Brad Peyton

[CRITIQUE] : San Andreas


Réalisateur : Brad Peyton
Acteurs : Dwayne Johnson, Carla Gugino, Alexandra Daddario, Paul Giamatti,...
Distributeur : Warner Bros. France
Budget : -
Genre : Action, Aventure Thriller.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h54min.

Synopsis :
Lorsque la tristement célèbre Faille de San Andreas finit par s'ouvrir, et par provoquer un séisme de magnitude 9 en Californie, un pilote d'hélicoptère de secours en montagne et la femme dont il s'est séparé quittent Los Angeles pour San Francisco dans l'espoir de sauver leur fille unique. Alors qu'ils s'engagent dans ce dangereux périple vers le nord de l'État, pensant que le pire est bientôt derrière eux, ils ne tardent pas à comprendre que la réalité est bien plus effroyable encore…




Critique :


Depuis le début de sa campagne promotionnelle, San Andreas - loin d'être l'adaptation du célèbre opus de la franchise de jeux-vidéos culte GTA -, annonce une péloche catastrophe dans la droite lignée des films signés par les maîtres du Kaboom, Michael Bay et Roland Emmerich.

Soit de purs moments de cinéma pétaradants, conçu uniquement pour divertir et visant à en mettre plein la vue aux cinéphiles ne demandant - pour la plupart - que cela.
Du cinoche popcorn, sans script et un brin limité (pour être poli) mais musclé aux SFX et bandant comme ce n'est pas permis.


Et si Dwayne Johnson a déjà marqué le genre de son imposante empreinte ses dernières années (les trois derniers Fast and Furious, No Pain No Gain de tonton Bay justement), on était assez excité de voir le viagra des franchises se la donner en solo dans un divertissement produit uniquement pour sa personne, et signé par un cinéaste qui le connait bien, Brad Peyton (réalisateur de Voyage au Centre de la Terre 2, et bientôt du troisième opus).

Avec un propos scientifique light mais légitimant et crédibilisant juste qu'il faut son intrigue (la fameuse faille de San Andreas, qui fait frémir les sismologues du monde entier), San Andreas donc, suit l'histoire de Ray, papounet courage qui a pour job le métier pas si évident de pilote d'hélicoptère de secours en montagne.

Mais lorsque la tristement célèbre Faille de San Andreas finit par s'ouvrir, et par provoquer un séisme de magnitude 9 en Californie, le bonhomme va devoir remuer ciel et terre - même si ils se remuent bien tout seul sans lui -; pour sauver son ex-femme et sa fi-fille adorée.


Avec son ex-compagne, ils quittent Los Angeles pour San Francisco dans l'espoir de sauver le produit de l'amour, et alors qu'ils s'engagent dans ce dangereux périple vers le nord de l'État, pensant que le pire est bientôt derrière eux, ils ne tardent pas à comprendre que la réalité est bien plus effroyable encore...

Boouuuyyaaahhh !

Porté par un script torché absurde à l'arrache sur un feuille de papier cul Lotus (et juste le recto), à la prévisibilité effarante et dont tous les rebondissements sont prédis dix minutes à l'avance, San Andreas accumule les clichés faciles, les dialogues tout aussi simplistes que la morale finale dans un gloubi-boulga mollement mis en scène et patriotique à outrance (dit patriotisme abusif que n'aurait décemment pas renié Michael Bay).

Une surprise en soit ?
Pas vraiment, tant le nouveau long métrage de Brad Peyton n'est clairement pas taillé dans la roche de ceux produits pour faire une razzia sans nom dans les cérémonies de remises de prix.


San Andreas, c'est le genre de péloche inoffensive et peu originale balancée dans les salles obscures mondiales en pleine période estivale dont l'unique but est de t'en mettre plein la tronche dans ballet d'explosions et de moments de bravoures à la limite de l'épuisement.

Une fois que tout spectateur accepte cette proposition de cinéma calibrée, il peut alors jouissivement se laisser emporter par un divertissement fleurant bon la destruction massive et le " everything is possible in America ".

Reprenant à la lettre tous les ingrédients du film catastrophe, savoureusement invraisemblable - tout comme Fast and Furious 7 - alignant les séquences héroïques à la pelle tout autant que les scènes de destructions massives aux effets spéciaux franchement réussis, en tout bon film popcorn à l'ambiance apocalyptique qui se respecte, San Andreas est une série B qui fait finalement joliment le job notamment grâce à l'interprétation impliqué d'un Dwayne Johnson des plus convaincants en Superman du quotidien, pour qui la famille est ce qu'il y a de plus important - avec ces muscles.


Du pur film Kaboom, spectaculaire, visuellement impressionnant et sans temps morts.
Pas suffisant n'empêche pour détrôner les vrombissants L’Ère d'Ultron, Fast and Furious 7 et surtout Mad Max : Fury Road.

Mais pour les amoureux du cinéma du Rock, voilà un nouveau potentiel objet de culte qui pourrait fièrement trôner dans une DVDthèque.


Jonathan Chevrier


John Chevrier

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