Chroniques

[FUCKING SÉRIES] : Powerless : Sans pouvoirs, sans intérêt ?


(Critique de l'épisode pilote)




Même si la recrudescence presque abusive, des shows super héroïques sur le petit écran, commence gentiment mais sûrement à étouffer les sériesphiles que nous sommes (ne parlons même pas de l'accumulation de remakes/adaptations/déclinaisons de films ou séries cultes...), gageons tout de même qu'outre le catalogue Marvelien de la vénéré Netflix; la branche CW exploité par le génial Greg Berlanti, aura fait le plus grand bien a une firme DC comics qui peine franchement à fédérer son auditoire sur le grand écran, depuis l'ultime opus de la trilogie The Dark Knight de tonton Nolan.



Nouvelle pierre à l'édifice, Powerless se veut comme une déclinaison maline du DC verse, en se focalisant bien plus sur les humains " sans pouvoir " (comme l'indique son titre) et frappés de plein fouet par les conséquences des actes de Batman et autre Superman; au sein d'un sitcom s'inscrivant dans la droite lignée de The Office et Parks and Recreations, avec son humour référencé et ses personnages hauts en couleurs.

Si le pitch envoyait autant du petit bois (les tribulations fantasques de Wayne Security, une filiale de Wayne Enterprise spécialisée dans la création d'objets capables de protéger la population) que son casting titre (la pétillante Vanessa Hudgens, le follement mesestimé Alan Tudyk), en revanche, l'épisode pilote, sympathique mais méchamment bancal, calme grandement notre enthousiasme à propos du show.




Comédie de bureau rafraîchissante au générique aussi cool que réussi (et c'est assez rare pour être noté), alignant avec une frénésie proche de l'indigestion les références et les clins d'oeil au DC verse, Powerless pêche surtout durant ses premières vingt minutes, dans sa présentation un poil survolé de ses personnages (22 minutes, c'est assez court en même temps...), et la mise en place d'un humour ne faisant jamais vraiment mouche - malgré une bonne humeur sincèrement communicative.

Pire, si visuellement la réalisation de ce pilote ne casse pas trois pattes à un canard et peine à mettre en valeur les performances impliqués de son casting (Tudyk en tête), ce sont surtout les effets spéciaux, cheap à souhait, qui font chuter pour de bon toutes les bonnes intentions d'un show prometteur mais qui se tire lui-même une balle dans le pied.


Passer l'étape difficile des présentations, peut être que Powerless décollera véritablement comme l'homme d'acier, et qu'il trouvera un joli rythme de croisière pour incarner un savoureux petit rendez-vous hebdomadaire (ce ne serait pas le premier show à nous surprendre après un départ chaotique).

La marche est haute, mais pas (encore) insurmontable...


Jonathan Chevrier



John Chevrier

Plus ou moins fils spirituel du Dude et du Zohan réunis, cinéphile/cinévore/cinémaniaque convaincu depuis mon premier battement de cils, je voue un culte sans borne à Sylvester Stallone. Biberonné aux séries B, les salles obscures sont mes secondes maisons et je fonds comme un vampire au soleil sans ma dose quotidienne de bonnes péloches.
Mes maîtres absolus : Carpenter, Spielberg, Kubrick, Cameron, Eastwoood, Milius, Mann, Scorcese et Nolan.

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