Baran Bo Odar

[CRITIQUE] : Sleepless


Réalisateur : Baran bo Odar
Acteurs : Jamie Foxx, Michelle Monaghan, Scoot McNairy, Dermot Mulroney, Gabrielle Union, David Harbour, T.I,...
Distributeur : Paramount Pictures France
Budget : -
Genre : Action, Thriller.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h35min.

Synopsis :
Une grosse livraison de cocaïne destinée à la mafia est détournée. Vincent Downs et Sean Tip, deux flics de Las Vegas, sont rapidement suspectés. La police des polices les met sous pression. La mafia aussi. En kidnappant le fils de Downs, la mafia franchit la ligne blanche : blessé et traqué, Downs va devenir un adversaire brutal et impitoyable. Il est prêt à tout pour sauver son fils et il n’a qu’une nuit devant lui. 



Critique :



Sans forcément entrer dans les annales d'un polar français dont la " Marchalisation " n'a pas vraiment fait que du bien, l'étonnant Nuit Blanche de Frédéric Jardin, aussi nerveux que burné et porté par un Tomer Sisley plus convaincant que dans ses errances sur la franchise Largo Winch; avait joliment marqué les esprits lors de sa sortie en 2011.
À tel point qu'Hollywood la Putain s'est jeté sur ses droits pour en pondre un remake titré Sleepless, au casting évidemment plus luxueux : Jamie " Fucking " Foxx tout droit sortie de Miami Vice, mais aussi Michelle Monaghan, Scoot McNairy, Dermot Mulroney, Gabrielle Union, David Harbour et T.I.



Sans forcément crier gare et avec une application plus que louable, le film du cinéaste suisse Baran bo Odar (papa du brillant Il était une fois un meurtre) tient joliment la route en reprenant au pied de la lettre l'intrigue du film original (la quête désespéré au cours d'une nuit, d'un flic ripou pour sauver son fils kidnappé par la mafia), aussi bien dans ses qualités que dans ses quelques défauts et incohérences, transposant son intrigue vénéneuse dans les rues de la ville du péché, Las Vegas - cadre plus que pertinent pour le coup.
Solide et haletant, ce que ce remake gagne en puissance et en impact grâce à la prestation charismatique de Foxx (génial même quand il cabotine un max), il le perd en revanche dans sa volonté de ne pas dépasser son carcan de série B musclé à la prévisibilité effarante - là ou Jardin dynamitait le genre made in France sans pour autant donner toutes les cartes de son jeu au spectateur.



Mais Odar fait admirablement bien le boulot, emballant un petit bout de cinéma nerveux, au rythme détonnant (les 90min sont aussi fluides que tendues à l'extrême) et à l'action réellement grisante et n'ayant pas peur de verser un brin dans la violence pure et dure.
Thriller sombre façon jeu du chat et de la souris mortel aux personnages ambivalents, presque intemporel (le film pourrait très bien être sortie des glorieuses 80's/90's) et au casting convaincant - dans sa majorité -, Sleepless est un bon B movie et un remake hautement recommandable, qui à défaut de transcender le genre, offre à l'instar du récent Message From The King de Fabrice Du Welz, une bonne raison de le célébrer dans les salles obscures...


Jonathan Chevrier



John Chevrier

Plus ou moins fils spirituel du Dude et du Zohan réunis, cinéphile/cinévore/cinémaniaque convaincu depuis mon premier battement de cils, je voue un culte sans borne à Sylvester Stallone. Biberonné aux séries B, les salles obscures sont mes secondes maisons et je fonds comme un vampire au soleil sans ma dose quotidienne de bonnes péloches.
Mes maîtres absolus : Carpenter, Spielberg, Kubrick, Cameron, Eastwood, Milius, Mann, Scorcese et Nolan.

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