budget : -
Genre : Drame, Comédie
Nationalité : Espagnol
Durée : 1h58min

Synopsis :
Marco occupe le prestigieux poste d’entraîneur-adjoint de l'équipe d'Espagne de basket. Mais son mauvais caractère lui pose problème. Après une série de déconvenues dont il est le seul responsable, Marco se retrouve à devoir coacher une équipe de déficients mentaux.


Critique :

Javier Fesser, réalisateur connu pour le film Camino en 2008, lauréat de 6 Goya (l'équivalent des Césars en Espagne) et du film d'animation Agents Super Zéro en 2014 revient avec Champions, un film où on suit un entraineur de basket au fond du trou qui se retrouve à entrainer contre son gré une équipe atteinte de déficience intellectuelle. Et si on doit résumer en un mot le film ce serait : moyen.
Sorti déjà depuis quelques temps en Espagne, où c'est un succès, le film sort enfin en France. Il y a de bonnes choses dans Champions, surtout les dialogues. C'est de là que vient l'humour la plupart du temps, ça fusent dans tous les sens. Les acteurs sont excellents et attachants. Et chose importante : nous rions avec eux et pas d'eux. Javier Fesser a eu aussi l'excellente idée de prendre des acteurs atteints de déficience et non pas des acteurs qui font semblant. Mais alors qu'est-ce qui ne va pas ?



Le film manque cruellement de nuance. Cela vient surtout de Marco , l'entraineur qui se saborde lui-même. C'est à cause de lui que son couple ne va pas, c'est à cause de lui s'il se fait renvoyer de son équipe de basket où il est l'adjoint de l'entraineur. Mais Champions ne donne aucune raison valable de son comportement. À la fin, on ne voit pas vraiment d'évolution du personnage. Alors évidemment, il n'a plus de préjugé envers les déficients intellectuels, mais sa façon de se comporter n'est pas différente du début, il fuit toujours autant quand cela est trop difficile pour lui.
Champions souffre aussi de longueur, à cause d'élément du récit qui pourrait facilement être enlever. Toutes les scènes de Marco et sa femme (brouillés sans l'être) ne font absolument pas avancer l'histoire. D'ailleurs la première fois que le spectateur voit la femme de Marco, il n'a aucun élément pour savoir qui c'est. Brusquement, après une scène, nous voyons une femme dans un magasin s'extasier devant un bébé, et puis nous passons à une autre séquence. C'est aussi un des défauts du film, les transitions sont abrupts. Alors parfois cela fonctionne, car le changement de ton est drôle, mais sinon ces transitions perdent le spectateur dans le temps et l'espace du film.


Pourtant, on peut passer un joli moment si l'on décide de passer outre les défauts et de laisser les dialogues et les situations cocasses faire rire. Champions est un film qui a du cœur, c'est d'autant plus dommage qu'il ne soit pas plus percutant pour rester en mémoire des spectateurs un peu plus longtemps. 

Laura Enjolvy 


Laura Enjolvy

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