Critiques

[CRITIQUE] : Une Merveilleuse Histoire du Temps


Réalisateur : James Marsh
Acteurs : Eddie Redmayne, Felicity Jones, Tom Prior, Sophie Perry,...
Distributeur : Universal Pictures Releasing France
Budget : -
Genre : Biopic, Romance, Drame.
Nationalité : Britannique.
Durée : 2h03min.

Synopsis :
1963, en Angleterre, Stephen, brillant étudiant en Cosmologie à l’Université de Cambridge, entend bien donner une réponse simple et efficace au mystère de la création de l’univers. De nouveaux horizons s’ouvrent quand il tombe amoureux d’une étudiante en art, Jane Wilde. Mais le jeune homme, alors dans la fleur de l’âge, se heurte à un diagnostic implacable : une dystrophie neuromusculaire plus connue sous le nom de maladie de Charcot va s’attaquer à ses membres, sa motricité, et son élocution, et finira par le tuer en l’espace de deux ans.
Grâce à l’amour indéfectible, le courage et la résolution de Jane, qu’il épouse contre toute attente, ils entament tous les deux un nouveau combat afin de repousser l’inéluctable. Jane l’encourage à terminer son doctorat, et alors qu’ils commencent une vie de famille, Stephen, doctorat en poche va s’attaquer aux recherches sur ce qu’il a de plus précieux : le temps.
Alors que son corps se dégrade, son cerveau fait reculer les frontières les plus éloignées de la physique. Ensemble, ils vont révolutionner le monde de la médecine et de la science, pour aller au-delà de ce qu’ils auraient pu imaginer : le vingt et unième siècle.


Critique :

Eddie Redmayne, pour beaucoup certainement, ce nom ne disait pas grand chose avant ce dimanche et la dernière cérémonie des Golden Globes ou le bonhomme, à la surprise générale, avait réussi a choper une statuette amplement mérité de meilleur acteur dans un film dramatique, au nez et à la barbe de nombreux favori comme Benedict Cumberbatch (pour Imitation Game) ou encore Steve Carell (pour Foxcatcher).

Pourtant, force est d'admettre que le jeune rouquin en est, à l'instar des précieux Domnhall Gleeson et Jack O'Connell, de la nouvelle garde d'un cinéma britannique qui ne s'est jamais aussi bien porté depuis longtemps.
Mieux, aux vues de ses futurs projets, on ne peut que prétendre à ce que 2015 soit l'année du Eddie.


Une Merveilleuse Histoire du Temps tout d'abord, qui risque de lui offrir sa première nomination aux oscars d'ici quelques semaines, l'extrêmement attendu Jupiter Ascending des Wachowski dans lequel il devrait vraisemblablement incarner un méchant (la classe) et l'ambitieux The Danish Girl, un biopic dont le tournage devrait prochainement débuter, et ou il se glissera, sous la houlette de Tom Hooper (qui l'avait déjà dirigé dans le magnifique Les Misérables), dans la peau d'Einar Wegener, peintre à avoir été le premier homme à avoir changer de sexe.

Bref, tout pour le mettre, de nouveau, dans une bonne position pour une potentielle seconde course aux statuettes...

Mais revenons-en à nos moutons et à The Theory of Everything donc, titre en v.o de cette Merveilleuse Histoire du Temps (excellent titre vf pour une fois, well done Universal) signé James Marsh (l'excellent Shadow Dancer), biopic consacré à l'un des plus grands génies du vingtième siècle, Stephen Hawking, célèbre physicien paralysé et emprisonné dans - et par - son corps à cause de la maladie de Charcot, une dystrophie neuromusculaire, qui aura su rendre l'astrophysique plus " abordable " à tous.

L'histoire débute en 1963, année ou, en Angleterre, le jeune et brillant Stephen est encore étudiant en Cosmologie à l’Université de Cambridge, là ou il entend bien donner une réponse simple et efficace au mystère de la création de l’univers.
De nouveaux horizons s’ouvrent à lui quand il tombe amoureux d’une étudiante en art, Jane Wilde.
Mais le jeune homme, alors dans la fleur de l’âge, se heurte à un diagnostic implacable : une dystrophie neuromusculaire plus connue sous le nom de maladie de Charcot va s’attaquer à ses membres, sa motricité, et son élocution, et finira par le tuer en l’espace de deux ans.


