[CRITIQUE] : Never After Dark
Réalisateur : Dave Boyle
Avec : Moeka Hoshi, Kento Kaku, Kurumi Inagaki,...
Distributeur : -
Budget : -
Genre : Epouvante-horreur, Fantastique, Thriller.
Nationalité : Japonais.
Durée : 1h45min
Synopsis :
Une médium se rend au cœur de la campagne japonaise pour effectuer un exorcisme, où elle se retrouve confrontée à l’ennemi le plus terrifiant de tous : les vivants.
Airi (Moeka Hoshi) gagne sa vie en tant que médium itinérante. Elle aide les âmes errantes à passer du monde des vivants à celui des morts. Un jour, on l’appelle pour s’occuper d’un cas survenu dans une propriété isolée à la campagne. Là, elle fait face à une apparition très agressive, dont les pouvoirs dépassent tout ce qu’elle a connu jusqu’à présent. Airi n’est pas seule. Le fantôme de sa sœur Miku, morte quand elles étaient enfants, l’accompagne. En menant son enquête sur le passé de la maison, devenue un hôtel que Teiko (Tae Kimura) et son fils, Gunji (Kento Kaku), veulent rénover, la jeune femme découvre une histoire bien plus sombre.
Écrit et réalisé par Dave Boyle, Never After Dark résulte de la collaboration entre Boyle et l’acteur-producteur japonais Kento Kaku. Ils avaient déjà travaillé ensemble sur House of Ninjas, la série Netflix de 2024. Les deux partenaires ont fondé Signal181 environ deux ans avant la sortie du film. Leur but était de créer des projets qui relient les deux pays.
Tourné au Japon, dans la préfecture de Yamanashi, le long métrage suit fidèlement la tradition du J-horror. Présenté en première mondiale au SXSW 2026 dans la section Midnighter, Never After Dark y a remporté le prix du public. Il a ensuite entamé un parcours international. Le film a aussi été sélectionné à l’Overlook Film Festival aux États-Unis, au Brussels International Fantastic Film Festival (BIFFF), où il a remporté le Corbeau d’or de la compétition internationale. Il a également été présenté à Fantasia à Montréal.
Avec Never After Dark, Dave Boyle signe un film qui assume pleinement son héritage J-Horror tout en cherchant à le renouveler. Le travail sur les décors constitue l’une de ses grandes réussites : cette immense demeure isolée, presque labyrinthique, devient progressivement un personnage à part entière. Les couloirs, les pièces plongées dans la pénombre et les jeux de lumière installent une atmosphère inquiétante, même lorsque rien de franchement horrifique ne se produit à l’écran.
Avec : Moeka Hoshi, Kento Kaku, Kurumi Inagaki,...
Distributeur : -
Budget : -
Genre : Epouvante-horreur, Fantastique, Thriller.
Nationalité : Japonais.
Durée : 1h45min
Synopsis :
Une médium se rend au cœur de la campagne japonaise pour effectuer un exorcisme, où elle se retrouve confrontée à l’ennemi le plus terrifiant de tous : les vivants.
Airi (Moeka Hoshi) gagne sa vie en tant que médium itinérante. Elle aide les âmes errantes à passer du monde des vivants à celui des morts. Un jour, on l’appelle pour s’occuper d’un cas survenu dans une propriété isolée à la campagne. Là, elle fait face à une apparition très agressive, dont les pouvoirs dépassent tout ce qu’elle a connu jusqu’à présent. Airi n’est pas seule. Le fantôme de sa sœur Miku, morte quand elles étaient enfants, l’accompagne. En menant son enquête sur le passé de la maison, devenue un hôtel que Teiko (Tae Kimura) et son fils, Gunji (Kento Kaku), veulent rénover, la jeune femme découvre une histoire bien plus sombre.
Écrit et réalisé par Dave Boyle, Never After Dark résulte de la collaboration entre Boyle et l’acteur-producteur japonais Kento Kaku. Ils avaient déjà travaillé ensemble sur House of Ninjas, la série Netflix de 2024. Les deux partenaires ont fondé Signal181 environ deux ans avant la sortie du film. Leur but était de créer des projets qui relient les deux pays.
