Chewing Gum

[FUCKING SÉRIES] : Chewing Gum : Une Série sans Tabou !


(Critique de la première saison)



Une série britannique qui secoue le paysage télévisé comme le font si bien nos voisins outre-Manche.

Chewing gum sous ce titre original on découvre les aventures barrées de Tracey Gordon, une jeune vierge de 24 ans obsédée par Beyoncé qui mène un quotidien bien banal fait ça crise de l’adolescence avec 10 ans de retard, bien décidé à connaître les joies du sexe, dénuée d’éducation en matière d’amour et de sexualité à cause de sa mère; décide de s’affranchir de son éducation religieuse pentecôtiste stricte, et à s’émanciper de la cité de l’East London plus précisément Tower Hamlet un des quartiers les plus pauvres de l’Est Londonien dans laquelle elle a grandi.

Une nouvelle série qui casse les codes de la sexualité féminine.



La série est quasi autobiographique puisque le rôle-titre tenu par la surdoué et déjanté Michaela Coel est également la créatrice et la scénariste, elle adapte son propre one-woman-show éponyme alors intitulé « Chewing gum Dreams », ajoutons d’ailleurs a son cv poétesse, compositrice, chanteuse (d’ailleurs c’est elle qui chante le générique de la série) un véritable phénomène déjà récompensé. Michaela Coel est une révélation qui n’a pas peur du ridicule de son personnage entre stupidité et fougue pour avoir un véritable sens à sa vie dans une quête de liberté.

Chewing gum est tout simplement délirant dès la 1ere minute jusqu’à la dernière, un ton punchy dans un environnement précaire mais égaillé par des personnages haut en couleurs et originaux. 
On s’embarque dans le parcours de la naïve Tracey qui dérape à longueur de journée qui ne regarde pas réellement le monde qui l’entoure comme tout le monde du à son enfance stricte. 
Son entourage est tout aussi délirant et chacun dans un propre univers avec des visions de la vie différente tout aussi farfelues (la jolie meilleure amie fan de SM, le voisin beau gosse poète amateur, une sœur évangile qui adore jouer au ludo).



Règles, masturbation, Michaela Coel ose et n’a pas peur de dépasser les carcans de la télévision un peu comme sa consœur américaine Lena Dunham même si leurs séries reste très différente, elle écrit de manière radicale et osée.
Le plus de Chewing gum est de briser le 4ème mur pour nous aider à comprendre le monde de Tracey qui est inconnu et étrange comme notre monde pour elle.

Brillamment écrite les répliques sont drôles et trashs sans jamais être vulgaire.
Des situations comique constantes (des scènes de sexe particulièrement cocasses) aussi ridicule et grotesque que crédibles pour Tracey qui ignore comment mener sa vie rêvée et même tout simplement, les codes de la vie. 
On s’attache très facilement à Tracey qui détonne dans son quartier par son attitude et son style vestimentaire très particulier garde un optimise en toutes circonstances prenant sa vie en main et faire quelque chose de sa vie et profiter de la vie.



Malgré tout la série dégage un message d’espoir quand on côtoie au quotidien la vie urbaine ou il n’y a aucune occasion à saisir.
Car derrière se titre marrant révèle une histoire plus sombre une critique envers sa société.
Comme le dit la créatrice Michaela Coel « J'y décris un immense HLM, au sommet duquel vivent des anges en sweats à capuche, des sortes de gangsters ailés. Sur une aile, ils portent rêves, espoirs et amitié, et sur l'autre argent, biens matériels et pouvoir. Comme ils n'arrivent pas à voler droit, à trouver le bon équilibre, ils jettent leurs rêves, qui viennent se fracasser sur le sol, des dizaines d'étages plus bas. Et sur lesquels les gens marchent comme sur de vieux chewing-gums… C'est très sombre ! »

Disponible sur netflix depuis octobre 2016, la seconde saison est actuellement en cours de diffusion sur Channel 4, la chaine irrévérencieuse qui a hébergé des séries tout aussi barrées « Misfits, Fresh Meat, Inbetweeners, Shameless.


Alyssa Adjaoui

John Chevrier

Plus ou moins fils spirituel du Dude et du Zohan réunis, cinéphile/cinévore/cinémaniaque convaincu depuis mon premier battement de cils, je voue un culte sans borne à Sylvester Stallone. Biberonné aux séries B, les salles obscures sont mes secondes maisons et je fonds comme un vampire au soleil sans ma dose quotidienne de bonnes péloches.
Mes maîtres absolus : Carpenter, Spielberg, Kubrick, Cameron, Eastwood, Milius, Mann, Scorcese et Nolan.

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