[CRITIQUE/RESSORTIE] : RRR
Réalisateur : S.S. Rajamouli
Avec : N.T. Rama Rao Jr., Ram Charan, Alia Bhatt,...
Distributeur : Carlotta Films
Budget : -
Genre : Action, Drame, Historique.
Nationalité : Indien.
Durée : 3h07min
Date de sortie : 25 mars 2022
Date de ressortie : 29 juillet 2026
Synopsis :
À l'époque coloniale, en Inde, les anglais enlèvent une jeune fille d'une communauté tribale. Mais ce qu'ils ignorent, c'est que cette tribu a un protecteur : Bheem. Peut-être que soleil ne se couche jamais sur l'empire britannique. Mais la force est du coté des justes.
C'est une évidence certes mais il n'y a, sans doute, rien de plus difficile d'écrire sur un film sur lequel on a quasiment tout dit (car sur un bousin, il y a quand-même de quoi s'éclater : on y arrive quasiment chaque semaine en louchant gentiment sur les sprties VOD obscures), de se pencher sur un long-métrage qui a - plus au moins - fermement marqué au fer rouge l'histoire récente du septième art mais également, sur une œuvre dont les mots eux-mêmes ne suffisent presque pas à décrire la folie autant que la puissance et l'intensité émotionnelle qu'incarnent ses images.
Et on ne réalise sans doute pas assez la chance que l'on peut avoir de (re)découvrir en salles et ses conditions optimales, la grosse claque qu'incarne le monument (on aime l'exagération, tu nous connais cher lecteur adoré) RRR de S.S. Rajamouli, pas vraiment célébré à sa juste valeur il y a quatre ans, et qui voit Carlotta mettre cette fois les petits plats dans les grands pour rattraper cette erreur : plus que la séance la plus immanquable de l'été (L'Odyssée de Christopher quoi ?), le film est décemment l'un des meilleurs blockbusters du XXIème siècle, un tacos trois viandes chargé comme une mule mais jouissif et généreux comme ce n'est pas permis (quand bien même son univers, férocement masculin, délaisse ses figures féminines au stade de faire valoir, là où La Légende de Baahubali ne tombait pas bobine la première dans cet écueil), cuisiné par un faiseur de rêves qui ne manque ni d'inventivité et encore moins d'audace.
Totalement conscient que la fantaisie fictionnelo-patriotique (pour ne pas dire gentiment propagandiste, dans un révisionnisme de l'histoire pas si éloigné de ce qu'a pu faire Tarantino) qu'il cherche à nous conter déborde de tous les bords de la pellicule avec une gourmandise folle (pour faire court : dans une Inde en pleine époque coloniale, un officier de police et un héros tribal, ignorant tout de la véritable identité de l'autre et devenu meilleurs amis par un sacré concours de circonstances, se lance à la recherche d'une petite fille kidnappée par un général britannique et son épouse...), Rajamouli embrasse la démesure de la manière la plus fougueuse qui soit, réfute toute notion - même nuancée - du trop comme de ddd, et compose un buddy movie virile et épique de trois heures sous fond de lutte contre le colonialisme et de quête d'indépendance face à un oppresseur violent et cruel, le tout mené à un rythme effréné.
Jonglant à la fois avec l'actionner débridé et absurde (à en faire pâlir de jalousie le plus décomplexé et turbo-débile opus de la saga Fast & Furious, tant le film est chargé de séquences d'action complètement dingue : évasion de prison, fights avec animaux sauvages, bagarres ridiculeusement déséquilibrées... tout y passe), la comédie musicale démente, le survival musclé et le mélodrame romantico-excessif (voire même le péplum d'antan !), avec une foi inébranlable autant en son cinéma tout en symbolisme, qu'envers le septième art lui-même; RRR n'a peur de rien, pas même du ridicule, pour divertir et sidérer son auditoire... et ça marche du feu de Dieu.
On ne jurait que par Tango & Cash, Bheem et Raju nous ont méchamment fait vaciller dans nos certitudes de meilleurs duo d'action ever...
