[CRITIQUE] : Les Courageux
Réalisatrice : Jasmin Gordon
Acteurs : Ophelia Kolb, Jasmine Kalisz Saurer, Paul Besnier,...
Distributeur : Piece of Magic Entertainment France
Budget : -
Genre : Drame.
Nationalité : Suisse.
Durée : 1h20min.
Synopsis :
Dans une petite ville au bord du sauvage, une mère excentrique et délinquante se brûle à ignorer les règles. Écrasée par ses erreurs et par la société qui ne fait pas de cadeau – ni crédit – aux gens comme elle, elle va tout faire pour prouver à ses enfants, et à elle-même, qu’elle est quelqu’un de bien.
C'est une vérité irréfutable (c'est faux mais fait comme si c'était le cas, ne ruines pas tout de suite l'argumentaire de cette introduction définitivement beaucoup trop étirée pour son bien) pour quiconque s'intéresse un minimum à la proposition, proprement astronomique, de films qui nous sont offert chaque semaine : il y a toujours une petite poignée de séances dont on n'attend pas forcément grand chose (ce qui est assez vulgaire annoncé comme cela certes, mais tu sais cher lecteur, l'honnêteté l'est aussi parfois), voire dont on a pas forcément connaissance de leur exploitation mais qui pourtant, presque contre une adversité imaginaire conçue par notre hypothétique prévision de ce qu'il a à nous offrir, arrivent à nous cueillir de la plus belle des manières.
Elles sont rares ses expériences, sporadiques même tant on s'échine à garder nos radars cinématographiques les plus alertes possibles (même du côté des différentes plateformes de la VOD/SVOD qui crachent, littéralement, leurs propositions au cœur de son catalogue dans l'indifférence générale et sans le moindre effort de promotion), mais merveilleusement essentielles.
Joli représentant d'un cinéma suisse qui ne dépasse pas toujours avec fracas le Rhône, Les Courageux, estampillé premier long-métrage de la wannabe cinéaste Jasmin Gordon, qui subit sans doute un peu trop les menus défauts de sa narration, comme sa manière d'un peu trop écourter les débats (à peine une heure vingt de bobine, pas un pet de gras supplémentaire), n'en reste pas moins un beau drame familial façon autopsie un poil maladroite mais crue (qui entre brutalement dans le vif du sujet) d'une énigmatique mère de famille psychologiquement, juridiquement et économiquement à bout, dont la progéniture est plongé - tout comme le spectateur - dans la confusion la plus totale face à sa manière de (très) souvent flirter du mauvais côté de la loi, pour subsister.
Totalement vissé sur la performance impactante d'Ophelia Kolb, tout autant qu'il pousse intimement à la réflexion (est-ce véritablement la dévotion comme l'amour maternel débordant qui motive tous ses actes criminalo-anarchistes, ou finalement un égoïsme effroyablement décomplexé ?), Les Courageux aurait juste mérité un peu plus de corps et de temps, pour que son portrait vivant et vibrant ne soit pas enquiquiné par ses contours flous.
Un bon premier effort tout de même.
Jonathan Chevrier
Acteurs : Ophelia Kolb, Jasmine Kalisz Saurer, Paul Besnier,...
Distributeur : Piece of Magic Entertainment France
Budget : -
Genre : Drame.
Nationalité : Suisse.
Durée : 1h20min.
Synopsis :
Dans une petite ville au bord du sauvage, une mère excentrique et délinquante se brûle à ignorer les règles. Écrasée par ses erreurs et par la société qui ne fait pas de cadeau – ni crédit – aux gens comme elle, elle va tout faire pour prouver à ses enfants, et à elle-même, qu’elle est quelqu’un de bien.
C'est une vérité irréfutable (c'est faux mais fait comme si c'était le cas, ne ruines pas tout de suite l'argumentaire de cette introduction définitivement beaucoup trop étirée pour son bien) pour quiconque s'intéresse un minimum à la proposition, proprement astronomique, de films qui nous sont offert chaque semaine : il y a toujours une petite poignée de séances dont on n'attend pas forcément grand chose (ce qui est assez vulgaire annoncé comme cela certes, mais tu sais cher lecteur, l'honnêteté l'est aussi parfois), voire dont on a pas forcément connaissance de leur exploitation mais qui pourtant, presque contre une adversité imaginaire conçue par notre hypothétique prévision de ce qu'il a à nous offrir, arrivent à nous cueillir de la plus belle des manières.
Elles sont rares ses expériences, sporadiques même tant on s'échine à garder nos radars cinématographiques les plus alertes possibles (même du côté des différentes plateformes de la VOD/SVOD qui crachent, littéralement, leurs propositions au cœur de son catalogue dans l'indifférence générale et sans le moindre effort de promotion), mais merveilleusement essentielles.
Joli représentant d'un cinéma suisse qui ne dépasse pas toujours avec fracas le Rhône, Les Courageux, estampillé premier long-métrage de la wannabe cinéaste Jasmin Gordon, qui subit sans doute un peu trop les menus défauts de sa narration, comme sa manière d'un peu trop écourter les débats (à peine une heure vingt de bobine, pas un pet de gras supplémentaire), n'en reste pas moins un beau drame familial façon autopsie un poil maladroite mais crue (qui entre brutalement dans le vif du sujet) d'une énigmatique mère de famille psychologiquement, juridiquement et économiquement à bout, dont la progéniture est plongé - tout comme le spectateur - dans la confusion la plus totale face à sa manière de (très) souvent flirter du mauvais côté de la loi, pour subsister.
Totalement vissé sur la performance impactante d'Ophelia Kolb, tout autant qu'il pousse intimement à la réflexion (est-ce véritablement la dévotion comme l'amour maternel débordant qui motive tous ses actes criminalo-anarchistes, ou finalement un égoïsme effroyablement décomplexé ?), Les Courageux aurait juste mérité un peu plus de corps et de temps, pour que son portrait vivant et vibrant ne soit pas enquiquiné par ses contours flous.
Un bon premier effort tout de même.
Jonathan Chevrier

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