Anne-Gaëlle Daval

[CRITIQUE] : De Plus Belle


Réalisateur : Anne-Gaëlle Daval
Acteurs : Florence Foresti, Matthieu Kassovitz, Nicole Garcia, Jonathan Cohen,...
Distributeur : StudioCanal
Budget : -
Genre : Comédie Dramatique.
Nationalité : Français.
Durée : 1h38min.

Synopsis :
Lucie est guérie, sa maladie est presque un lointain souvenir. Sa famille la pousse à aller de l’avant, vivre, voir du monde…
C’est ainsi qu’elle fait la connaissance de Clovis, charmant… charmeur… et terriblement arrogant. Intrigué par sa franchise et sa répartie, Clovis va tout faire pour séduire Lucie, qui n’a pourtant aucune envie de se laisser faire.
Au contact de Dalila, prof de danse haute en couleur, Lucie va réapprendre à aimer, à s’aimer, pour devenir enfin la femme qu’elle n’a jamais su être. Pour sa mère, pour sa fille, pour Clovis…



Critique :



Si sur scène, voire même sur le petit écran, le talent de la pétillante Florence Foresti n'est plus à prouver, en revanche sur grand écran, la faute à plusieurs choix discutables, il est bien difficile d'établir un jugement sur le statut de la madame sur le monument de la poilade, ou trône fièrement Valérie Lemercier ou encore Chantal Lauby.
Pas de bol, son retour au cinéma en ce riche premier trimestre ciné 2017, n'est pas forcément une comédie pure - et le mot est faible.

A la fois premier long métrage de Anne-Gaëlle Daval - également crédité au scénario - et première incursion dans le genre dramatique pour l'humoriste, De Plus Belle avait tout de l'oeuvre casse-gueule sur le papier; dramédie faussement gentillette traitant du thème douloureux du cancer - et de son après -, le tout englué dans un enrobage de guimauve à la limite de l'indigeste.



Et pourtant, par la force d'une infinie douceur et d'une sincérité à toute épreuve, ce bel hymne à la femme fait étonnement mouche de tout son long, et touche en plein coeur le cinéphile cynique doutant autant de la justesse de son interprète, que de l'honnêteté de son propos.
Adoubé par une pluie de seconds couteaux talentueux (Matthieu Kassovitz et Jonathan Cohen - parfait en frangin barré - en tête), Foresti impressionne par la retenue de son jeu, et illumine par sa timidité et sa simplicité, cette jolie chronique sur l'acceptation et la reconstruction d'une âme meurtrie, qui va devoir apprendre à s'aimer pour mieux s'ouvrir et aimer l'autre.

Drôle, touchant, jamais fataliste et encore moins larmoyant, De Plus Belle est un beau film, bienveillant et enchanteur, qui préfère jouer la carte de l'espoir à celle du désespoir, celle de l'entraide et de la solidarité, à celle de l'individualisme gerbant.
Une sorte de suite, plus légère et indirecte, au brillant 50/50 de Jonathan Levine.


Jonathan Chevrier



John Chevrier

Plus ou moins fils spirituel du Dude et du Zohan réunis, cinéphile/cinévore/cinémaniaque convaincu depuis mon premier battement de cils, je voue un culte sans borne à Sylvester Stallone. Biberonné aux séries B, les salles obscures sont mes secondes maisons et je fonds comme un vampire au soleil sans ma dose quotidienne de bonnes péloches.
Mes maîtres absolus : Carpenter, Spielberg, Kubrick, Cameron, Eastwoood, Milius, Mann, Scorcese et Nolan.

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire

Fourni par Blogger.