[CRITIQUE] : Miss Mermaid
Réalisatrices : Pauline Brunner et Marion Verlé
Avec : Aloïse Sauvage, Thomas VDB, Alison Wheeler,...
Distributeur : Jour2Fête
Budget : -
Genre : Comédie Dramatique.
Nationalité : Français, Belge.
Durée : 1h32min
Synopsis :
Fraîchement divorcée, Fanny, une trentenaire fécampoise, ne garde de son mariage qu’un canapé en skaï et des dettes qu’elle refuse de payer. Malgré un besoin ardent de liberté, cette employée de ménage s’enlise. Jusqu’au jour où elle croise la route d’Anémone, une sirène professionnelle de passage dans la région…
Si la statistique ambiante veut que presque la moitié des mariages en France finissent par un divorce (45%, une statistique pour le coup assez effrayante, même pour les romantiques les plus cyniques d'entre-nous), les chiffres ne mentionnent évidemment pas en revanche qu'autant de ceux-ci peuvent incarner de véritables chocs - voire traumatismes - autant pour les familles qui se retrouvent heurtées aubmilieu, lais également les époux divorcés, victimes directee de ce qui peut apparaître souvent comme un mal nécessaire - selon le quotidien des couples - encore une fois, mais aussi et surtout la pierre angulaire d'une nécessité de se reconstruire en partant de zéro, parfois à un âge où il apparaît insensé (ou impossible) pour l'avis général, de pouvoir refaire sa vie.
Cette obligation de faire table rase du passé et de repartir avec une ardoise vide, c'est justement le cœur même du premier long-métrage du tandem de réalisatrices et de scénaristes Pauline Brunner et Marion Verlé, Miss Mermaid, qui prend racine dans leur propre documentaire éponyme, consacré à Alexia Colibert, surnommée « la sirène de Fécamp », une jeune femme qui s’était offert une coûteuse queue de sirène pour pratiquer le “mermaiding” (instant Wikipedia, une pratique consistant à revêtir un costume de sirène muni d'une queue de poisson, et à nager ainsi costumé), que les wannabe cinéastes avaient filmées presque sans moyens, en totale autonomie.
Par la fiction, elles entendaient donc pousser encore un peu plus loin l'exploration de son parcours d'émancipation, ici collée aux basques de l'attachante Fanny, trentenaire un poil maladroite qui ne mâche pas ses mots et qui bosse dans une entreprise de crevettes, fraîchement divorcée d'un mariage dont elle ne garde que des dettes et des regrets, et qui voit à la suite de sa rencontre avec Anémone - une sirène professionnelle de passage dans sa région -, dans la pratique singulière du “mermaiding” donc, la route - aquatique - certes loufoque et sinueuse, pour voguer vers une liberté ardemment désirée, loin des pressions sociales qui l'étouffe.
Entre la dramédie sociale et le modeste petit bout de cinéma feel good, frappé par la beauté comme les défauts inhérents de tout premier effort, Miss Mermaid n'en reste pas moins une douce et singulière proposition, une évasion estivale tendre et bienveillante sur une figure attachante dont le désir d'ailleurs, de s'extraire d'un quotidien aussi pesant que désenchanté, est rendu tout aussi touchant qu'empathique autant par l'authenticité recherché par les deux réalisatrices, que par la prestation investie et dynamique d'une Aloïse Sauvage plus pétillante que jamais.
Un premier long-métrage sympathique et atypique qui prône l'idée saine, de toujours croire coûte que coûte en ses rêves.
Jonathan Chevrier
Avec : Aloïse Sauvage, Thomas VDB, Alison Wheeler,...
Distributeur : Jour2Fête
Budget : -
Genre : Comédie Dramatique.
Nationalité : Français, Belge.
Durée : 1h32min
Synopsis :
Fraîchement divorcée, Fanny, une trentenaire fécampoise, ne garde de son mariage qu’un canapé en skaï et des dettes qu’elle refuse de payer. Malgré un besoin ardent de liberté, cette employée de ménage s’enlise. Jusqu’au jour où elle croise la route d’Anémone, une sirène professionnelle de passage dans la région…
Si la statistique ambiante veut que presque la moitié des mariages en France finissent par un divorce (45%, une statistique pour le coup assez effrayante, même pour les romantiques les plus cyniques d'entre-nous), les chiffres ne mentionnent évidemment pas en revanche qu'autant de ceux-ci peuvent incarner de véritables chocs - voire traumatismes - autant pour les familles qui se retrouvent heurtées aubmilieu, lais également les époux divorcés, victimes directee de ce qui peut apparaître souvent comme un mal nécessaire - selon le quotidien des couples - encore une fois, mais aussi et surtout la pierre angulaire d'une nécessité de se reconstruire en partant de zéro, parfois à un âge où il apparaît insensé (ou impossible) pour l'avis général, de pouvoir refaire sa vie.
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| Copyright Miss Mermaid - 2026 - Folivari _ Panique ! _ France 3 Cinéma _ Be tv _ Proximus |
Cette obligation de faire table rase du passé et de repartir avec une ardoise vide, c'est justement le cœur même du premier long-métrage du tandem de réalisatrices et de scénaristes Pauline Brunner et Marion Verlé, Miss Mermaid, qui prend racine dans leur propre documentaire éponyme, consacré à Alexia Colibert, surnommée « la sirène de Fécamp », une jeune femme qui s’était offert une coûteuse queue de sirène pour pratiquer le “mermaiding” (instant Wikipedia, une pratique consistant à revêtir un costume de sirène muni d'une queue de poisson, et à nager ainsi costumé), que les wannabe cinéastes avaient filmées presque sans moyens, en totale autonomie.
Par la fiction, elles entendaient donc pousser encore un peu plus loin l'exploration de son parcours d'émancipation, ici collée aux basques de l'attachante Fanny, trentenaire un poil maladroite qui ne mâche pas ses mots et qui bosse dans une entreprise de crevettes, fraîchement divorcée d'un mariage dont elle ne garde que des dettes et des regrets, et qui voit à la suite de sa rencontre avec Anémone - une sirène professionnelle de passage dans sa région -, dans la pratique singulière du “mermaiding” donc, la route - aquatique - certes loufoque et sinueuse, pour voguer vers une liberté ardemment désirée, loin des pressions sociales qui l'étouffe.
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| Copyright Miss Mermaid - 2026 - Folivari _ Panique ! _ France 3 Cinéma _ Be tv _ Proximus |
Entre la dramédie sociale et le modeste petit bout de cinéma feel good, frappé par la beauté comme les défauts inhérents de tout premier effort, Miss Mermaid n'en reste pas moins une douce et singulière proposition, une évasion estivale tendre et bienveillante sur une figure attachante dont le désir d'ailleurs, de s'extraire d'un quotidien aussi pesant que désenchanté, est rendu tout aussi touchant qu'empathique autant par l'authenticité recherché par les deux réalisatrices, que par la prestation investie et dynamique d'une Aloïse Sauvage plus pétillante que jamais.
Un premier long-métrage sympathique et atypique qui prône l'idée saine, de toujours croire coûte que coûte en ses rêves.
Jonathan Chevrier



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