Jonathan

[TOUCHE PAS À MES 80ϟs] : #26. Back To The Future

© 1985 Universal

Nous sommes tous un peu nostalgique de ce que l'on considère, parfois à raison, comme l'une des plus plaisantes époques de l'industrie cinématographique : le cinéma béni des 80's, avec ses petits bijoux, ses séries B burnées et ses savoureux (si...) nanars.
Une époque de tous les possibles où les héros étaient des humains qui ne se balladaient pas tous en collants, qui ne réalisaient pas leurs prouesses à coups d'effets spéciaux et de fonds verts, une époque où les petits studios (Cannon ❤) venaient jouer dans la même cour que les grosses majors légendaires, où les enfants et l'imaginaire avaient leurs mots à dire,...
Bref, les 80's c'était bien, voilà pourquoi on se fait le petit plaisir de créer une section où l'on ne parle QUE de ça et ce, sans la moindre modération.
Alors attachez bien vos ceintures, mettez votre overboard dans le coffre, votre fouet d'Indiana Jones et la carte au trésor de Willy Le Borgne sur le siège arrière : on se replonge illico dans les années 80 !



#26. Retour vers le Futur de Robert Zemeckis (1985).

Y a-t-il au fond, un film plus parfait et légitime que le merveilleux Retour vers le Futur de Robert Zemeckis, pour incarner à lui seul la magie du cinéma béni des années 80 et l'écurie Amblin.
Une époque absolument folle et géniale où l'on pouvait se passionner pour les aventures extraordinaires d'un lycéen lambda, ami avec un scientifique quinqua et excentrique, catapulté par erreur dans le passé grâce à une DeLorean transformée en machine à voyager dans le temps, pour corriger par la force des choses, le destin modeste de sa famille dont l'existence, tout comme la sienne, est férocement remise en cause par ce même bond involontaire dans le temps.
Il y en a pas, où alors peut-être celle d'un extraterrestre au long cou, cherchant à retrouver sa planète avec l'aide d'une poignée de gamins (souvent) à vélo.
Férocement ancrée dans les mémoires, l'histoire de Marty McFly et de Doc Brown est un sommet de maîtrise autant qu'un véritable petit miracle accouché dans la douleur (44 versions différentes, une production heel motivée par la volonté louable de ses créateurs de ne rien céder aux producteurs, des soucis de castings entrés dans la légende sur le tard,...), dont la fausse simplicité n'a d'égale que la puissance imposante de sa construction.


© 1985 Universal

Pure série B fantastique flanquée dans une époque où la SF parano faisait justement fureur, citant directement la mythologie du roi Arthur (impossible de ne pas voir dans la dynamique partie Marty/Doc, celle entre le jeune Arthur et Merlin l'enchanteur), traitant avec un humour à toute épreuve le thème tabou de l'amour oedipien entre une mère et son fils (sans que ce ne soit jamais gênant ni scabreux), s'amusant avec malice des paradoxes spatio-temporels et psychanalytiques tout en étant un teen movie adulescent dénué de toute sexualité (pas une évidence à l'époque), qui ne brade ni ses émotions (sincères et touchantes) ni ses moments de bravoure sur l'autel du spectacle total...
Dire que Back To The Future frise la perfection à tous les niveaux, de son écriture soucieuse du moindre détail (et qui à su se purger de erreur/fragilité fatale) à la réalisation habitée de son metteur en scène de génie, en passant par une partition sans la moindre faute de son casting vedette (sans stars mais avec des vrais talents trop furtivement célébrés au fil des décennies), des SFX impressionnants - pour le milieu des 80's - où même une reconstitution extraordinaire; c'est être à des années lumières de la réalité.


© 1985 Universal

Alors certes, tout déjà été dit un million de fois sur ce film, mais cela ne fait jamais de mal de répéter encore et encore combien le chef-d'oeuvre de Robert Zemeckis est un sommet du cinéma ricain, et l'une des réponses majeures pour de nombreux cinephiles ayant grandit au moment de sa sortie - où quelques années plus tard -, à la question du : pourquoi aimez-vous tant le septième art ?
Regarder Retour vers le Futur, laissez-vous catapulter à plus de 88 miles a l'heure dans un tourbillon de nostalgie et croyez-nous, vous aussi vous aurez la même réponse que la nôtre.


Jonathan Chevrier


John Chevrier

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