20th Century Women

[CRITIQUE] : 20th Century Women

 

Réalisateur : Mike Mills
Acteurs : Annette Bening, Greta Gerwig, Elle Fanning, Billy Crudup,...
Distributeur : Mars Distribution
Budget : -
Genre : Drame, Comédie.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h58min.
Synopsis :
Santa Barbara, été 1979.
L’époque est marquée par la contestation et d’importants changements culturels. Dorothea Fields, la cinquantaine, élève seule son fils Jamie. Elle décide de faire appel à deux jeunes femmes pour que le garçon, aujourd’hui adolescent, s’ouvre à d’autres regards sur le monde : Abbie, artiste punk à l’esprit frondeur qui habite chez Dorothea, et sa voisine Julie, 17 ans, aussi futée qu’insoumise…



Critique :



Qu'on se le dise, la grande actrice qu'est Annette Bening se fait beaucoup trop rares sur nos écrans de cinéma depuis quelques années maintenant, ne dépassant jamais plus d'une présence en salles par an, et encore (Danny Collins, son dernier film en date, est passé directement par la case DTV); certainement parce qu'elle ne trouve, à l'instar d'une Meryl Streep qui ne s'arrête pas de tourner pour autant, de rôle à la mesure de son immense talent.



Bonne nouvelle, pour son retour en 2017, madame Warren Beatty à la ville, semble en avoir trouvé un puisqu'elle est la vedette du nouveau passage derrière la caméra du brillant directeur d'acteur Mike Mills (Beginners), 20th Century Women, pour lequel elle partage la vedette avec rien de moins que la fine fleur du cinéma indé US : la sublime Greta Gerwig, Elle Fanning ou encore le mésestimé Billy Crudup.
Véritable histoire à tiroirs sans véritable intrigue mère, qui se laisse porter au gré du vent et de ses personnages finement croqués, le film s'attache à conter les aléas, dans une Amérique en pleine mutation - la fin des 70's - de Dorothea Fields, qui élève seul son fils Jaimie.
Mère aimante, elle décide de faire appel à deux femmes, Abbie, une artiste punk qui habite chez elle, et sa voisine Julie, 17 ans, pour que son adolescent s'ouvre au monde avec un regard au pluriel, sur la vie, la liberté et même l'amour.



Porté par un vent de nostalgie et de mélancolie particulièrement émouvant, doublé d'un portrait humaniste - et féministe pour le coup - enthousiasmant et rafraichissant, 20th Century Women est de ces moments de cinéma à part, une bulle de légèreté aussi étrange qu'attachant, dont il est (très) difficile de ne pas tomber sous le charme.
Feel good movie façon ode à la vie d'une richesse inouï, drôle et poétique à la fois, totalement centré sur une galerie de personnages fantastiques, le film vaut évidemment pour l'interprétation sans fausse note d'un casting vedette totalement voué à sa cause, dominé par une Annette Bening littéralement magnétique, en symbole de liberté et d'originalité, au caractère bien trempé.
Sans forcer son talent, elle incarne avec force et naturel une grande dame du XXème siècle, fascinante dans sa normalité, touchante dans ses fragilités, étourdissante dans son envie de faire du fruit de sa propre chair, un futur homme bien.



Elle est le soleil éclatant de cette balade enchantée sur des héroïnes du quotidien, tendre et absolument irrésistible, qui démontre avec subtilité, que Mike Mills est réellement, l'un des cinéastes les plus sous-estimés du moment.
20th Century Women ou, clairement, l'un des films les plus immanquables du moment dans des salles obscures qui ont rarement paru aussi lumineuses.


Jonathan Chevrier



John Chevrier

Plus ou moins fils spirituel du Dude et du Zohan réunis, cinéphile/cinévore/cinémaniaque convaincu depuis mon premier battement de cils, je voue un culte sans borne à Sylvester Stallone. Biberonné aux séries B, les salles obscures sont mes secondes maisons et je fonds comme un vampire au soleil sans ma dose quotidienne de bonnes péloches.
Mes maîtres absolus : Carpenter, Spielberg, Kubrick, Cameron, Eastwood, Milius, Mann, Scorcese et Nolan.

0 commentaires:

Enregistrer un commentaire

Fourni par Blogger.