Annabelle 2 : La Création du Mal

[CRITIQUE] : Annabelle 2 : La Création du Mal


Réalisateur : David F. Sandberg
Acteurs : Anthony LaPaglia, Miranda Otto, Stephanie Sigman, Lulu Wilson, Tabitha Bateman,...
Distributeur : Warner Bros. France
Budget : -
Genre : Épouvante-Horreur.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h49min.

Synopsis :
Elle est de retour ! Encore traumatisés par la mort tragique de leur petite fille, un fabricant de poupées et sa femme recueillent une bonne sœur et les toutes jeunes pensionnaires d'un orphelinat dévasté. Mais ce petit monde est bientôt la cible d'Annabelle, créature du fabricant possédée par un démon…



Critique :



On ne reviendra pas sur la nullité affolante d'Annabelle premier du nom, spin-off bas du front du splendide diptyque The Conjuring, qui entachait sérieusement autant le boulot de l'orfèvre James Wan sur la saga, tout autant qu'un sous-genre de l'horreur (le film de poupées) qui ne demandait pas à être ressuscité par la force d'un tâcheron sans nom aux douloureux atours de véritable œuvre de destruction massive.



Et Dieu sait pourtant que nous aimons passionnément les poupées maléfiques par chez nous, ce bon vieux Chucky ayant même un place privilégiée dans notre panthéon des serial killer culte de l'horreur des 80's/90's, lui qui a su nous revenir plus pimpant qu'on ne l'aurait espéré, dans l'étonnant DTV La Malédiction de Chucky (vivement, mais vivement Cult of Chucky !).
Casse du siècle en 2014 pour une Warner qui a depuis mis en boite deux autres spin-offs de la saga - et planifier un The Conjuring 3 -, Annabelle a vite eu de la suite dans les idées, ou plutôt un prequel donc, cornaqué par le prometteur David F. Sandberg (Dans le Noir).
Et à l'instar du second Ouija, qui misait lui aussi sur la carte " origine du mal " avec la jeune Lulu Wilson au casting (que l'on peut décemment surnommer la Danielle Harris des années 2010), Annabelle 2 : La Création du Mal surpasse de la tête et des épaules un premier opus bordélique et férocement ennuyeux, en incarnant une origin story aussi prenante qu'effrayante, à l'histoire réellement fouillée et dominée (enfin !) par une Annabelle terrifiante et démoniaque - et efficacement utilisée.



Simpliste mais malin sur le papier (un couple de créateurs de poupées, frappés le deuil de leur enfant décédé dans un accident de voiture, ouvrent leur maison à un petit orphelinat), le film louche autant sur la ghost story flippante que le genre maison hantée - tout comme Dans le Noir -, et s'appuie intelligemment autant sur un surnaturel volontairement épuré de tout jump scare putassier puisqu'ils véhiculent tous, la présence de l'entité maléfique (certains sont vraiment surprenant); que sur un casting rarement aussi solide dans un thriller horrifique " franchisé ", aux personnages forts et - au minimum - sympathiques à suivre.
Si Miranda Otto et Anthony LaPaglia font logiquement le taf, c'est avant tout vers l'abatage impressionnant des plus jeunes Lulu Wilson et Talitha Bateman que La Création du Mal tire toute sa force, les deux campant deux meilleures amies bien croquées et empathiques, à la fois tiraillés par un esprit démoniaque que par les orphelines plus âgées qu'elle.
Autre bon point, Sandberg n'a aucun mal a surpassé la mise en scène sous somnifère John R. Leonetti (le comparatif se fait sans peine puisqu'une scène du premier film, affreuse, figure même dans cette suite), via une mise en scène inspirée (de la gestion de l'espace à la direction d'acteurs, tout est parfaitement maitrisé).



Comme pour son précédent effort, le cinéaste signe une pure série B horrifique flippante et efficace, un joli moment de cinéma humble et modeste, qui n'a que pour seule ambition que de foutre la trouille à son auditoire.
On n'en attendait rien - et le mot est faible -, Annabelle 2 : La Création n'en est pas moins l'une des belles surprises de l'été ciné 2017.


Jonathan Chevrier



John Chevrier

Plus ou moins fils spirituel du Dude et du Zohan réunis, cinéphile/cinévore/cinémaniaque convaincu depuis mon premier battement de cils, je voue un culte sans borne à Sylvester Stallone. Biberonné aux séries B, les salles obscures sont mes secondes maisons et je fonds comme un vampire au soleil sans ma dose quotidienne de bonnes péloches.
Mes maîtres absolus : Carpenter, Spielberg, Kubrick, Cameron, Eastwood, Milius, Mann, Scorcese et Nolan.

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