Critiques

[CRITIQUE] : No Way Out


Réalisateur : Eran Creevy
Acteurs : Nicholas Hoult, Felicity Jones, Anthony Hopkins, Ben Kingsley,...
Distributeur : TF1 Vidéo
Budget : -
Genre : Thriller, Action.
Nationalité : Britannique, Américain, Allemand.
Durée : 1h39min.
En e-Cinéma dès le 24 mai.

Synopsis :
Casey Stein découvre que la femme qu'il aime, gravement malade, ne peut être soignée qu'au prix d'un couteux traitement. Au pied du mur, une seule option s’offre à lui : replonger dans le monde du crime. Au cours du braquage pour lequel il est engagé, rien ne va se passer comme prévu. Pourchassé de toutes parts, il va devoir s’engager dans une course poursuite infernale pour sauver sa vie.



Critique :



Qui aurait cru que le petit bonhomme attachant et sans amis de la comédie Pour un Garçon avec Hugh Grant, serait devenu un acteur aussi demandé que plaisant à suivre près de quinze ans plus tard ?
Pas nous, et pourtant difficile de ne pas admettre que l'excellent Nicholas Hoult s'est bel et bien tué à la tache pour démontrer aux cinéphiles que nous sommes, qu'il est bien l'un des acteurs majeurs du cinéma britannique du moment à l'instar de Benedict Cumberbatch, Tom Hardy ou encore Tom Hiddleston et Eddie Redmayne - tous un cran au-dessus tout de même.
Définitivement cantonné au rayon des VOD/DTV dans l'hexagone, le bonhomme nous revient une nouvelle fois cette année dans nos salons (après Equals et Sand Castle) avec No Way Out, nouveau long métrage du talentueux Eran Creevy, papa du bouillant Welcome To The Punch avec le duo James McAvoy/Mark Strong, qui aura bien du mal à figurer au panthéon du bon gout de ce premier semestre ciné de 2017.



Justement (et le mot est faible) salopé par son passage au dernier Festival du film Américain de Deauville, le film est de ces séries B porté par un pitch bête comme ses pieds (Hoult décide de renouer avec son passé de criminel pour payer le traitement médical de la belle Felicity Jones), à peine sauvé par un casting en complet roue-libre, qui s'échine à rendre faussement divertissant un wannabe action movie à la réalisation douloureusement clipesque.
Mais dès les présences au casting des pourtant inestimables Ben Kingsley et Anthony Hopkins, décidés depuis plus d'une décennie à foutre en l'air leurs filmographies pour l'amour du billet vert, le ton était donné.
Passé le thriller nerveux à l'esthétique stylisée qu'était Welcome To The Punch, Creevy s'amuse à saccager tout le bien que l'on pouvait penser de lui en récitant avec application, le guide du clippeur sans saveur à la mise en scène ayant - au moins - deux décennies de retard.



Ralentis abusifs, montage saccadé, courses-poursuites shootées à l'adrénaline mais douloureusement incohérentes dans les rues allemandes (le personnage de Hoult vole des caisses plus vite que son ombre), dialogues abrutissants, le tout saupoudré par un casting qui cachetonne à l'extrême dans la peau de personnages mal croqués, une voix-off ringarde à souhait et un sentiment de déjà-vu constant; No Way Out pique la rétine et désole tout du long par sa banalité/absurdité sans nom.
Wannabe série B de luxe façon Fast and Furious du pauvre, le nouveau long métrage de Creevy (que l'on espère plus en forme et inspiré à l'avenir), est de ces nombreux DTV qui pullulent dans nos bacs à DVD/BR, qui ne mérite pas forcément que l'on n'y investisse le moindre euro, même si son casting en jette.
Sad but true...


Jonathan Chevrier



John Chevrier

Plus ou moins fils spirituel du Dude et du Zohan réunis, cinéphile/cinévore/cinémaniaque convaincu depuis mon premier battement de cils, je voue un culte sans borne à Sylvester Stallone. Biberonné aux séries B, les salles obscures sont mes secondes maisons et je fonds comme un vampire au soleil sans ma dose quotidienne de bonnes péloches.
Mes maîtres absolus : Carpenter, Spielberg, Kubrick, Cameron, Eastwood, Milius, Mann, Scorcese et Nolan.

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