[CRITIQUE] : La maison de nos rêves
Réalisateur : Claude Zidi Jr.
Avec : Kev Adams, Chantal Ladesou, Camille Aguilar, R. Jonathan Lambert, Bernard Farcy,,...
Distributeur : Apollo Films
Budget : -
Genre : Comédie.
Nationalité : Français.
Durée : 1h30min
Synopsis :
Un jeune couple pense avoir enfin trouvé la solution miracle pour devenir propriétaire : Un Viager, une maison sublime au bord du lac, une dame mourante, bref, le plan parfait. Mais une fois le contrat signé la dame va beaucoup mieux et va transformer leur rêve immobilier en véritable cauchemar.
Loin de nous l'idée d'affirmer que la comédie populaire hexagonale peine méchamment à se renouveler depuis un bon moment, au point de se vampiriser elle-même dans un processus d'auto-citation/régurgitation à la lisière du pervers (si, on l'affirme totalement en fait...), mais il y a quand-même quelque chose de troublant à la vue du dernier long-métrage de Claude Zidi Jr., un peu trop fièrement lancé sur une losing streak du démon que même les sermons d'un Russell Crowe en vespa ne pourrait conjurer (à sa décharge, à la différence de son récent Le Jour J, le pire du pire du nanar sans charme et pieusement con comme une valise, il n'y a pas ici un tandem Didier Bourdon/Jary qui cachetonnent comme des sagouins en gradés nazis), le sobrement intitulé La maison de nos rêves, dont le titre rappelle instinctivement La maison du bonheur de Dany Boon là où son pitch lui, louche un peu trop lourdement sur une comédie également sortie cette année : L'Arnaqueuse, premier long-métrage en solo de Wilfried Meance (les sympathiques Jumeaux mais pas trop et Et plus si affinités, co-réalisés avec Olivier Ducray).
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| © Pascal Chantier © 2025 My Family - TF1 Films Production - Apollo Films |
Flairez plutôt : d'un côté, on à l'achat d’un appartement en viager, au détour d'une sexagénaire arnaqueuse profitant de la naïveté d'une future mère de famille en détresse, pensant s'extirper de sa banlieue et tromper le coût exorbitant de l’immobilier à Paris; de l'autre, un jeune jeune couple qui pense avoir enfin trouvé la solution miracle pour devenir propriétaire, à savoir un viager, une maison sublime au bord du lac appartenant à une vieille femme mourante sauf que non, une fois le contrat signé, elle se révèle en parfaite santé et bien décidée à s'amuser avec leur pognon.
Quittez la capitale pour un cadre plus paradisiaque, et échangez un solide duel Fadily Camara/Josiane Balasko (avec des passes d'armes vachardes donnant joliment du rythme à une mise en scène qui manque cruellement d'entrain), pour un autre moins convaincant et surtout plus potache Chantal Ladesou (qui fait du Chantal Ladesou, tenant la baraque comme elle peut)/Kev Adams, et le tour est joué, troublant non ?
Pas grand chose à voir donc, pour la déclinaison d'une comédie déjà vue et au rythme excessivement poussif, la faute à une écriture aussi grossière que facile même dans ses maigres élans dramatiques façonnés à la truelle, qui ne se résume qu'à une accumulation de gags/séquences absurdes qui peinent à faire mouche.
Du divertissement convenu donc (qui l'eut cru ?), qui démontre une nouvelle fois, si besoin était, la nécessité d'offrir enfin un rôle convenable à Chantal Ladesou en-dehors des planches...
Jonathan Chevrier


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