Atomic Blonde

[CRITIQUE] : Atomic Blonde


Réalisateur : David Leitch
Acteurs : Charlize Theron, James McAvoy, Sofia Boutella, John Goodman, Toby Jones, Eddie Marsan,...
Distributeur : Universal Pictures International France
Budget : -
Genre : Thriller, Espionnage, Action.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h55min.

Synopsis :
L'agent Lorraine Broughton est une des meilleures espionne du Service de renseignement de Sa Majesté ; à la fois sensuelle et sauvage et prête à déployer toutes ses compétences pour rester en vie durant sa mission impossible. Envoyée seule à Berlin dans le but de livrer un dossier de la plus haute importance dans cette ville au climat instable, elle s'associe avec David Percival, le chef de station local, et commence alors un jeu d’espions des plus meurtriers.



Critique :



Charlize Theron, une super nana ?
C'est une certitude, et il n'a pas fallu attendre Mad Max Fury Road pour que l'on s'en rende compte (même si Furiosa Forever ♥), mais est-elle également une blonde atomique ?
Franchement, on en doute pas une seule seconde.
Tant pis donc si la belle actrice a complètement foiré son début d'année dans le dernier long-métrage en date de tonton Sean Penn, The Last Face, car elle a su avec charme et force, littéralement dynamiter notre été des blockbusters.



Vilaine majeur du dernier Fast and Furious, The Fate of The Furious (elle était la belle surprise du film avec le duo The Rock/Statham), elle est avant tout et surtout la vedette du thriller d'espionnage Atomic Blonde, mis en boîte par l'un des deux papas du génial John Wick, David Leitch - bientôt à la barre de la suite de Deadpool.
Pur B movie comme on les aime qui aligne les bourre-pifs et les gunshots à une vitesse folle, le nouveau Leitch à tous les atours d'un " John Wick au féminin " (l'intrigue est basé sur le roman graphique éponyme d’Anthony Johnston et Sam Hart), avec son intrigue mi-prétexte mi-espionnage, qui voit une espionne british ultra-badasse se lancer dans une mission (presque) impossible dans les rues bouillonnantes du Berlin de la fin des 80's; véritable nid d'espions à quelques heures de la chute du Rideau de fer.



Son avantage pour se démarquer : Charlize Theron, plus que crédible en ange de la mort aussi sensuel que dangereux au sein d'une oeuvre jouissive et bourrine, à la violence furieusement radicale et graphique que son son ton est irréaliste et sombre - voir même sacrément nihiliste.
Alors tant pis si côté scénario, le Leitch botte un brin en touche en ne dépassant jamais vraiment sa zone de confort (Stahelski en faisait plus ou moins de même avec John Wick 2, mais avec bien plus de réussite) tout en perdant cruellement le fil de sa pourtant si prévisible histoire au milieu des dizaines de castagnes - shootées à merveille - et de rebondisements en tous genres (sans compter une caractérisation des personnages au ras des pâquerettes); car caméra au poing, le bonhomme ne se fait pas prier pour démontrer tout son savoir-faire dans l'action et sa volonté d'offrir coûte que coûte, un divertissement 100% fun et décomplexé.



Véritable morceau de bravoure épique et sauvage qui démontre autant la force que les limites de son metteur en scène (doit-on avoir peur pour Deadpool 2 ?), Atomic Blonde est une série B efficace, énergique et physique, une bonne et grosse sucrerie estivale qui fait sacrément bien son taf (on n'en demandait pas plus en même temps), portée par une Charlize Theron éléctrisante, bestiale et iconisée à mort.
Don't ever (ever) mess with Queen Furyosa...


Jonathan Chevrier



John Chevrier

Plus ou moins fils spirituel du Dude et du Zohan réunis, cinéphile/cinévore/cinémaniaque convaincu depuis mon premier battement de cils, je voue un culte sans borne à Sylvester Stallone. Biberonné aux séries B, les salles obscures sont mes secondes maisons et je fonds comme un vampire au soleil sans ma dose quotidienne de bonnes péloches.
Mes maîtres absolus : Carpenter, Spielberg, Kubrick, Cameron, Eastwood, Milius, Mann, Scorcese et Nolan.

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