Alan Tudyk

[CRITIQUE] : Frozen - La Reine des Neiges


Réalisateur : ChrisBuck et Jennifer Lee
Acteurs : Avec les voix de Kristen Bell, Idinia Menzel, Jonathan Groff, Josh Gad, Alan Tudyk,...
Distributeur : The Walt Disney Company France
Budget : -
Genre : Animation, Aventure.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h42min.

Synopsis :
Anna, une jeune fille aussi audacieuse qu’optimiste, se lance dans un incroyable voyage en compagnie de Kristoff, un montagnard expérimenté, et de son fidèle renne, Sven à la recherche de sa sœur, Elsa, la Reine des Neiges qui a plongé le royaume d’Arendelle dans un hiver éternel… En chemin, ils vont rencontrer de mystérieux trolls et un drôle de bonhomme de neige nommé Olaf, braver les conditions extrêmes des sommets escarpés et glacés, et affronter la magie qui les guette à chaque pas.


Critique :

L'an dernier, Disney et Pixar s’emmêlaient un brin les pinceaux en bouffant - plus ou moins - dans la gamelle de l'autre.

Pixar lorgnait sur la féerie du studio aux grandes oreilles avec son beau mais palot Rebelle, tandis que chez Mickey, on cherchait à rajeunir le catalogue en tapant dans une aventure décalé, moderne et bourrée jusqu'à la gueule (beaucoup trop finalement) de référence à la popculture, avec le sympathique mais inconsistant Les Mondes de Ralph.

2013 on reprend les mêmes donc mais on ne reproduit pas les mêmes erreurs, car si la firme à la lampe s'est très vite empressé - une peu à tord - de capitaliser, à nouveau, sur un de ses gros succès et chefs d’œuvres d'antan (Monstres Academy), Disney lui, repart sur les bons rails de ses jolies histoires passées, avec Frozen - La Reine des Neiges.
Un retour aux sources salvateur amorcé ses dernières années avec les sublimes La Princesse et la Grenouille et Raiponce.

Car qu'on se le dise, un vrai Disney de noël se doit avant tout d'être un divertissement familiale capable d'émerveiller et émouvoir l'enfant qui est en chacun de nous.


Adaptation assez lointaine du conte éponyme de l'écrivain danois Hans Christian Andersen (que Disney a déjà adapté avec succès, via La Petite Sirène), La Reine des Neiges suit l'histoire de deux soeurs, Anna et Elsa, princesses inséparables du royaume d'Arendelle.
A la différence de sa soeur, Elsa possède en elle un puissant pouvoir aux vraies allures de fardeau : lorsqu'elle se retrouve confronter à d'intenses moments d'émotions, elle transforme tout ce qu'elle touche en glace !
Le jour ou elle se voit courronner reine, le peuple découvre ses dangereuses aptitudes et Elsa plongera de facto, tout Arendelle dans un hiver éternel.

Dès lors, accusée de sorcellerie, elle s'enfuiera de son royaume.
Aidé de Kristoff, un tailleur de glace et de son renne Sven, Anna va se lancer à ses trousses...

Si sa gémellité avec Raiponce est assez flagrante (le ton, la caractérisation des personnages, la quête de l’héroïne ainsi que l'univers d'inspiration très Norvégienne sont assez similaires), force est d'admettre que La Reine des Neiges - d'une réussite exemplaire - possède de sa propre et jolie identité, et démontre une fois la facilité indécente qu'à Disney de moderniser les contes populaires.

Se jouant intelligemment des codes du " film de princesses " avec modernité et respect (présence de sidekicks savoureux - Olaf vaut à lui seul le déplacement -, comique de répétition,...), tout en les renouvelants considérablement (aucun vrai méchant, au point de rendre un peu flou la distinction entre le bien et le mal,...), Frozen impressionne surtout sa bouleversante histoire fraternel entre Anna et Elsa, sublime leçon sur les liens familiaux et la notion de confiance et de sacrifice face à l'injustice.
Une relation servant d'ailleurs de point central au récit, intrigue qui pour la première fois dans l'histoire des dessins animées made in Disney, exploite l'itinéraire de deux princesses.


D'une subtilité et d'une universitalité étonnante dans sa volonté de développer une histoire hyper-réaliste (comme dans la vie, ni toute blanche ni toute noire) ou il est très difficile de ne pas soutenir Elsa dans son rejet, aussi comique que dramatique, là ou la péloche gagne réellement ses gallons de chef d'oeuvre instantané, c'est dans son esthétique implacable (visuellement c'est à tomber, au poitn que jamais le rendu de la neige et de la glace n'avait paru aussi crédible) et sa musique puissante et dans la plus pure tradition des musicals de Broadway et des classiques Disney.

Occupant une place majeure, rappelant aux bons souvenirs des B.O cultes des 90's - Le Roi Lion et Aladdin en tête -, le film est rythmé par de sublimes envolées musicales (Let it Go et To The First Time in Forever donnent réellement des frissons, surtout la première), ainsi qu'un score hautement classieux (et très Danny Elfma-ien !), dominé par une intro aux chœurs norvégiens profondément enchanteresse.

Malgré quelques légers petits défauts loin d'être ennuyeux (une 3D pas assez immersive, une animation de certains personnages qui laisser à désirer parfois), La Reine des Neiges est un spectacle féerique, un bonheur de chaque instant aussi lyrique et tragique qu'infiniment drôle, authentique et merveilleux.

D'une noblesse et d'une qualité rare, il tire de nouveau vers le haut un studio aux grandes oreilles qui n'avait pas paru aussi ambitieux et inspiré depuis des lustres.


Égalant sur le même terrain du conte de noël, l'imposant et éblouissant Les Cinq Légendes du concurrent Dreamworks Animation, Frozen s'intronise illico comme l'un des plus beaux Disney de ses dix dernières années - avec Raiponce - dans la psyché des cinéphiles les plus endurcis.

Un pur moment de bonheur sur pellicule, et indiscutablement l'une des œuvres les plus immanquables de cette fin d'année ciné 2013.


Jonathan Chevrier


John Chevrier

0 commentaires:

Publier un commentaire

Fourni par Blogger.