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[CRITIQUE] : Hunger Games - La Révolte : Partie 2


Réalisateur : Francis Lawrence
Acteurs : Jennifer Lawrence, Julianne Moore, Liam Hemsworth, Elizabeth Banks, Donald Sutherland, Woody Harrelson, Sam Caflin, Natalie Dormer, Stanley Tucci,...
Distributeur : Metropolitan FilmExport
Budget : -
Genre : Action, Aventure, Drame, Science-Fiction, Guerre.
Nationalité :  Américain.
Durée : 2h17min.

Synopsis :
Alors que Panem est ravagé par une guerre désormais totale, Katniss et le Président Snow vont s’affronter pour la dernière fois. Katniss et ses plus proches amis – Gale, Finnick, et Peeta – sont envoyés en mission pour le District 13 : ils vont risquer leur vie pour tenter d’assassiner le Président Snow, qui s’est juré de détruire Katniss. Les pièges mortels, les ennemis et les choix déchirants qui attendent Katniss seront des épreuves bien pires que tout ce qu’elle a déjà pu affronter dans l’arène…




Critique :



Débarqué dans nos salles obscures il y a tout pile deux piges et demie, Hunger Games premier du nom avait méchamment fait son petit boucan au sein de la communauté cinéphile.

Dynamitant le box-office mondial tout en laissant sur leur faim la majeure partie des spectateurs, cette adaptation du succès littéraire éponyme signé Suzanne Collins avait déjà, dès le départ, tout en elle pour diviser son public.


Soit un propos salement louché sur le culte Battle Royale, un côté romance " jeunes adultes " à la Twilight (pas le côté le plus séduisant de sa mixture, on est d'accord) et un univers aussi riche que celui du sorcier binoclard Harry Potter, dont l'immense triomphe franchisé, sert de modèle à toutes les majors Hollywoodiennes depuis près d'une décennie maintenant.

Inutile de préciser que son franc succès en aura étonné plus d'un - malgré ses évidentes qualités il est vrai -, et que le second opus, bien plus maitrisé et divertissant, a réglé ses pas sur les siens tout en se payant le luxe de glaner encore plus de billets vert et de fans fraichement conquis dans les salles de cinéma mondial.
Suite direct de l'efficace et émouvant - mais un brin frustrant - de La Révolte : Partie 1, le dernier tome de la franchise littéraire, La Révolte : Partie 2 était donc salement attendu au tournant, histoire que l'on est enfin un aperçu concret de la baston Katniss vs Snow, teasé depuis les fondements de la saga.

Dans La Révolte première partie, on suivait une Katniss qui peu de temps après avoir été sauvé de l'arène de l'Expiation par les rebelles du District 13, se réfugiait justement dans ce même District, dirigé par la Présidente Coin.
Bien décidé à sauver Peeta et faire payer le Président Snow pour ces actes, elle passait un accord avec les rebelles : elle se dévouait pour endosser le rôle de Geai Moqueur, le symbole de la rébellion, mais en échange, Coin devait accorder l'immunité à tous les vainqueurs des précédents Hunger Games, y compris Peeta.


Ici, on rentre enfin pleinement dans le clap finale, alors que Panem est ravagé par une guerre désormais totale, Katniss et le Président Snow vont s’affronter pour la dernière fois.
Katniss et ses plus proches amis – Gale, Finnick, et Peeta – sont envoyés en mission pour le District 13 : ils vont risquer leur vie pour tenter d’assassiner le Président Snow, qui s’est juré de détruire Katniss.
Les pièges mortels, les ennemis et les choix déchirants qui attendent Katniss seront des épreuves bien pires que tout ce qu’elle a déjà pu affronter dans l’arène…

Toujours signé par le yes man - mais très doué - Francis Lawrence (de plus en plus à l'aise avec la saga), MockingJay en v.o, se devait d'être l'épisode ultime, la quintessence d'une saga référence qui s'inscrivait comme l’héritier qualitatif direct de la franchise Harry Potter, mais qui incarne surtout la meilleure dystopie adolescente balancée dans les salles obscures ses dernières années - logique quand on sait que c'est elle qui a ouvert la porte aux Divergente et autres Le Labyrinthe.

Bonne nouvelle, si La Révolte : Partie 1, vrai film de transition, en aura déçu plus d'un (pas nous), l'ultime opus incarne son parfait contraire et, en toute logique, s'emboite parfaitement à lui pour former un diptyque complet, homogène, intelligent et follement épique.
Comme son héroïne qui endosse pour de bon son rôle de figure révolutionnaire, F.Lawrence offre enfin une aventure à la hauteur de ses ambitions, et inutile de dire qu'il incarne sans forcer le plus réussi des quatre films confondus.


Plus sombre, mature et spectaculaire avec son rythme soutenue et son nombre croissant de scènes d'action, la saga Hunger Games aura finalement attendu sa dernière parade sur grand écran pour pleinement assumer ses atours de blockbuster pétaradant et prenant, sans pour autant trahir les thèmes contemporain charnières (critique virulente contre le fascisme et le totalitarisme, mise en abyme sur le mécanisme d'une révolution doublée d'une vision teintée un brin d'humour de l'outil de propagande révolutionnaire), d'une œuvre définitivement plus solide et pertinente qu'elle n'en a l'air.

Habile mélange des genres faussement simpliste (on passe du film d'action au thriller politique tendu ou encore à la péloche de guerre tendue avec une fluidité déconcertante), rude, manipulateur (les méchants sont vraiment méchants, mais les bons sont-ils réellement tous bon ?), bourré jusqu'à la gueule de moment de bravoure et d'enjeux dramatiques poignant, et osant plus d'une incartade flippante inédite dans ce genre de productions (les mutants, bien plus flippant que les simili-zombies de La Terre Brûlée), Mockingjay Part 2 voit plus haut et plus grand que son simple statut de spectacle total, et ce jusque dans son esthétique imposante - cependant mal lotie par une 3D assez inutile.

Logiquement le meilleur film de la franchise (malgré un dernier quart d'heure qui s'éternise), Hunger Games - La Révolte : Partie 2 est un divertissement hautement émouvant et ludique, bien plus intelligent, divertissant et accessible que la quasi-globalité des productions young adult produit à la chaine par Hollywood la putain ses dernières années, histoire de gangbangisé un filon qui a déjà suffisamment tourné dans la cave.


Porté à bout de bras par la phénoménale Jennifer Lawrence, plus charismatique et juste que jamais, la bande fait ses adieux de la plus belle des manières à une odyssée adolescente marquante et aboutie.

En un mot - enfin presque - : merci pour la balade et (très) longue vie au Geai Moqueur !


Jonathan Chevrier


John Chevrier

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