# Pire Soirée

[CRITIQUE] : # Pire Soirée


Réalisateur : Lucia Aniello
Acteurs : Scarlett Johansson, Kate McKinnon, Jillian Bell, Zoë Kravitz, Ilana Glazer, Ty Burrell, Demi Moore,...
Distributeur : Sony Pictures Releasing France
Budget : -
Genre : Comédie.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h41min.

Synopsis :
Cinq amies qui se sont connues à l’université se retrouvent dix ans après pour un week-end entre célibataires à Miami. Une seule règle : tout est permis. Mais avec ce qui arrive à un strip-teaser à cause d’elles, la petite fête va partir en vrille… Que faire face à la gravité de la situation ? Comment s’en sortir ? D’idées stupides en solutions loufoques, c’est l’escalade dans le délire. Au final, si elles s’en sortent, les cinq filles seront plus proches que jamais…



Critique :



Un retour de plein pieds dans la comédie - certes potache ici - après un passage trop bref dans le formidable Hail Caesar des frangins Coen pour Scarlett Johansson, accompagnée pour l'occasion d'un quatuor de comédiennes plutôt alléchant (les désopilantes Kate McKinnon et Jillian Bell, mais aussi Ilana Glazer et Zoë Kravitz), le tout sous couvert d'une bande citant joyeusement autant Very Bad Trip/Mes Meilleures Amies que le mésestimé et barré Very Bad Things de Peter Berg; sur le papier, Rough Night aka # Pire Soirée (oui, un hashtag dans le titre c'est très moche) semblait avoir tout bon sur le papier et pouvait décemment prétendre au titre de meilleure comédie regressive de l'été - avec le jouissif Baywatch - Alerte à Malibu.
A l'écran en revanche, c'est une autre paire de manches et cette supposée " pire soirée " prend dangereusement les atours de quasi " pire séance " d'un été des blockbusters pourtant déjà bien chargé en déception.



Grosse potacherie (heureusement) assumée contant le week-end over-the-top d'une bande de copines de facs qui se retrouvent dix piges plus tard à miami, Rough Night, premier passage derrière la caméra pas très heureux pour Lucia " Broad City " Aniello, est l'exemple même du nivellement vers le bas d'une comédie US peinant de plus en plus à se renouveler et ce, même en faisant de la figure féminine son cheval de Troie; n'est pas Paul Feig qui veut, et encore, même lui s'est méchamment prit les pieds dans le tapis avec son SOS Fantômes 100% au féminin l'an dernier...
Anthologie potache déjantée et fine comme du gros sel (la vulgarité à tout de même ses limites, même dans la comédie US), aussi moyennement drôle qu'elle est douloureusement cinglante, qui aligne les situations grotesques et les excès pour faussement divertir un auditoire difficilement séduit par ce " petit meurtre entre amies " au sacré goût de déjà-vu.



Comédie noire prévisible et boursouflée par ses nombreuses références (toutes cités un peu plus haut) jamais vraiment à la hauteur de ses ambitions et recyclant à outrance une pluie de clichés - certes inhérent au genre mais quand même -; # Pire Soirée ne vaut alors uniquement que pour l'abatage conséquent ses comédiennes, Jillian Bell et Kate McKinnon en tête, qui donnent un minimum de punch à des gags et des personnages malheureusement trop mal dessinées pour elles.
Bref, un petit divertissement comique mineur et oubliable, qui n'embellira pas plus que cela un mois d'août entamé de la plus belle des manières par le formidable La Planète des Singes : Suprématie...


Jonathan Chevrier


John Chevrier

Plus ou moins fils spirituel du Dude et du Zohan réunis, cinéphile/cinévore/cinémaniaque convaincu depuis mon premier battement de cils, je voue un culte sans borne à Sylvester Stallone. Biberonné aux séries B, les salles obscures sont mes secondes maisons et je fonds comme un vampire au soleil sans ma dose quotidienne de bonnes péloches.
Mes maîtres absolus : Carpenter, Spielberg, Kubrick, Cameron, Eastwood, Milius, Mann, Scorcese et Nolan.

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