Angry Birds - Le Film

[CRITIQUE] : Angry Birds - Le Film


Réalisateur : Clay Kaytis et Fergal Reilly
Acteurs : avec les voix de Omar Sy, Audrey Lamy (VF), Jason Sudeikis, Maya Rudolph, Danny McBride, Sean Penn, Bill Hader, Peter Dinklage, Josh Gad,...
Distributeur : Sony Pictures Releasing France
Budget : -
Genre : Animation, Famille, Comédie.
Nationalité : Américain, Finlandais.
Durée : 1h38min.

Synopsis :
Ce film nous amène sur une île entièrement peuplée d’oiseaux heureux et qui ne volent pas – ou presque. Dans ce paradis, Red, un oiseau avec un problème de colère, le très pressé Chuck, et l’imprévisible Bomb ont toujours été mis à l’écart. Mais lorsqu’arrivent des cochons verts mystérieux sur l’île, ce sera la mission de ce groupe de parias de découvrir ce que trament les cochons.



Critique :


Que l'on soit des gamers assidus sur nos tablettes/smartphones de l'application ou de simples usagers totalement étrangers des nombreuses déclinaisons de ce puits sans fond de possibilité (de Star Wars à Transformers en passant par Rio); personne n'est passé à côté du phénomène Angry Birds, l'un des jeux les plus populaires de l’ère moderne, au même titre que Candy Crush - dont on n'est finalement pas à l'abri de voir une adaptation sur grand écran un de ses quatre.

Des oiseaux aux pouvoirs en tout genre nous permettant de liquider du cochon et du décors à coups de catapultages finement calculés, c'est tout con mais il nous faut décemment rien de plus pour être méchamment addict; et Sony Pictures l'a bien compris.


Pas si manchot que ça dans sa branche animation ses dernières années (les franchises hautement sympathiques Tempête de Boulettes Géantes et Hôtel Transylvanie, la plus manquée Les Schtroumpfs), et grâce à un partenariat malin avec Rovio - la firme qui développe le jeu -, la major s'est donc mis en tête d'offrir à Red et sa bande, une transposition en bon et du forme sur grand écran, eux qui avait déjà eu, avec plus ou moins de succès, une déclinaison sur le petit écran il y à deux ans via la mini-série Angry Birds Toons.

Confié à Clay Kaytis (animateur sur Les Mondes de Ralph, Raiponce et La Reine des Neiges) et Fergal Reilly (un habitué du studio et storyboarder sur Tempête de Boulettes Géantes et Hôtel Transylvanie), dont c'est le premier passage derrière la caméra, ainsi qu'à Jon Vitti (15 ans de Simpsons et les deux premiers Alvin et les Chipmunks sur le c.v.) pour le script; Angry Birds - Le Film devait non seulement incarner une potentielle franchise pour Sony, mais également une péloche capable de rameuter en masse un spectateur se demandant bien comment le maigre pitch du jeu, pouvait déboucher sur une péloche digne de ce nom.

Sans forcément casser la baraque tout en tenant étonnement bien la route sur un tout petit peu plus d'une heure et demie, The Angry Birds Movie est une surprenante bande animée, qui retranscrit à merveille le fun de sa version vidéoludique tout en offrant un univers dense, ainsi qu'une caractérisation fine et fouillée à des personnages tous plus attachants et délirants les uns que les autres.


Chacun à sa personnalité et ses particularités propres dans une histoire certes assez prévisible et pas forcément très originale dans le fond (on pense souvent, au chef d’œuvre 1001 Pattes de Pixar), mais amenant avec malice le conflit entre les oiseaux qui ont un sévère soucis de gestion de la colère et leurs voisins, les cochons qui eux, ont un sérieux penchant pour les œufs.

Plaisant et cohérent, très drôle (les gags à double-sens, font mouche aussi bien chez les adultes que chez nos petits têtes blondes) et méchamment référencé, Angry Birds - Le Film jouit également d'une animation joliment léchée et soignée, magnifiée par une 3D ici (enfin) justifiée.

Là ou Les Minions avaient peiné à pleinement convaincre son spectateur pour leur première aventure en solo (un scénario fébrile ou encore une volonté trop marquée de cibler un jeune public), les Angry Birds réussissent grandement leur arrivée sur grand écran via un divertissement familial plaisant et bourré d'humour.
La belle surprise de ce mois mai ciné (très) chargé et aux douces saveurs Cannoises...


Jonathan Chevrier


John Chevrier

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