Grâce à l’amour indéfectible, le courage et la résolution de Jane, qu’il épouse contre toute attente, ils entament tous les deux un nouveau combat afin de repousser l’inéluctable.
Jane l’encourage à terminer son doctorat, et alors qu’ils commencent une vie de famille, Stephen, doctorat en poche va s’attaquer aux recherches sur ce qu’il a de plus précieux : le temps.
Alors que son corps se dégrade, son cerveau fait reculer les frontières les plus éloignées de la physique.

Ensemble, ils vont révolutionner le monde de la médecine et de la science, pour aller au-delà de ce qu’ils auraient pu imaginer : le vingt et unième siècle....

Sans mauvaise langue aucune, avec un pitch pareil, si Une Merveilleuse Histoire du Temps avait été pondu par Hollywood la putain, il est presque certain que les cinéphiles et spectateurs endurcis que nous sommes auraient eu affaire en salles à un bon gros mélo dégoulinant emballé dans un papier cadeau de pathos de supermarché, totalement voué à être balancé dans les miches des votants aux Oscars, histoire de faire vibrer plus que de raison, leurs cœurs d’artichaut.

Non pas que nous ne sommes pas clients de ce genre de productions (quoique...), mais un traitement aussi académique et facile n'aurait clairement pas rendu justice à l'histoire d'un homme extraordinaire, qui aura su déjouer tous les pronostics médicaux pour faire exploser sa rage de vivre sous le poids imposant d'une épée de Damoclès indésirée, constante et dévastatrice.


Sans réelle intrigue (gros tour de force la encore!), le film incarne un récit fascinant étalé sur plus de trente ans, consacré à un aventurier à l'esprit libre mais au corps enchainé, pétrit de charme et de volonté face à la dureté de la vie et de dame nature.
Un récit entre humour, drame et sentiments face aux situations les plus déchirantes et tragiques (la progression de la maladie est méticuleusement décortiquée), et raconté sous l'angle bouleversant de sa romance avec Jane Wilde - sa première compagne -, sans pour autant occulter les importants travaux scientifiques du bonhomme.

Une love story en apparence banale, entre deux jeunes adultes fraichement cloués au banc de la fac, qui va vite devenir une puissante romance entre deux amants faisant fit des différences et de la maladie, luttant contre la douleur et les frustrations pour mieux exister et nourrir la flamme de l'espoir.

Littéralement à fleur de peau, aux émotions brutes mais follement sincères, porté une caractérisation des personnages pertinentes et sensibles ainsi que par une mise en scène pleine de délicatesse et inspirée d'un James Marsh au meilleur de sa forme, le métrage vaut surtout son pesant de popcorn pour la prestation totalement habitée de son duo-titre.



Eddie Raymane en tête, tant il crève littéralement l'écran dans le corps brisé mais lucide d'Hawking - sans aucun doute le plus grand scientifique de ces cinquante dernières années -, aux capacités aussi hors du commun que son destin.

Une performance d'une justesse démentielle loin d'être complaisante et à des années lumières de la puérile démonstration, qui démontre tout le talent électrisant du jeune comédien.

A ses côtés, la charmante Felicity Jones est impeccable et tout en intériorité dans la peau de la remarquable Jane Wilde - dont ses Mémoires ont servis de canevas au film -, étudiante en poésie devenu femme courage qui n'a jamais cessé d'aimer l'amour de sa vie, même sous le faible prétexte qu'il soit bouffé par la maladie.
A l'annonce tragique du déclin physique de l'être qu'elle aime, c'est elle qui va prendre en main la situation et véritablement se transformer en un soutien indéfectible et infaillible.

L'incarnation de l'amour dans ce qu'il a de plus pur, de plus vrai, sans préjugé ni aucune limite.


Magistrale leçon de vie et éloge de la combativité doublée d'une magnifique histoire d'amour comme on en fait que trop rarement, certes un poil trop linéaire mais qu'importe, Une Merveilleuse Histoire du Temps est une sublime et intense claque qui vous retournera le cœur et trottera dans votre esprit longtemps après sa vision.

Un souffle d'optimisme épique et salvateur, un billet gratuit et sans détour pour les étoiles chères au génie de la cosmologie...

Ou ce qu'on appelle tout simplement par chez nous, un pur chef d’œuvre.


Jonathan Chevrier

John Chevrier

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