Barbara Hershey

[CRITIQUE] : Insidious : Chapitre 2


Réalisateur : James Wan
Acteurs : Patrick Wilson, Rose Byrne, Barbara Hershey,...
Distributeur : Sony Pictures Releasing France
Budget : 5 000 000 $
Genre :  Epouvante-Horreur.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h45min.

Synopsis :
Après tout ce qu’elle a affronté, la famille Lambert s’efforce de reprendre une vie normale, mais le monde des esprits semble en avoir décidé autrement.
Josh et Renai vont tenter de découvrir le secret qui les relie au terrifiant monde des esprits.


Critique :

Qu'on se le dise, si les immenses John Carpenter, Tobe Hooper et Wes Craven, ont attendus des lustres pour qu'un potentiel descendant pointe le bout de son nez pour reprendre le fébrile flambeau du cinéma de genre, depuis l'arrivée tonitruante de James Wan dans le paysage du septième art actuel, ils peuvent tous dormir tranquille.

Tout comme eux, le bonhomme a cornaqué une péloche salement culte (Saw), qui s'est vu gangbangisé en franchise, qu'il a également produite.
Tout comme eux, même sous les appels incessants d'Hollywood, il aura jouit pendant longtemps du statut d'artisan indépendant, mais surtout, tout comme eux, il peut d'avoir une fan base hardcore et solide, qui lui permet de casser la baraque au box-office au moment ou on l'attend le moins.

Triomphe surprise de 2011, aussi bien critique que public, Insidious premier du nom, se voit donc offrir une suite, pas forcément utile il est vrai (ni désiré, que ce soit par nous ou même par Wan), mais intéressante vu le climax de l’œuvre original, savoureusement bandant et ouvert.
Première suite d'un des succès qu'il dirige lui-même, le James a également vécu une autre " première fois " avec ce second chapitre, celle de retours négatifs de la part d'une presse ricaine d'habitude complètement vouée à sa cause.


Taxé de peu originale et de très convenue (mais aussi de très paresseux), difficile de ne pas être entièrement d'accord avec ces deux avis unanimes après vision, tant de tout son long, Insidious : Chapitre 2 sent la paresse scénaristique à plein nez, comparé à son tout récent Conjuring - Les Dossiers Warren qui lui, réussissait la prouesse d'apporter une vision assez novatrice et originale dans un genre pourtant ultra-balisé, sans pour autant signer le script de la décennie.

Reliant (trop) facilement les deux chapitres entre eux - notamment dans son climax -, cette suite ne va jamais plus loin que ce que le premier opus avait déjà su, brillamment, arpenter via il est vrai, une mythologie et un univers foutrement bien référencé.

Simpliste, Insidious 2, tourné salement à la va-vite, prouve dès sa première bobine de pellicule qu'il est le rejeton bien plus désiré par un studio avide de billets vert, que par son papa cinéaste talentueux et intègre.
Du coup, même avec un matériau de base assez fade et un moral un poil à zéro (l'esprit du cinéaste était déjà ailleurs... genre aux côtés de Vin Diesel quoi), le Wan fait le job, non sans une certaine efficacité.

Le metteur en scène sait pertinemment depuis plus d'une décennie, ce que le spectateur veut en allant voir un de ses films - soit subir un max de sensations fortes -, et à défaut de le bouleverser avec le scénar horrifique du siècle, il va lui en mettre plein la poire et les mirettes, dans un festival de frayeurs et de jump-scares détonants, follement efficace et rythmé sans aucun temps morts.


Ne ménageant jamais sa peine ni son spectateur - quoique l'on a droit ici à un spectacle un peu moins jouissivement éprouvant que pour Conjuring -, via une tension de chaque instant et une ambiance salement macabre, le cinéaste use de toute sa grammaire cinématographique pour séduire, notamment via quelques scènes plutôt malines (celle du found footage notamment, rappelant également son précédant long).

Faisant - une fois encore -, beaucoup avec peu, Wan, aidé par une équipe technique totalement dévoué à sa cause (notamment un indispensable Patrick Wilson, devenu depuis un fidèle du réalisateur australien), emballe un divertissement efficace et appliqué, à l'esthétique inattaquable (sublime photo, idem pour le score super flippant), et à l'horreur aussi classique que maitrisé et judicieusement dosé.

Sympathique et bien foutu même si, au fond, assez décevant, Insidious : Chapitre 2 se laisse donc mirer sans déplaisir malgré son manque évident de prise de risque et d'originalité.


Film de transition entre une œuvre personnelle et murement pensée (Conjuring) et un désir sincère de passer à autre chose (Fast and Furious 7), cette suite est un poil bancal même si elle fonctionne parfaitement bien comparé à la majeure partie des autres péloches horrifiques récemment distribuées en salles.

Preuve, si besoin était, que même avec un script limité et peu inspiré, le nouveau maitre de l'horreur James Wan est capable de faire de (très) bonne chose.

De quoi nous laisser très rêveur en imaginant de quoi il serait capable avec le nouvel épisode de la franchise Fast and Furious...


Jonathan Chevrier

John Chevrier

1 commentaires:

  1. J'ai aimé le premier et adoré le deuxième. On en apprend davantage sur le grand méchant de l'histoire dont la personnalité très dérangée a des chances de se faire un nom parmi les psychopathes du grand écran. J'attends beaucoup d'Insidious 3, même si je crains qu'Hollywood n'en fasse une franchise qui tourne au grand n'importe quoi, comme Saw et Paranormal Activity.

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