Critiques

[CRITIQUE] : Vaiana, La légende du bout du Monde


Réalisateur : John Musker et Ron Clements
Acteurs : avec les voix de Cerise Calixte, Anthony Kavanagh, Mareva Galanter...
Distributeur : The Walt Disney Company France
Budget : -
Genre : Animation, Aventure, Comédie, Famille.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h43min.

Synopsis :
Il y a 3 000 ans, les plus grands marins du monde voyagèrent dans le vaste océan Pacifique, à la découverte des innombrables îles de l'Océanie. Mais pendant le millénaire qui suivit, ils cessèrent de voyager. Et personne ne sait pourquoi...
Vaiana, la légende du bout du monde raconte l'aventure d'une jeune fille téméraire qui se lance dans un voyage audacieux pour accomplir la quête inachevée de ses ancêtres et sauver son peuple. Au cours de sa traversée du vaste océan, Vaiana va rencontrer Maui, un demi-dieu. Ensemble, ils vont accomplir un voyage épique riche d'action, de rencontres et d'épreuves... En accomplissant la quête inaboutie de ses ancêtres, Vaiana va découvrir la seule chose qu'elle a toujours cherchée : elle-même.


Critique :



Entre deux adaptations live de son très (trop ?) riche catalogue, voir la firme aux grandes oreilles perdurer avec entrain sa tradition d'offrir à nos chères petites têtes blondes - mais pas que - une péloche animée au moins une fois par an, a ce petit côté old school férocement salvateur au sein d'une production annuelle bourrée jusqu'à la gueule de blockbusters en tous genre.

Si la maestria scénaristique et visuelle de Zootopie en aura marqué plus d'un (des classiques instantanés comme celui-ci, on en voudrait presque tous les mercredis), on fondait logiquement énormément d'espoir en Vaiana, nouveau conte sur grand écran signé par le duo magique Ron Clements/John Musker, papas - entre autres - de La Petite Sirène et d'Aladdin.



Maîtres d'une animation dite plus traditionnelle, usant habillement d'histoires fantastiques pour mieux y injecter un propos humaniste et une poésie aussi enchanteresse qu'émouvante, le tandem, fer de lance du second âge d'or de Disney (fin des 80's - milieu des 90's), perpétuent avec leur dernier essai, l'esprit si familier de la maison des rêves avec une aventure maritime sous fond de fable écologico-initiatique maligne et séduisante.
Cohérente et intemporelle, l'oeuvre pioche de-ci de-là chez le cousin asiatique Ghibli (on pense beaucoup à Princesse Mononoké, autant pour sa mythologie naturelle que pour son message écologique puissant), le petit frère Pixar (l'aspect buddy movie du duo Vaiana/Maui, codes remis au goût du jour par la firme à la lampe depuis Toy Story), mais avant tout et surtout, dans la filmographie même de son tandem de réalisateurs/scénaristes.

Impossible en effet, de ne pas penser à la princesse des mers Ariel dans le rapport à l'océan qu'a Vaiana, personnage à part entière de l'histoire, cadre faussement monotone aussi mystérieux qu'imposant, dont l'existence en constant renouvellement en fera le paysage parfait pour la quête initiatique de son héroïne vedette.
Dite héroïne qui, sous ses contours de " princesse " moderne en pleine émancipation, autant finement croqué qu'elle est irrésistiblement craquante - et ce dès ses premières scènes -, rappelle au bon souvenir d'Aladdin par sa témérité et sa débrouillardise; tout comme le mégalomane fantasque Maui, demi-Dieu qui n'a rien à envier au Génie de feu Robin Williams.



Comme une parfaite synthèse de leur cinéma, Clements et Muker font de Vaiana, La légende du bout du Monde le plus beau Disney de ses vingt dernières années - avec Zootopie -, une oeuvre sensible, méticuleuse et esthétiquement remarquable, doublé d'un vrai hommage à la culture des peuples du Pacifique.
Ajouter à ça un bestiaire riche et impressionnant, des chansons entraînantes (meilleures en v.o cela dit) et un humour burlesque plutôt bien senti (le poulet Hey hey est un sidekick génial), et vous aurez compris que le renouveau opéré par la major la plus puissante d'Hollywood depuis Raiponce, n'a décemment pas fini de nous émerveiller dans les salles obscures...


Jonathan Chevrier



John Chevrier

Plus ou moins fils spirituel du Dude et du Zohan réunis, cinéphile/cinévore/cinémaniaque convaincu depuis mon premier battement de cils, je voue un culte sans borne à Sylvester Stallone. Biberonné aux séries B, les salles obscures sont mes secondes maisons et je fonds comme un vampire au soleil sans ma dose quotidienne de bonnes péloches.
Mes maîtres absolus : Carpenter, Spielberg, Kubrick, Cameron, Eastwoood, Milius, Mann, Scorcese et Nolan.

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