Critiques

[CRITIQUE] : Joyeux Bordel !


Réalisateur : Will Speck et Josh Gordon
Acteurs : TJ Miller, Jason Bateman, Jennifer Aniston, Kate McKinnon, Olivia Munn, Jamie Chung, Coutney B. Vance, Rob Corrdry, Vanessa Bayer,...
Distributeur : Metropolitan FilmExport
Budget : -
Genre : Comédie.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h46min.

Synopsis :
A la tête de l’entreprise familiale, Carole menace de fermer la branche dirigée par son frère fêtard et son équipe de bras-cassés qui pensent plus à s’éclater qu’à faire des bénéfices… Il n’en fallait pas plus à ce dernier pour qu’il leur fixe une ultime mission : organiser dans les bureaux une soirée de Noël totalement épique et hors-norme afin d’impressionner un de leurs plus gros clients convoités et signer un contrat qui pourrait sauver leur boulot.



Critique :






Dans une année 2016 ou la comédie US s'est gentiment réveillé après une saison 2015 un brin ennuyeuse, difficile pour les amateurs de potacheries que nous sommes, de refuser le dessert sous forme d'apothéose qu'incarne Joyeux Bordel; belle promesse d'un moment de cinéma léger et mémorablement déjanté.

Mise en boite par les sympathiques Will Speck et Josh Gordon (la douce comédie Une Famille Très Moderne, le plus barré Balls of Fire), et porté par un casting de talent tellement bandant que s'en est limite indécent (les habitués des réals Jason Bateman et Jennifer Aniston, le fou TJ Miller, la géniale Kate McKinnon, Olivia Munn, Jamie Chung, Coutney B. Vance, Rob Corrdry et Vanessa Bayer); Office Christmas Party - en v.o -, c'est la sucrerie sous ecstasy qui promettait de réveiller un mois de décembre ciné aussi plaisant qu'il est sérieux.




Bonne nouvelle, comme le laissait présager ces excellentes bandes annonces, le nouveau long métrage du tandem Speck/Gordon est un sommet de potacherie totalement assumé (le film est classé R-Rated outre-Atlantique), à la vulgarité et aux excès méchamment jouissifs, s'incrivant directement dans la droite lignée du (trop) méconnu The Night Before de Jonathan Levine, qui relisait avec malice le thème du conte de noël à la sauce adulte.

Tel un Seth Rogen moins bedonnant mais avec la même barbe rousse, TJ Miller domine de la tête et des épaules un ballet du WTF ou le QG d'une compagnie du quartier des affaires de Chicago va se transformer en une fête du personnel clandestine, bourré jusqu'à la gueule de dérapages incontrôlés et de rebondissements rocambolesques comme on les aime.



Foutrement délirant - le mot est faible -, attachant et mené tambour battant sur un tout petit peu plus d'une heure et demie, Joyeux Bordel ne connaît aucune limite et incarne le divertissement régressif parfait, une brillante comédie qui fonctionne à tous les niveaux, une belle surprise qui ne révolutionne jamais le genre mais l'embrasse sans restriction.

Ou le genre de réveillon sur pellicule épique et fandard, pour lequel on pairait franchement très (très) cher pour qu'il prenne vie...


Jonathan Chevrier


John Chevrier

Plus ou moins fils spirituel du Dude et du Zohan réunis, cinéphile/cinévore/cinémaniaque convaincu depuis mon premier battement de cils, je voue un culte sans borne à Sylvester Stallone. Biberonné aux séries B, les salles obscures sont mes secondes maisons et je fonds comme un vampire au soleil sans ma dose quotidienne de bonnes péloches.
Mes maîtres absolus : Carpenter, Spielberg, Kubrick, Cameron, Eastwood, Milius, Mann, Scorcese et Nolan.

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