Critiques

[CRITIQUE] : Dragons 3 : Le Monde Caché


Réalisateur : Dean DeBlois
Acteurs : avec les voix de : (V.O) Jay Baruchel, America Ferrara, F. Murray Abraham,...
Distributeur : Universal Pictures International France
Budget : -
Genre : Animation, Aventure, Fantastique.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h34min.

Synopsis :
Harold est maintenant le chef de Berk au côté d’Astrid et Krokmou, en tant que dragon, est devenu le leader de son espèce. Ils réalisent enfin leurs rêves de vivre en paix entre vikings et dragons. Mais lorsque l’apparition soudaine d’une Furie Eclair coïncide avec la plus grande menace que le village n’ait jamais connue, Harold et Krokmou sont forcés de quitter leur village pour un voyage dans un monde caché dont ils n’auraient jamais soupçonnés l’existence. Alors que leurs véritables destins se révèlent, dragons et vikings vont se battre ensemble jusqu’au bout du monde pour protéger tout ce qu’ils chérissent.



Critique :


On ne cessera de vanter les mérites de la franchise Dragons, véritable fer de lance d'une animation originale, plus adulte et maitrisée chez Dreamworks, un virage qualitatif hautement fondateur puisqu'il aura menée la firme à privilégier de manière équivalente, les suites de ces plus grands succès et les projets plus risqués et originaux.
Une révolution pure et simple, sous couvert d'une belle et riche histoire d'amitié Bigger than Life, alliant la brutalité et l'honnêteté de ses émotions à une richesse mythologique époustouflante, le tout porté par une animation absolument grandiose.
Passé un second opus tutoyant gentiment la perfection, il était écrit que Dean DeBlois se devait de conclure l'histoire d'Harrold/Krokmou dans une ultime aventure qui citerait sensiblement le passé pour mieux écrire un présent où les larmes ne seraient jamais loin pour les spectateurs.



Accouché dans la douleur - il a souvent été repoussé -, Dragons 3 : Le Monde Caché atterrit donc enfin dans des salles obscures qui n'attendaient plus que lui et force est d'avouer que même s'il n'atteint pas la maestria de son illustre aîné (que l'on a souvent assimilé, à juste titre, à l'Empire Contre-Attaque), il n'en reste pas moins un fantastique moment de cinéma mélancolique, stimulant l'imaginaire comme peu de films animés ont pu le faire jusqu'à aujourd'hui.
Sans surprise, il s'inscrit thématiquement dans la droite lignée du second opus, creusant le sillon de la quête identitaire mature brassant des valeurs universelles fortes (la famille, l'amitié, le courage, le sacrifice ou encore la solidarité), tout en lui offrant une finalité bouleversante par le prisme d'une séparation à tous les niveaux (Harrold/Krokmou, les hommes et les dragons, la naïveté utopique face à la dure réalité), dont l'apogée est l'un des climax les plus déchirants du cinéma d'animation depuis Toy Story 3.



Regardant souvent dans le rétroviseur du passé - les clins d'oeil aux premiers films sont légion - pour mieux écrire un présent placé sous le sceau inéluctable de l'évolution et du changement, le film trébuche pourtant, un poil, dans un sentiment de redite (ce ressentent même dans l'écriture des personnages, le nouveau vilain étant sensiblement calqué sur le précédent) autant que dans un rythme presque trop expéditif parfois, comme si DeBlois préférait ne pas trop traîner pour ne pas se perdre dans un océan de mélancolie impossible à contenir, même dans un récit raccourcit à son stricte minimum - 90 minutes, rien de plus.
Fascinant, poétique et grave (DeBlois laisse l'impression que tout peut arriver à tout moment), cohérent sur le fond comme dans la forme, épique et référencé, le film est un divertissement d'aventure total au classicisme assumée, porté par une animation magnifique - encore plus belle que pour Dragons 2 - appuyée par des décors pleins de vie et fourmillant de détails appuyée par une 3D follement immersive et frôlant méchamment avec le grandiose lors de scènes de vols virevoltantes et gigantesques, d'une beauté sidérante.



Les moments de bravoures y sont rythmés à deux cent à l'heure, pimenté par la B.O magique de John Powell, la dramaturgie et l'émotion de la saga n'a jamais paru aussi imposante... c'est simple, en concluant avec maestria la trilogie et en nous poussant à faire nos adieux aux Vikings et aux Dragons, c'est une partie de nous qui s'en va avec eux, comme ce fut le cas avec Woody et Buzz au début de la décennie (même si Pixar à décidé de les faire revenir, à raison ou pas on le saura plus tard...).
Ils reviendront peut-être un jour, comme les dragons auprès des hommes mais, intimement et même si c'est douloureux, on espère qu'il ne le feront jamais.


Jonathan Chevrier


John Chevrier

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