Tourné au Japon, dans la préfecture de Yamanashi, le long métrage suit fidèlement la tradition du J-horror. Présenté en première mondiale au SXSW 2026 dans la section Midnighter, Never After Dark y a remporté le prix du public. Il a ensuite entamé un parcours international. Le film a aussi été sélectionné à l’Overlook Film Festival aux États-Unis, au Brussels International Fantastic Film Festival (BIFFF), où il a remporté le Corbeau d’or de la compétition internationale. Il a également été présenté à Fantasia à Montréal.
Avec Never After Dark, Dave Boyle signe un film qui assume pleinement son héritage J-Horror tout en cherchant à le renouveler. Le travail sur les décors constitue l’une de ses grandes réussites : cette immense demeure isolée, presque labyrinthique, devient progressivement un personnage à part entière. Les couloirs, les pièces plongées dans la pénombre et les jeux de lumière installent une atmosphère inquiétante, même lorsque rien de franchement horrifique ne se produit à l’écran.
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| Copyright Magnoloa Films / XYZ Films / Signal181 |
Le film reprend ainsi les codes du cinéma fantastique japonais, maison isolée, fantômes, miroirs, présence inquiétante, avec une certaine révérence pour des classiques tels que Ringu. Dans sa première partie, l’histoire possède même quelque chose de mélancolique : Airi, médium capable d’accompagner les esprits vers l’au-delà, évolue dans un monde où les morts semblent finalement moins dangereux que les vivants.
Au centre du film, Moeka Hoshi livre une prestation convaincante dans le rôle d’Airi. Son personnage possède un côté légèrement hipster, avec son look décalé, ses goûts musicaux, ses méthodes ésotériques et son attitude étonnamment détendue face aux phénomènes surnaturels. Elle n’est pas la médium classique que l’on pourrait attendre d’un film d’exorcisme : elle traite presque les fantômes comme des collègues ou des clients compliqués. Cette désinvolture apporte régulièrement une touche d’humour et empêche le film de sombrer dans un sérieux permanent.
Surtout, Airi fonctionne très bien avec sa sœur Miku, dont le fantôme l’accompagne dans ses aventures. Le tandem entre les deux personnages apporte une véritable personnalité au film. En plus d’ajouter un bagage émotionnel au personnage, il permet d’instaurer du rythme dans certaines séquences qui auraient pu tomber à plat.
La seconde moitié de Never After Dark marque un changement de cap assez net. Après avoir privilégié l’atmosphère, les silences et la suggestion, Boyle se tourne vers un cinéma d’horreur beaucoup plus frontal et sanglant. Le film dévoile alors une facette nettement plus violente, avec quelques séquences qui ne lésinent pas sur le gore.
Cette rupture peut paraître brutale mais elle fonctionne malgré tout plutôt bien. Le passage du fantomatique au viscéral donne ainsi une nouvelle énergie au récit et permet à Never After Dark de ne pas rester prisonnier de la traditionnelle histoire de maison hantée. La violence finale apparaît d’autant plus efficace qu’elle tranche avec la retenue de la première partie.
Never After Dark reste avant tout un film très divertissant. Son rythme repose intelligemment sur une montée progressive de la tension : Boyle prend le temps d’installer le décor, les personnages et les règles surnaturelles avant d’accélérer progressivement.
Le résultat est donc un film qui sait alterner les ambiances : inquiétant sans être constamment démonstratif, parfois drôle grâce à son héroïne, puis franchement brutal lorsque le récit bascule dans un autre registre. Même si cette évolution n’est pas toujours parfaitement fluide, elle contribue justement à rendre l’expérience divertissante.
Never After Dark n’invente évidemment pas la J-Horror, mais il en comprend suffisamment bien les codes pour jouer avec. Dave Boyle signe un hommage sincère aux classiques du genre, porté par une direction artistique soignée, une héroïne attachante et des changements de registre qui, malgré tout, fonctionnent. Au final, Never After Dark est surtout une sympathique proposition de cinéma de genre : suffisamment respectueuse de ses influences pour satisfaire les amateurs de J-Horror, tout en restant divertissante et sans se réduire à un simple exercice nostalgique.
Éleonore Tain










