Critiques

[CRITIQUE] : My Cousin Rachel


Réalisateur : Roger Mitchell
Acteurs : Rachel Weisz, Sam Claflin, Holliday Grainger, Ian Glen,...
Distributeur : Sophie Dulac Distribution
Budget : -
Genre : Thriller, Drame, Romance.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h46min.

Synopsis :
Angleterre, début du XIXème siècle. Philip, un jeune noble anglais, apprend la mort mystérieuse de son cousin en Italie, survenue peu après son mariage secret avec la jeune et jolie veuve Rachel. Il n’a qu’une idée en tête : découvrir les véritables raisons de sa mort afin de le venger par tous les moyens. Mais la visite inattendue de cette nouvelle cousine va tout bouleverser.



Critique :



The Lobster, Youth, Au Coeur de l'Océan, Le Procès du Siècle... sans trop faire de bruit, la merveilleuse Rachel Weisz semble aligner les péloches de qualité ces dernières années, loin de ses petites errances Hollywoodiennes assez maladroites (Jason Bourne : L'Héritage, Le Monde Fantastique d'Oz de tonton Raimi).
Déjà de retour à peine quelques semaines après Le Procès du Siècle, on la retrouve en ces douces premières heures de l'été, en vedette du très alléchant My Cousin Rachel de Roger " Coup de Foudre à Notting Hill " Michell, seconde adaptation du roman éponyme de Daphné du Maurier (Rebecca) après celle de 1952 (avec Richard Burton) et pour lequel elle partage la vedette avec le très demandé Sam Claflin.



Vrai drame victorien doublé d'une ambiance suspicieuse et mystérieuse très Hitchockienne - le cinéaste s'est souvent inspiré des oeuvres de la romancière -, au sein d'un cradre aussi majestueux qu'il est isolée (une vaste demeure face à la mer), My Cousin Rachel suit les affres d'un jeune bellâtre aussi impétieux qu'il est facilement influençable, tentant de découvrir si sa séduisante cousine est l'ange coupable d'avoir empoisonné son cousin, véritable père pour lui.
La grande force du nouveau long métrage de Michell, romance dramatique  façon thriller prenant à la reconstitution d'époque appliquée, est sa volonté plus que louable de s'échiner tout du long à conserver intact la réponse fascinante d'une interrogation volontairement trouble (coupable ou innocente ?), qui n'aura de cesse de captiver jusquà la dernière bobine, un auditoire totalement happé par cette démarche prospective, ce jeu de défiance pernicieux dans les limbes du doute.



Envoûtant cauchemard éveillé nourrissant autant la potentielle culpabilité de Rachel, que son innocence, My Cousin Rachel , jolie proposition de cinéma appliquée, peut-être un poil trop classique et proprette, est également un brillant véhicule pour la belle Rachel, pour éclabousser l'écran de son talent.
Etincelante d'ambiguïté, elle incarne une véritable plante vénéneuse et délicate, tantôt manipulatrice et sulfureuse tantôt bienveillante et délicate, dans la peau d'une veuve dont le deuil semble être causé par sa propre main.
Elle tire évidemment bien plus son épingle du jeu qu'un Sam Claflin pourtant convaincant, et porte de la tête et des épaules une oeuvre surprenante, qui détonne sensiblement de la distribution estivale habituelle.


Jonathan Chevrier



John Chevrier

Plus ou moins fils spirituel du Dude et du Zohan réunis, cinéphile/cinévore/cinémaniaque convaincu depuis mon premier battement de cils, je voue un culte sans borne à Sylvester Stallone. Biberonné aux séries B, les salles obscures sont mes secondes maisons et je fonds comme un vampire au soleil sans ma dose quotidienne de bonnes péloches.
Mes maîtres absolus : Carpenter, Spielberg, Kubrick, Cameron, Eastwood, Milius, Mann, Scorcese et Nolan.

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