Alfre Woodard

[CRITIQUE] : Annabelle


Réalisateur : John R. Leonetti
Acteurs : Annabelle Wallis, Ward Horton, Alfre Woodard, Eric Ladin,...
Distributeur : Warner Bros. France
Budget : 5 000 000 $
Genre : Epouvante-Horreur.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h38min.

Synopsis :
John Form est certain d'avoir déniché le cadeau de ses rêves pour sa femme Mia, qui attend un enfant. Il s'agit d'une poupée ancienne, très rare, habillée dans une robe de mariée d'un blanc immaculé. Mais Mia, d'abord ravie par son cadeau, va vite déchanter.
Une nuit, les membres d'une secte satanique s'introduisent dans leur maison et agressent sauvagement le couple, paniqué. Et ils ne se contentent pas de faire couler le sang et de semer la terreur – ils donnent vie à une créature monstrueuse, pire encore que leurs sinistres méfaits, permettant aux âmes damnées de revenir sur Terre : Annabelle…




Critique :

Dans une année ciné 2014 dépourvu de bonnes péloches horrifiques (Mister Babadook, what else ?), l'arrivée d'Annabelle, spin-off officiel de l'excellent Conjuring, les dossiers Warren de James Wan, avait de quoi méchamment attiser l'attente des cinéphiles en manque de sensations fortes, à quelques jours d'Halloween.
Et ce, même si sur le papier, tout poussait à fuir en salles cette poupée aussi terrifiante que moche comme un pied.

Pondu de manière expéditive par une Warner voulant à tout prix surfer sur son potentiel succès, à peine un an après le dernier essai horrifique - et pas son plus manchot - du sieur Wan, Annabelle possédait déjà en elle tous les stigmates des péloches franchisés du jeune et talentueux cinéaste (qui avait déjà offert un excellent film d'épouvante dans le genre, le sous-estimé Death Sentence), injustement pillé avec les années.

Tout comme Saw, l'absence du bonhomme derrière la caméra ne laissait présager rien de bon, et encore plus quand celui-ci se détache de cette histoire en ne se la jouant que simple " producteur exécutif " (ou dans le jargon " je suis obligé d'y coller mon nom, alors mettez-le le plus bas possible sur l'affiche ").
Tout comme Insidious, vouloir franchiser un film qui se suffisait à lui-même (tout comme Saw aussi, en fin de compte), ne laissait présager également, rien de bon non plus.


Pourtant, Dieu sait que nous aimons les poupées maléfiques par chez nous, ce bon vieux Chucky ayant même un place privilégié dans notre panthéon des serial killer culte de l'horreur des 80's/90's, lui qui a su nous revenir plus pimpant qu'on ne l'aurait espérer, dans l'étonnement efficace DTV La Malédiction de Chucky l'an dernier.

Mais cette Annabelle là - qui aurait très bien pu être la fiancée du Chuck, si il n'en avait pas déjà une bien mieux gaulée (Jennifer Tilly Forever !) -, n'avait pour nous pas réellement sa place sur grand écran, ses bandes annonces hautement cheap et foireuses nous ont toujours donné l'impression de ne mériter rien de moins qu'une arrivée en sourdine dans les bacs à DVD/Blu-Ray.

Et inutile de dire que sa vision, dans une salle définitivement pas assez obscures, ne nous aura décemment pas faire réviser notre jugement, pire même, il l'aura conforter de la pire des manières, tant ce spin-off laid, inefficace et sans âme, à bien failli souillé la froideur et l'exception de l'un des meilleurs films d'horreur de la décennie, auquel est attache son titre...

Annabelle donc, ou l'histoire de John Form, qui est certain d'avoir déniché le cadeau de ses rêves pour sa femme Mia, qui attend un enfant (ha ha, rires en boite de notre Totoff Lambert national).
Il s'agit d'une poupée ancienne, très rare, très vilaine et habillée dans une robe de mariée d'un blanc immaculé.
Mais Mia, d'abord ravi par son cadeau, va vite déchanter.
Une nuit, les membres d'une secte satanique s'introduisent dans leur maison et agressent sauvagement le couple, pour le coup paniqué.

Et ils ne se contentent pas de faire couler le sang et de semer la terreur - ils donnent vie à une créature monstrueuse, pire encore que leurs sinistres méfaits, permettant aux âmes damnées de revenir sur Terre : Annabelle...


Histoire de fantômes/démons sous forme de véritable œuvre de destruction massive de tout le travail exceptionnel accomplit par Wan avec Conjuring (comme ce fut le cas avec les multiples suites de Saw, n'arrivant jamais à la hauteur du puissant premier opus), Annabelle semble recycler aveuglement les recettes de son ainé, tout en les usant de la pire manière qui soit.

Pitch médiocre, décors fades doublés d'une reconstitution des 60's banale et artificielle, personnages inconsistants interprétés par des acteurs pas tous inspirés (l'alchimie entre Ward Horton et Annabelle Wallis est un tantinet convaincante), jumps scares éculés et faiblards, une absence totale de psychologie et d'émotion, le tout porté par une histoire désordonnée et foutrement prévisible et une équipe technique au manque d'implication flagrant...

C'est simple, le film ressemble à s'y méprendre aux suites bons marchés plus ou moins voulues et ratées de succès d'estimes, comme le cinéma d'horreur en compte à la pelle.

Le transparent John R. Leonetti, pourtant excellent directeur photo sur Conjuring et Insidious de Wan (il l'était même sur Chucky 3, belle ironie !), qui n'a que faire de l’invraisemblance et de l'aspect profondément ennuyeux de son intrigue (du prêtre de pacotille à la secte démoniaque peu développé, sans oublier la non-explication du malheur satanique qui frappe la famille-titre, on n'est pas à deux, trois incohérences près) va même jusqu'à citer Insidious mais également, comme le récent et piteux The Baby, le culte Rosemary's Baby, mais avec nettement mois de réussite que la péloche de Matt Bettinelli-Olpin et Tyler Gillett, un comble...


Mais le pire dans Annabelle, c'est justement le traitement infligée à la dite poupée, littéralement cantonnée au second plan, consternante et inutile - elle ne bouge même jamais - en quatre-vingt dix minutes là ou il ne lui en suffisait pas plus de cinq pour nous faire trembler dans Conjuring.
Pur objet de marketing, qui pourrait même s'offrir sa propre franchise vu que la bande laisse constamment une porte ouverte à une potentielle suite.

Vivement le prochain dossier Warren donc, on peut être sur qu'il ne sera pas aussi manqué que cette purge sans nom.
Quoique, nous le savons tous très bien, il ne faut jamais dire jamais à Hollywood...


Jonathan Chevrier


John Chevrier

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