Carnivores

[CRITIQUE] : Carnivores


Réalisateur : Jérémie et Yannick Renier
Acteurs : Leïla Bekthi, Zita Hanrot, Bastien Bouillon,..
Distributeur : Mars Films
Budget : -
Genre : Thriller, Drame.
Nationalité : Français, Belge.
Durée : 1h26min.

Synopsis :
Mona rêve depuis toujours d’être comédienne.
Au sortir du Conservatoire, elle est promise à un avenir brillant mais c’est Sam, sa sœur cadette, qui se fait repérer et devient rapidement une actrice de renom.
À l’aube de la trentaine, à court de ressources, Mona est contrainte d’emménager chez sa sœur qui, fragilisée par un tournage éprouvant, lui propose de devenir son assistante.
Sam néglige peu à peu son rôle d'actrice, d'épouse, de mère et finit par perdre pied. Ces rôles que Sam délaisse, Mona comprend qu'elle doit s'en emparer.



Critique :


Force est d'avouer que depuis le début d'année 2018, les premiers films made in France balancés dans les salles obscures son d'une qualité férocement enthousiasmante : Revenge, Jusqu'à la Garde, La Nuit a Dévoré le Monde, Tout le Monde Debout,...
De quoi attendre avec une impatience non feinte le premier long-métrage du talentueux comédien Jérémie Renier, surtout s'il s'avérait que le bonhomme se trouvait aussi inspiré derrière que devant la caméra.
Co-réalisé avec son frère Yannick, Carnivores fait surfer le comédien sur un genre qu'il ne connaît que trop bien - le thriller psychologique -, via le prisme d'couole aussi inédit qu'il est accrocheur (Leïla Bekthi et Zita Hanrot); tout adoubé par les frères Dardenne à la production.


Deux frères baignés dans le bain du septième art depuis toujours (et dont l'apport véridique au scénario ne pouvait être que légitime), s'attachant à compter l'histoire trouble et ambiguë de deux sœurs comédiennes - l'une connaît la réussite, l'autre gravite autour d'elle -, sur le papier, l'affiche était belle (notamment dans sa réflexion sur les liens sororaux gangrenés par la jalousie et la rivalité), mais à l'écran, l'accroche perd inéluctablement de sa splendeur pour se perdre dans une odyssée cauchemardesque rarement prenante tant le spectateur prédit tous les coups d'une intrigue vaguement polanskienne, avec un long temps d'avance - même son final, pourtant radical, peine à surprendre.


Formellement appliqué mais d'une prévisibilité et d'une inconsistance douloureuse, porté par une belle ambiance anxiogène et un casting vedette proprement brillant (Leïla Bekthi en tête, dont le jeu tout en nuance fait des merveilles), mais totalement plombé par une histoire étirant en longueur autant son contenu que ses effets laborieux; Carnivores est un thriller psychologico-dramatique élégant et (parfois) hypnotique mais manquant cruellement de chair, un comble vu son titre...

Jonathan Chevrier

John Chevrier

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