Critiques

[CRITIQUE] : Polar


Réalisateur : Jonas Åkerlund
Acteurs : Mads Mikkelsen, Vanessa Hudgens, Katherine Winnick, Matt Lucas,...
Distributeur : Netflix France
Budget :-
Genre : Action, Policier.
Nationalité : Américain, Allemand.
Durée : 1h44min

Synopsis :
Duncan Vizla, alias Black Kaiser, le plus grand assassin au monde, se fait peu à peu à sa vie de retraité. Mais quand son ancien employeur décrète qu'il est un frein à son business, il est contraint de reprendre du service. Bien malgré lui, il doit affronter une armée de tueurs, jeunes, dynamiques et féroces, prêts à tout pour le réduire au silence.



Critique :


Le plus grand assassin du monde, Duncan Vizla, se faisait peu à peu à sa retraite du business et se disait même que ne plus flinguer son prochain était même plutôt bonnard.
On peut liquider des gens et être sensible... un peu.
Le truc c'est que la retraite aujourd'hui, ce n'est plus ce que c'était (et on ne touche pas des masses non plus), alors quand son ancien boss décide qu'il serait mieux qu'il soit six pieds sous terre au cas où il penserait quitter, sur un coup de tête, ses charentaises, il reprend du service et va affronter un petit paquet de jeunes assassins qui en ont fait sa cible de choix.
Sur le papier, le scénario de Polar, adapté de la BD éponyme signée Victor Santos et mis en boîte par Jonas Åkerlund (l'horrible Les Cavaliers de l'Apocalypse), ressemblait sans trop se cacher, à un actionner à la trame archi-classique, un bon gros B/Z pétaradant et généreux porté par Mads " FUCKING " Mikkelsen et la sublime Katheryn " Lagherta Forever " Winnick, qui ennuierait profond tout allergique au cinéma qui tâche : bref, tout ce qu'on aime quoi.



Dans les faits, il est tout à fait ça, un pur bis relax qui se savoure avec un plaisir non feint, assumant pleinement ses références (la série B à la Walter Hill, les envolées et gunfights à la nippone, les places de Frank Miller,...).
Maniant avec brio les codes du cinoche B pour exploiter avec malice la moindre décharge d'adrénaline à coups de scènes d'action à la cadence soutenue et fleurant bon le HK style, Polar, faussement déviant mais vraiment violent et bandant, peut s'apparenter à un bon ride sensitif, sorte de sous-John Wick à qui il manque un script plein de rigueur (pas un soucis pour le genre), ainsi qu'un sens du découpage et de l'espace inspirés, mais dont le grain de folie est suffisamment charmant pour nous divertir tout du long.
Maniant le flingue avec une dextérité proprement surnaturelle, tel un homme sans nom intriguant et charismatique en diable sorti tout droit d'un Leone (tout en étant fagoté comme Albator), Mikkelsen livre un grand numéro de cabotinage et porte à bout de bras un vrai moment de cinéma généreux qui ressemble à de ma vraie série B et non à du Z mal torché et customisé.
Inégal mais musclé et badass, Polar c'est bon, pas très fin mais ça se regarde sans faim.


Jonathan Chevrier 

John Chevrier

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