Critiques

[CRITIQUE] : Planes


Réalisateur : Klay Hall
Acteurs : Avec les voix de Dane Cook, Priyanka Chopra, Julia Louis-Dreyfus, Stacy Keach,...
Distributeur : The Walt Disney Company France
Budget : 50 000 000 $
Genre :  Animation.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h32min.

Synopsis :

Chaque jour, alors qu’il pulvérise des traitements agricoles sur les récoltes, le petit avion de ferme Dusty se prend à rêver qu’il pourrait voler en compétition au milieu des avions les plus rapides au monde. Seulement voilà, il n’a pas vraiment le gabarit d’un champion, et en plus, il est sujet au vertige ! Comme il n’est pas du genre à renoncer, Dusty fait appel à Skipper, un as de l’aéronavale, pour l’aider à se qualifier lors des éliminatoires du Grand Rallye du Tour du Ciel et ainsi défier sur son terrain Ripslinger, le redoutable tenant du titre. Et c’est au-dessus du monde de CARS, avec l’aide d’une hilarante flottille de casse-cou volants venus des quatre coins de la planète, que Dusty va déployer ses ailes pour relever, sous les yeux des spectateurs du monde entier, le plus grand défi de sa vie...


Critique :

Aussi sympathique soit-il, Cars est pourtant sans aucun doute l’œuvre Pixar la plus gangbangisé de leur catalogue, de plus en plus salement franchisé.

Après une série dérivée entièrement basée sur les délires plus ou moins agaçants - du plus ou moins agaçants - Martin, et une suite totalement foiré encore une fois à la gloire du dit sidekick de Flash McQueen, voilà donc que débarque Planes, spin-off dirigé par les pas forcément doués de chez DisneyToon Studios, et qui remplace les bolides à quatre roues par des avions.

Bonjour le film purement " produit ", qui sert bien plus à vendre du jouet aux petits garçons du monde entier, qu'à faire évoluer un tant soit peu le cinéma d'animation.
Surtout qu'il faut rappeler qu'au départ, le dit-film était uniquement produit pour le marché de la vidéo...

Salement handicapé par un budget hautement microscopique comparé aux mastodontes Pixar (à peine cinquante millions de billets vert, soit le cachet moyen de tonton Johnny Depp de chez Mickey), Planes n'est qu'une pâle copie cheap et bas du front du Cars original, difficilement défendable tant il accumule avec un certain plaisir sadique, les mauvais points.


Calqué sur les aventures du sympathique Flash, Dusty l'avion peureux, rêve de devenir un champion du ciel et d'intégrer l'US Air Force, et pour se faire, il fera tout pour se qualifier au " Grand Rallye du Tour du Ciel " (Flash lui, rêvait d'être également un champion, et de remporter la fameuse Piston Cup).
Pour l'aider dans sa tâche, une pléthore de personnages secondaires l'accompagneront et graviteront autour de lui (le mentor vétéran, la dépanneuse, le con-con sympatoche, la nana d'un autre univers qui devient très vite un love-interest,...), personnages d'ailleurs étonnement attachants malgré leur traitement uber classique.

Sans ambition artistique, minimaliste, pauvre visuellement et pas franchement aidé par une 3D inutile et un score peu marquant, la bande est d'une simplicité dramatique affligeante, plombée par une morale finale abject (les ploucs sympathiques sont des vainqueurs, les perdants sont des bouseux que l'on doit mépriser) et quelques clichés assez absurdes (le ton est foncièrement machiste, et les étrangers ici sont soit ridicules, soit bourrés de stéréotypes).

Si il est difficile de trouver des points positifs à un film dont on est loin d'être le public cible (quoiqu'un film de merde reste un film de merde, que l'on est sept ou soixante dix-sept ans), - dit public qui se doit d'être très, très jeune pour réellement ne pas avoir la gerbe en sortant de la salle -, il l'est encore plus pour un métrage produit uniquement dans le but de vendre du produit dérivé en masse.


Film pour mioches certes mais mauvais film quand même, on se reportera donc sur Turbo la semaine prochaine, pour prendre un tant soit peu de plaisir avec une bande animée.
Quoique, quand on y réfléchit un peu, le nouveau Dreamworks reste tout de même assez proche dans son fond, de Cars...

Pire que le déjà très moyen Monstres Academy, Planes ne vaut clairement pas le déplacement, et ne ce doit d'être mater que chez soi, en DVD, pour limiter un tant soit peu le désastre qu'il incarne.
Pour info, Disney - qui n'a pas assez engrangé de billets vert avec jusqu'à maintenant à priori -, aurait déjà programmé une suite le concernant, Planes : Fire and Rescue, en salles l'été prochain.

Décidément, quand on a une mauvaise idée follement lucrative à Hollywood, on ne perd pas de temps pour la franchisée...


Jonathan Chevrier

John Chevrier

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