[COEURS D♡ARTICHAUTS] : #19. Nick and Norah’s Infinite Playlist
Parce que l'overdose des téléfilms de Noël avant même que décembre ne commence, couplé à une envie soudaine de plonger tête la première dans tout ce qui est feel good et régressif, nous a motivé plus que de raison à papoter de cinéma sirupeux et tout plein de guimauve; la Fucking Team vient de créer une nouvelle section : #CoeursdArtichauts, une section ou on parlera évidemment de films/téléfilms romantiques, et de l'amour avec un grand A, dans ce qu'il a de plus beau, facile, kitsch et même parfois un peu tragique.
Parce qu'on a tous besoin d'amour pendant les fêtes (non surtout de chocolat, de bouffe et d'alcool), et même toute l'année, préparez votre mug de chocolat chaud, votre petite (bon grande) assiette de cookies et venez rechauffer vos petits coeurs de cinéphiles fragiles avec nous !
#19. Une Nuit à New York de Peter Sollett (2008)
Qu'on se le dise, tous les teen movies des années 2000 n'ont pas tous été béni par les plumes expertes de feu le regretté John Hughes (parfois discutable cela dit, tant certains de ses efforts vieillissent méchamment mal), Cameron Crowe, Francis Ford Coppola ou même par la fibre productrice avisée de tonton Spielby.
Il y a eu bon nombre de péloches indéfendables - peut-être même plus que les décennies précédentes -, tandis que l'autre majorité se retrouvaient les popotins gentiment coincés entre la potacherie limitée, le teen drame au message socialo-naïf pas toujours futé, l'évasion légère (voire insignifiante) à forte tendance glucosée ou encore la romance craquante même si fortement oubliable (dans le meilleur des cas).
Cochant pellicules baissées - sur le papier - au moins deux de ses cases, Nick and Norah's Infinite Playlist (adapté du roman eponyme de Rachel Cohn et David Levithan) s'avère in fine une petite merveille de teen movie romantique qui, déguisé derrière son histoire on ne peut plus familière, offre quelques petites évolutions modernes salutaires au genre.
Dès la première bobine, nous sommes en terrain connu : on y suit deux jeunes adultes gentiment mélomanes et solitaires, Nick et Norah - d'où le titre V.O, t'as capté - enlacés socialement à la frontière entre les hipsters et les geeks, tout en étant raisonnablement tiraillés par le désordre tumultueux du doute de soi purement adolescent.
Lui est un membre d'un obscur groupe de rock indépendant (ou il est le seul hétéro) made in New Jersey, qui vient de vivre une rupture difficile dont il peine clairement à se remettre; elle est une pure citadine, fille d'un magnat du disque, qui a du mal à donner un sens à sa vie et à sa relation épisodique avec un musicien trop égoïste pour son bien.
Ils ne sont, à priori, liés uniquement par leurs goûts musicaux et la détestable Triss, l'ex de Nick et également camarade de classe (pas amis) de Norah, dans son lycée privé.
Le facteur X ?
Enraciné dans une sorte de bulle de légèreté magique, drôle et bienveillante citant les cultissimes Thin Man de W.S. Van Dyke et After Hours de Martin Scorsese (voire même le duo Génération Rebelle/Before Sunrise de Richard Linklater, tout en étant le pendant adolescent du High Fidelity de Stephen Frears... oui, tout ça), trompant son manque d'originalité certain par sa sincérité et sa sensibilité; Une Nuit à New York en VF, se démarque du tout venant grâce à de jolies moments de grâce (totalement à louer à la gaucherie sublime de Michael Cera, et à l'alchimie de son couple avec Kat Dennings), mais aussi à quelques parti pris salutaires.
Comme, par exemple, sa volonté de présenter des personnages gays bien dans leurs peaux et ne servant pas bêtement de simpkes gimmicks comiques à l'intrigue (même si leur clique ne manque résolument pas d'humour), ou même une héroïne à l'identité religieuse affirmée (elle ne boit pas, ne fume pas et ne couche pas, et ça ne l'empêche absolument pas d'être cool), tout en offrant un angle féministe étonnant sur les joies de l'humour... digestif et dégoûtant (souvent - exclusivement - réservés aux garçons).
Épuré, sans prétention et avec une douceur chaleureuse, il se passe tellement de jolies choses sur la soirée/nuit enchantée de Nick et Norah (avec bien entendu, une bande originale au poil pour bien rythmer le tout), que le meilleur conseil qui puisse être donné est tout simplement de profiter de leur balade - intime, réaliste et empathique - autour de ce New York animé et enchanteur.
