Bill Condon

[CRITIQUE] : La Belle et la Bête


Réalisateur : Bill Condon
Acteurs : Emma Watson, Dan Stevens, Luke Evans, Kevin Kline, Josh Gad, Ewan McGregor, Sir Ian McKellen, Gugu Mbatha-Raw, Emma Thompson, Stanley Tucci,...
Distributeur : The Walt Disney Company France
Budget : -
Genre : Fantastique, Romance, Comédie Musicale.
Nationalité : Américain.
Durée : 2h14min.

Synopsis :
Fin du XVIIIè siècle, dans un petit village français. Belle, jeune fille rêveuse et passionnée de littérature, vit avec son père, un vieil inventeur farfelu. S'étant perdu une nuit dans la fôret, ce dernier se réfugie au château de la Bête, qui le jette au cachot. Ne pouvant supporter de voir son père emprisonné, Belle accepte alors de prendre sa place, ignorant que sous le masque du monstre se cache un Prince Charmant tremblant d'amour pour elle, mais victime d'une terrible malédiction.



Critique :


Si le (très) moyen - pour être poli - Alice aux Pays des Merveilles n'avait pas tâté du milliard de dollars de recettes au box-office mondial, force est d'admettre que Disney aurait certainement réfléchi à deux fois avant de revisiter ses mythes fondateurs pour en faire des adaptations lives.
Mais le succès du film de Big Tim a non seulement fait que la major aux grandes oreilles ait trouvé un nouveau film en or pour glaner du billet vert en masse, mais surtout, il a largement contribué à ce que le conte devienne un genre éminent populaire aussi bien sur le grand que le petit écran.


Dans une sorte de processus de modernisation/mutation/réinvention de son riche catalogue animé, Disney balance dans les salles obscures hexagonales en ce premier trimestre 2017, ni plus ni moins que son live-action le plus attendu au tournant : La Belle et la Bête.
Énième version du célèbre conte, dont la popularité ne cesse de croître ces dernières (de la version manquée de Gans au musical made in Broadway, en passant par la série The CW, et l'adaptation avortée de Guillermo Del Toro...), le film, mis en boite par Bill " Dreamgirls/Chicago " Condon (et les deux derniers Twilight aussi) et porté par un casting de talent proprement impressionnant, se veut, à l'instar du Cendrillon de Kenneth Branagh, comme un remake en bon et du forme du chef-d'oeuvre de 1991 façon comédie musicale, encore fraichement dans nos mémoires.


S'il manque logiquement d'originalité puisqu'il puise son essence dans un mythe aussi universel qu'il est connu de tous, et qu'il reprend également au pied de la lettre la féerie du dessin animé original, La Belle et la Bête n'en est pas moins un merveilleux divertissement familial, kitsch juste ce qu'il faut, haut en couleur que ce soit aussi bien au niveau de ses personnages - plus finement croqués que prévu - que de ses costumes et des décors plus impressionnants les uns que les autres (et quelle joie de voir les objets prendre vie à l'écran).
Ode à l'amour et à la tolérance porté par des chansons et des chorégraphies entrainantes (mais tout de même éreintantes sur la durée), une mise en scène lèchée et un casting vedette impliqué (heureusement tout de même, que la belle Emma Watson est privilégie ce projet-ci à La La Land, tant Emma Stone la surclasse de la tête et des épaules); le métrage, d'une émotion sincère et maitrisée, joue pleinement la carte de l'émerveillement constant avec un naturel et un réalisme étonnant et ce, même s'il n'atteint jamais réellement (et c'est logique) la grandeur et le charme magique de l'oeuvre mère.


Histoire éternelle faussement naïve mais réellement enchanteresse, pas dénuée de quelques défauts dommageables (des incrustations manquées, des petites longueurs par-ci, par-là et une légère indigestion face autant au score que pour certains passages chantés), mais nous faisant irrémédiablement retomber en enfance; La Belle et la Bête version 2017 est un beau plaisir coupable dont les petits ne seront décemment pas les seuls à croquer dedans avec gloutonnerie.


Jonathan Chevrier



John Chevrier

Plus ou moins fils spirituel du Dude et du Zohan réunis, cinéphile/cinévore/cinémaniaque convaincu depuis mon premier battement de cils, je voue un culte sans borne à Sylvester Stallone. Biberonné aux séries B, les salles obscures sont mes secondes maisons et je fonds comme un vampire au soleil sans ma dose quotidienne de bonnes péloches.
Mes maîtres absolus : Carpenter, Spielberg, Kubrick, Cameron, Eastwoood, Milius, Mann, Scorcese et Nolan.

1 commentaires:

  1. Personnellement, j'ai été séduite! Le film d'animation de 1991 étant pour moi le chef d'oeuvre inatteignable j'ai seulement décidé de ne pas le comparer à la version live. J'ai d'autant plus aimé cette dernière. Bel article en tout cas! (Le mien attend encore au chaud que j'ose le sortir ^^)

    RépondreSupprimer

Fourni par Blogger.