Jonathan Chevrier
Avec : N.T. Rama Rao Jr., Ram Charan, Alia Bhatt,...
Distributeur : Carlotta Films
Budget : -
Genre : Action, Drame, Historique.
Nationalité : Indien.
Durée : 3h07min
Date de sortie : 25 mars 2022
Date de ressortie : 29 juillet 2026
Synopsis :
À l'époque coloniale, en Inde, les anglais enlèvent une jeune fille d'une communauté tribale. Mais ce qu'ils ignorent, c'est que cette tribu a un protecteur : Bheem. Peut-être que soleil ne se couche jamais sur l'empire britannique. Mais la force est du coté des justes.
C'est une évidence certes mais il n'y a, sans doute, rien de plus difficile d'écrire sur un film sur lequel on a quasiment tout dit (car sur un bousin, il y a quand-même de quoi s'éclater : on y arrive quasiment chaque semaine en louchant gentiment sur les sprties VOD obscures), de se pencher sur un long-métrage qui a - plus au moins - fermement marqué au fer rouge l'histoire récente du septième art mais également, sur une œuvre dont les mots eux-mêmes ne suffisent presque pas à décrire la folie autant que la puissance et l'intensité émotionnelle qu'incarnent ses images.
Et on ne réalise sans doute pas assez la chance que l'on peut avoir de (re)découvrir en salles et ses conditions optimales, la grosse claque qu'incarne le monument (on aime l'exagération, tu nous connais cher lecteur adoré) RRR de S.S. Rajamouli, pas vraiment célébré à sa juste valeur il y a quatre ans, et qui voit Carlotta mettre cette fois les petits plats dans les grands pour rattraper cette erreur : plus que la séance la plus immanquable de l'été (L'Odyssée de Christopher quoi ?), le film est décemment l'un des meilleurs blockbusters du XXIème siècle, un tacos trois viandes chargé comme une mule mais jouissif et généreux comme ce n'est pas permis (quand bien même son univers, férocement masculin, délaisse ses figures féminines au stade de faire valoir, là où La Légende de Baahubali ne tombait pas bobine la première dans cet écueil), cuisiné par un faiseur de rêves qui ne manque ni d'inventivité et encore moins d'audace.
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| Copyright Friday Entertainment / Carlotta Films |
Totalement conscient que la fantaisie fictionnelo-patriotique (pour ne pas dire gentiment propagandiste, dans un révisionnisme de l'histoire pas si éloigné de ce qu'a pu faire Tarantino) qu'il cherche à nous conter déborde de tous les bords de la pellicule avec une gourmandise folle (pour faire court : dans une Inde en pleine époque coloniale, un officier de police et un héros tribal, ignorant tout de la véritable identité de l'autre et devenu meilleurs amis par un sacré concours de circonstances, se lance à la recherche d'une petite fille kidnappée par un général britannique et son épouse...), Rajamouli embrasse la démesure de la manière la plus fougueuse qui soit, réfute toute notion - même nuancée - du trop comme de ddd, et compose un buddy movie virile et épique de trois heures sous fond de lutte contre le colonialisme et de quête d'indépendance face à un oppresseur violent et cruel, le tout mené à un rythme effréné.
Jonglant à la fois avec l'actionner débridé et absurde (à en faire pâlir de jalousie le plus décomplexé et turbo-débile opus de la saga Fast & Furious, tant le film est chargé de séquences d'action complètement dingue : évasion de prison, fights avec animaux sauvages, bagarres ridiculeusement déséquilibrées... tout y passe), la comédie musicale démente, le survival musclé et le mélodrame romantico-excessif (voire même le péplum d'antan !), avec une foi inébranlable autant en son cinéma tout en symbolisme, qu'envers le septième art lui-même; RRR n'a peur de rien, pas même du ridicule, pour divertir et sidérer son auditoire... et ça marche du feu de Dieu.
On ne jurait que par Tango & Cash, Bheem et Raju nous ont méchamment fait vaciller dans nos certitudes de meilleurs duo d'action ever...
Jonathan Chevrier


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