Critiques

[CRITIQUE] : Tomb Raider


Réalisateur : Roar Uthaug
Acteurs : Alicia Vikander, Walton Goggins, Dominic West, Daniel Wu, Kristin Scott Thomas, Derek Jacobi,... 

Distributeur : Warner Bros. France
Budget : -
Genre : Aventure, Action.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h58min.

Synopsis :
Lara Croft, 21 ans, n'a ni projet, ni ambition : fille d'un explorateur excentrique porté disparu depuis sept ans, cette jeune femme rebelle et indépendante refuse de reprendre l'empire de son père. Convaincue qu'il n'est pas mort, elle met le cap sur la destination où son père a été vu pour la dernière fois : la tombe légendaire d'une île mythique au large du Japon. Mais le voyage se révèle des plus périlleux et il lui faudra affronter d'innombrables ennemis et repousser ses propres limites pour devenir "Tomb Raider"…

 



Critique :

Dans la catégorie des blockbusters méchamment attendus au tournant le couteau entre les dents, le reboot pas forcément désiré sur le papier de Tomb Raider se plaçait bien là, tant sa campagne promotionnelle catastrophique - pour être poli - laissait douloureusement présager que la Warner allait une fois encore saloper le potentiel cinégénique autant de l'aventurière Lara Croft, que de la vénéré franchise vidéoludique qui aura su révolutionner au fil du temps et avec panache, le petit monde des consoles.

Une semaine avant la possible (assurée ?) déconvenue de Pacific Rim : Uprising, nos esprits de cinéphiles endurcis étaient donc méchamment prêt à en découdre, même si le (très) joli minois d'Alicia Vikander pouvait pleinement fragiliser certains dans le feu de l'action.


Bonne surprise - ou pas -, le film de Roar Uhtaug, loin d'être aussi mauvais que les précédents essais portés avec plus ou moins de finesse par Angelina Jolie (in fine plus castée pour sa plastique que son jeu d'actrice), relève un brin le niveau en incarnant un actionner tout droit sortie des 90's et hautement défendable, à défaut de s'aligner sur la maestria brutale et inspirée du matériau original.
Si le cahier des charges comporte suffisamment de clins d'oeil référentiels au jeu pour occuper un brin l'attention des fans hardcore de la franchise, et que les scènes d'action sont torchées avec un minimum d'ardeur (c'est sur-découpé mais lisible), en revanche, d'un point de vue écriture, Uthaug et son armada de scénaristes inspiré (soupir...), distillent autant de cohérences et de substance dans leur histoire que Michael Bay de la finesse et de la sensibilité dans sa saga pétaradante Transformers; dans une sorte de gros calque jamais assumé du merveilleux Indiana Jones et la Dernière Croisade.

Dialogues faussement cool à la limite du risible, rebondissements visibles à des kilomètres, description des personnages hautement paresseuses couplée à une intrigue à la limite du Z : le film ne s'épargne rien, même le pire.


Et c'est bien dommage dans le fond, car la Lara du film, plus musclée et moins sexualisée que la version Jolie (on est quand même encore loin de l'héritière légitime de papy Indy), campée par une Vikander assez convaincante qui prend autant de coups qu'elle en donne, méritait bien plus qu'un écrin un poil au rabais qui aurait pu (dû ?) respecter jusqu'au bout son concept de B movie couteux et décomplexé, au lieu de se complaire dans un calque à la truelle d'une histoire " jeu vidéo " qui l'emporte sans forcer sur tout le reste.
Pas mauvais donc, mais pas forcément très bandant non plus pour autant...


Jonathan Chevrier


John Chevrier

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