Chroniques

[FUCKING SÉRIES] : Doubt : Le flop dans la peau


(Critique de l'épisode pilote)


Mais qu'a-t-il pu bien arriver à la si jolie Katherine Heigl, pour que celle-ci enchaine avec une frénésie assez alarmante, les flops dans sa carrière ces dernières années ?
Comme si les spectateurs, et téléspectateurs, n'était plus séduit par les programmes qu'elle s'échine à leur proposer depuis son départ du Shonda Rhimes-verse, comme si la recette du succès avait définitivement fuit l'éternel Izzie Stevens.
Pas forcément demander sur grand écran là ou elle enchaînait, à la fin de la dernière décennie, les romcoms plus ou moins défendables, elle peine également a durablement faire son trou sur un petit écran qui l'a pourtant fait connaître du grand public (Roswell, Grey's Anatomy).


Pas démontée par l'échec cuisant de l'ambitieuse State of Affairs, Heigl revenait sur le devant de la scène ces jours-ci avec la seconde grosse nouveauté du moment (l'autre est bien entendu, l'adaptation du brillant Training Day d'Antoine Fuqua) chez le network number one outre-Atlantique - CBS -, Doubt, ou un nouveau drama procédurier cherchant autant à jouer sur le buzz de son casting vedette (Laverne Cox, premier acteur transgenre à jouer les vedettes d'un show US) qu'à piquer la place d'un The Good Wife encore fraîchement ancré dans les mémoires.
Échouant sur les deux tableaux puisque CBS en a déjà fait du compost (la série est la nouveauté la plus vite annulée de la saison), là où elle réunissait sur le papier tous les éléments d'un drama judiciaire divertissant (casting très solide à la clé), Doubt, créée par Tony Phelan et Joan Raten (scénaristes sur... Grey's Anatomy), est de loin l'un des programmes les moins plaisant à suivre de la saison 2016-2017, sorte de The Good Wife du pauvre sans la moindre saveur.


Contant l'histoire peu passionnante de Sadie Ellis, avocate reconnue au sein d'un brillant cabinet, qui s'éprend d'un chirurgien accusé du meurtre de son ex-petite amie (24 ans plus tôt), la série déroule avec peine son intrigue férocement classique et légère, au sein d'un épisode pilote fade, aux personnages platement croqués, ne se démarquant jamais vraiment du moule des dramas procéduriers qui pullulent à la télévision US.
Pire, le show ne peut même pas s'appuyer sur une héroïne forte, tant Heigl se fait constamment voler la vedette par une Laverne Cox magnétique, lumineuse et follement charismatique, qui vampirise l'écran (comme dans Orange is the New Black) malgré un temps de présence moindre.


Pas étonnant alors, qu'à l'instar de Conviction avec la pétillante (et plus convaincante) Hayley Atwell,  la mayonnaise n'est pas prise avec un public ricain confronté à la proposition imposante de chaque networks, et privilégiant certainement l'originalité et la singularité aux shows basiques.
Pas étonnant non plus que CBS, qui avait déjà mis le premier pilote du show au placard en 2015 - avant qu'il ne réapparaisse par magie cette année -, ne porte pas plus de confiance à son sujet (la chaîne avait des " doutes ", blague pourrie totalement assumée).
Définitivement, la belle Katherine Heigl a le flop dans la peau...

Jonathan Chevrier

John Chevrier

Plus ou moins fils spirituel du Dude et du Zohan réunis, cinéphile/cinévore/cinémaniaque convaincu depuis mon premier battement de cils, je voue un culte sans borne à Sylvester Stallone. Biberonné aux séries B, les salles obscures sont mes secondes maisons et je fonds comme un vampire au soleil sans ma dose quotidienne de bonnes péloches.
Mes maîtres absolus : Carpenter, Spielberg, Kubrick, Cameron, Eastwoood, Milius, Mann, Scorcese et Nolan.

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