Camille Delamarre

[CRITIQUE] : Le Transporteur Héritage

 

Réalisateur : Camille Delamarre
Acteurs : Ed Skrein, Ray Stevenson, Loan Chabanol, Gabriella Wright,...
Distributeur : Europa Corp Distribution
Budget : -
Genre : Action.
Nationalité : Français, Chinois.
Durée : 1h37min.

Synopsis :
Frank Martin, un ex-mercenaire des forces spéciales, est aujourd’hui spécialisé dans le transport de colis top secrets pour des clients pas toujours recommandables.
Alors que son père lui rend visite dans le Sud de la France, Frank se retrouve entraîné dans un braquage par Anna, cliente mystérieuse et manipulatrice, et ses trois partenaires. Précipité au cœur d’une vendetta impitoyable menée par ces quatre femmes fatales, et tandis que l’ombre de la mafia russe plane sur la Riviera, Frank devra plus que jamais faire appel à ses talents de pilote et de séducteur.


Critique :



Dans la catégorie franchise usée plus que de raison et issue du giron beaucoup trop riche en séries B faciles de chez Europa Corp, celle du Transporteur a la double casquette assez lourde de pierre fondatrice et d'exemple à ne jamais suivre.

Pierre fondatrice puisque avec les premiers Taxi, Le Transporteur premier du nom à permit à la firme de tonton Besson de connaitre l'un de ses plus gros succès tout autant que de mettre un peu plus la lumière sur le talent de botteur de cul de Jason " Fucking " Statham, qui se payait le statut d'actionneur réducteur après s'être pourtant illustré de la plus belle des manières chez Guy Ritchie (Arnaques, Crimes et Botanique mais surtout Snatch).


Exemple à ne jamais suivre car même si le premier opus incarnait sans conteste une des péloches d'action les plus sympathique et mieux foutu de l'hexagone, le reste de la franchise - également douloureusement étendue sur le petit écran - n'a fait que tirer vers le bas un concept original par ailleurs calqué par bon nombres de films Europa Corp par la suite (Audi, castagne, méchant caricatural à flinguer et nana à sauver).

Alors imaginez l'état d'esprit du cinéphile lambda face à l'annonce de la mise en route d'un reboot de la franchise cornaqué par le nouveau yes man number one du studio avec Olivier Megaton, Camille Delamarre (monteur sur Le Transporteur 3 et auteur du correct remake-copier/coller de Banlieue 13, Brick Mansions), mais surtout sans le (gros) point fort de la trilogie originale, la présence en vedette du tataneur fou Statham.

Pas forcément emballant à la vue du nouveau Frank Martin, Ed Skrein, - futur vilain majeur du Deadpool de Tim Miller -, Le Transporteur Héritage (qui assume complétement sa volonté de renouveau pompé sur la franchise Jason Bourne) suit donc une nouvelle aventure de cet ex-mercenaire des forces spéciales aujourd’hui spécialisé dans le transport de colis top secrets pour des clients pas toujours recommandables.
Alors que son père lui rend visite dans le Sud de la France, Frank se retrouve entraîné dans un braquage par Anna, cliente mystérieuse et manipulatrice, et ses trois partenaires.


Précipité au cœur d’une vendetta impitoyable menée par ces quatre femmes fatales, et tandis que l’ombre de la mafia russe plane sur la Riviera, Frank devra plus que jamais faire appel à ses talents de pilote et de séducteur...

Fort heureusement, et c'est bien là une grande victoire en soit, Le Transporteur Héritage est incontestablement bien mieux shooté et divertissant que la piteuse version télévisée porté par le peu charismatique Chris Vance.

Classique et burné comme toute série B qui se respecte, le film de Camille Delamarre dont l'introduction ressemble comme deux gouttes d'eau ou presque au Transporteur 2 (pas un bon point puisque moins réussite), s'inscrit dans la droite lignée de la franchise en proposant un divertissement décomplexé, barré et sexy juste ce qu'il faut, solidement mis en scène et bourré jusqu'à la gueule de scènes de fights histoire de boucher les trous d'un script rachitique, prévisible (on recycle encore et encore les thèmes chers au prods Europa Corp : les putes, les Audi, la bagarre,...) et pas toujours crédible.


Dans la peau du nouveau Martin, si l'athlétique Ed Skrein n'a rien a envié aux aptitudes du Stath', il s'avère néanmoins bien moins charismatique et viril que l'Expendable au jeu bien plus consistant et captivant.
Au milieu des sublimes Gabriella Wright, Loan Chabanol et Tatiana Pajkovic, on notera également la présence sympathique et cynique du follement mésestimé Ray Stevenson, dans le rôle du paternel de Frank Martin.

Joliment rythmé et joliment pimenté par quelques scènes d'action bien troussées (les courses poursuites rappellent celles de Taken mais surtout celles des Taxis, Marseille oblige), maladroitement édulcoré pour toucher un plus large public (ça manque un peu d'hémoglobine) mais bien loin de la catastrophe redouté avant sa vision, Le Transporteur Héritage incarne une série B sympathique et dynamique qui ne pète pas trois pattes à un canard mais qui répond parfaitement à sa seule ambition : divertir un spectateur qui n'en demandera décemment pas plus.

Lucky Luc Besson peut dormir sur ses deux oreilles et continuer à compter les billets, la franchise Transporteur semble avoir encore de beaux jours devant elle...


Jonathan Chevrier

John Chevrier

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