Parce qu'on a tous besoin d'amour pendant les fêtes (non surtout de chocolat, de bouffe et d'alcool), et même toute l'année, préparez votre mug de chocolat chaud, votre petite (bon grande) assiette de cookies et venez rechauffer vos petits coeurs de cinéphiles fragiles avec nous !
#19. Une Nuit à New York de Peter Sollett (2008)
Qu'on se le dise, tous les teen movies des années 2000 n'ont pas tous été béni par les plumes expertes de feu le regretté John Hughes (parfois discutable cela dit, tant certains de ses efforts vieillissent méchamment mal), Cameron Crowe, Francis Ford Coppola ou même par la fibre productrice avisée de tonton Spielby.
Il y a eu bon nombre de péloches indéfendables - peut-être même plus que les décennies précédentes -, tandis que l'autre majorité se retrouvaient les popotins gentiment coincés entre la potacherie limitée, le teen drame au message socialo-naïf pas toujours futé, l'évasion légère (voire insignifiante) à forte tendance glucosée ou encore la romance craquante même si fortement oubliable (dans le meilleur des cas).
Cochant pellicules baissées - sur le papier - au moins deux de ses cases, Nick and Norah's Infinite Playlist (adapté du roman eponyme de Rachel Cohn et David Levithan) s'avère in fine une petite merveille de teen movie romantique qui, déguisé derrière son histoire on ne peut plus familière, offre quelques petites évolutions modernes salutaires au genre.
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| Copyright Sony Pictures Releasing France |
Dès la première bobine, nous sommes en terrain connu : on y suit deux jeunes adultes gentiment mélomanes et solitaires, Nick et Norah - d'où le titre V.O, t'as capté - enlacés socialement à la frontière entre les hipsters et les geeks, tout en étant raisonnablement tiraillés par le désordre tumultueux du doute de soi purement adolescent.
Lui est un membre d'un obscur groupe de rock indépendant (ou il est le seul hétéro) made in New Jersey, qui vient de vivre une rupture difficile dont il peine clairement à se remettre; elle est une pure citadine, fille d'un magnat du disque, qui a du mal à donner un sens à sa vie et à sa relation épisodique avec un musicien trop égoïste pour son bien.
Ils ne sont, à priori, liés uniquement par leurs goûts musicaux et la détestable Triss, l'ex de Nick et également camarade de classe (pas amis) de Norah, dans son lycée privé.
Le facteur X ?
Une nuit enchantée dans les rues de la Grosse Pomme - comme on l'a très peu vu, avec ses clubs géniaux du Lower East Side -, avec comme compagnon de route une Yugo orange qui a tout du carrosse de Cendrillon après minuit, où ses deux coeurs à prendre vont se rencontrer et tendrement craquer l'un pour l'autre, alors qu'il cherche le lieu mystérieux où doit se produire leur groupe préféré - un groupe underground vraiment insaisissable -, et qu'une tonne de galères se succèdent sur leur chemin - notamment la disparition cocasse de la meilleure amie de Norah, Caroline (excellente Ari Graynor).
Enraciné dans une sorte de bulle de légèreté magique, drôle et bienveillante citant les cultissimes Thin Man de W.S. Van Dyke et After Hours de Martin Scorsese (voire même le duo Génération Rebelle/Before Sunrise de Richard Linklater, tout en étant le pendant adolescent du High Fidelity de Stephen Frears... oui, tout ça), trompant son manque d'originalité certain par sa sincérité et sa sensibilité; Une Nuit à New York en VF, se démarque du tout venant grâce à de jolies moments de grâce (totalement à louer à la gaucherie sublime de Michael Cera, et à l'alchimie de son couple avec Kat Dennings), mais aussi à quelques parti pris salutaires.
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| Copyright Sony Pictures Releasing France |
Comme, par exemple, sa volonté de présenter des personnages gays bien dans leurs peaux et ne servant pas bêtement de simpkes gimmicks comiques à l'intrigue (même si leur clique ne manque résolument pas d'humour), ou même une héroïne à l'identité religieuse affirmée (elle ne boit pas, ne fume pas et ne couche pas, et ça ne l'empêche absolument pas d'être cool), tout en offrant un angle féministe étonnant sur les joies de l'humour... digestif et dégoûtant (souvent - exclusivement - réservés aux garçons).
Épuré, sans prétention et avec une douceur chaleureuse, il se passe tellement de jolies choses sur la soirée/nuit enchantée de Nick et Norah (avec bien entendu, une bande originale au poil pour bien rythmer le tout), que le meilleur conseil qui puisse être donné est tout simplement de profiter de leur balade - intime, réaliste et empathique - autour de ce New York animé et enchanteur.









