Bokeem Woodbine

[CRITIQUE] : Riddick


Réalisateur : David Twohy
Acteurs : Vin Diesel, Katee Sackhoff, Dave Bautista, Jordi Mollá, Bokeem Woodbine, Karl Urban,...
Distributeur : Metropolitan FilmExport
Budget : 38 000 000 $
GenreScience-Fiction, Action.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h59min.

Synopsis :
Riddick a été laissé pour mort sur une planète brûlée qui semble exempte de toute vie. Pourtant, il se retrouve rapidement obligé de lutter pour sa survie contre des prédateurs aliens plus mortels que tous les humains qu’il a affrontés au cours de sa vie. Il trouve un refuge précaire dans une ancienne gare de transit interstellaire désaffectée. La seule façon pour lui de s’en tirer est d’activer une balise d’urgence et d’alerter les mercenaires et autres chasseurs de primes, qui se ruent vers la planète à la recherche de leur proie.


Critique :

Dire que Riddick est une œuvre miraculée, est un doux euphémisme tant sa mise en production fut aussi improbable qu'inespérée.

Car qu'on se le dise, rien n'aura été gravé dans la roche de la certitude durant les neufs années de tractations qui furent nécessaire à sa conception, et ce, même si le dévouement des fans et de sa star-titre, Vin Diesel, fut sans limite.

Désirée, la suite des aventures du hors-la-loi le plus dangereux de l'univers était pourtant morte née depuis 2004 dans les couloirs de chez Universal, la faute à un second opus couteux et (très) gros flop au box-office, Les Chroniques de Riddick, une suite hautement sympathique et ambitieuse, mais foutrement conspuée par une horde de fans - et de critiques - le jugeant inutilement trop complexe, et vouant un culte indécent - mais justifié - au premier volet, Pitch Black, série B sincère et extrêmement bricolée, sublime hommage aux Aliens de Ridley Scott et James Cameron.

Et c'est d'ailleurs plus vers celui-ci que sur l'opulent Les Chroniques, que ce Riddick fait pencher ses inspirations et aspirations, pas vraiment un mal quand on jette un œil sur son budget un tantinet étriqué.


Ex-roi des Necromongers, le célèbre nyctalope est laissé pour mort sur une planète inconnue et brulée, par le Commandeur Vacko.
Là-bas, terre aussi apocalyptique qu'hostile, il devra faire face à diverses menaces et obstacles pour survivre, des monstres donc mais également des chasseurs de primes, qui n'auront tous qu'une seule envie : lui faire la peau.

Si son script ne brille pas par son originalité (on ne lui demandait pas non plus d'aller chercher l'oscar avec), force est d'admettre que ce Riddick tient toutes ses promesses de divertissement certes simpliste, mais foutrement jouissif et burné.
Mieux même, il s'inscrit tout simplement comme le digne représentant d'un genre mort depuis les années 2000, le survival SF, magnifié dans les 90's par le génial Planète Hurlante, puis Pitch Black.

Construit en trois temps : un premier tiers totalement focalisé sur Riddick, seul sur une planète sauvage (il se battra contre divers monstres, et sera notamment accompagné d'un animal de compagnie hybride, sorte de mi-chien mi-hyène), un second ou des chasseurs de primes débarqueront et se feront tous plus ou moins, zigouiller un à un par le Furien, et enfin une ultime partie, quasiment calqué sur le premier volet - à savoir une poignée de personnages pourchassés par des créatures inhospitalières, en pleine obscurité - le métrage, signé par le mésestimé David Twohy, reste de tout son long, conscient de ses nombreuses faiblesses et tentera toujours de les masquer, non sans une certaine réussite.


Si son script manque d'inventivité et pâti de quelques longueurs, Twohy mise tout sur une ambiance, une atmosphère post-apo sublime, un bestiaire impressionnant et une esthétique irréprochable, doublée d'une mise en scène judicieusement rythmée et cadrée.

Si certains décors font carton-pâte et que le jeu des acteurs est caricatural et fait un chouïa peine à voir, il place toutes ses billes sur un humour féroce, un gore totalement assumé et le charisme animal d'un Vin Diesel minéral et plus impliqué que jamais.

Intense, ce western survival viscéral et badass, presque reboot (le lien avec Les Chroniques de Riddick est expédié en une courte scène, dommage pour ceux, dont moi, qui voulait voir un face à face Diesel/Karl Urban) autant qu'ultime - à priori - de la franchise, Riddick revient intelligemment aux sources même de ces origines, tout en se payant le luxe de ne jamais se prendre au sérieux.

Série B au cocktail salement éclectique (humour bien gras, survival gore, SF horrifique et actionner spectaculaire), il se déguste non sans un certain plaisir coupable pour tout fan un minimum sensible, au cinéma bandant et décomplexé.


Vin Diesel a réussi son pari, son héros est revenu plus en forme et brutal que jamais.
Pas sur cependant, qu'il est droit à un nouveau tour de piste en salles, vu ses piètres recettes au box-office sur ses terres, depuis sa sortie il y a une dizaine de jours maintenant (son classement R-Rated n'aidant pas vraiment à briller, il est vrai).

Perso je ne sais pas pour vous, mais revoir le bonhomme encore une ultime fois - et pourquoi pas, histoire de le voir enfin sur Furia -, serait très loin de me déplaire.

You're not afraid of the dark, are you ?


Jonathan Chevrier

John Chevrier

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