Antoine Fuqua

Antoine Fuqua de nouveau à la réalisation du remake de Scarface ?


Projet plus casse-gueule à Hollywood, tu meurs...



Faire mieux que le Scarface d'Howard Hawks, mais surtout mieux que le monumental Scarface de Brian De Palma, scripté par Oliver Stone et incarné à la perfection par Al Pacino, par chez nous, nous avons la quasi-certitude que c'est une tâche insurmontable pour la grande majorité des cinéastes peuplant la jungle Hollywoodienne aujourd'hui.


Nous n'empêchons pas Hollywood justement, de nous donner tort même si, en étant tout à fait honnête deux secondes, vu l'état du cinéma ricain aujourd'hui, un remake veut bien plus dire cent pas en arrière qu'un vrai pas en avant; à la différence d'il y a encore quelques décennies ou le procédé avait encore un tant soit peu de légitimité/crédibilité.
Mais soit, acceptons la vision d'un troisième Scarface, au scénario à cinq têtes (David Ayer, Paul " Donnie Brasco " Attanasio, Jonathan " N.W.A - Straight Outta Compton " Herman et les frères Coen) et qui verra l'ascension d'un Tony Montana mexicain, qui tenterait de gravir les échelons de la richesse et du crime dans le L.A. d'aujourd'hui.



Accumulant les mauvais plans depuis ses prémisses, le film perdait en début d'année 2017 son réalisateur attitré, l'excellent Antoine Fuqua (qui reprenait déjà le projet après le départ de Pablo Larrain), tout en gagnant son interprète vedette, le sympathique Diego Luna (Rogue One : A Star Wars Story), qui tentera de faire oublier l'inestimable Al Pacino dans la psyché des cinéphiles endurcis que nous sommes - une mission impossible, il faut être honnête.
Et si Ayer avait un temps repris le flambeau, lui qui était lui-même l'une des plumes du premier jet du scénario, il abandonna très vite la chose histoire de la laisser gentiment pioncer dans les bureaux d'Universal.

Mais, pile-poil un an après son départ du projet, Antoine Fuqua (qui met actuellement en boîte The Equalizer 2), ne semble in fine pas réellement décider à jeter l'éponge puisque Deadline assure aujourd'hui qu'il serait à nouveau le mettre à bord de ce véritable Titanic ambulant.
Reste à savoir maintenant quand il pourra réellement s'atteler à sa direction, surtout que l'on a plus vraiment la certitude de l'implication ou pas, de Luna en tant que vedette.
Tout n'est qu'un éternel recommencement à Hollywood, et ce Scarface version 2010 n'en est que l'exemple le plus criant...



John Chevrier

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