Adam Sandler

[CRITIQUE] : Copains pour Toujours 2


Réalisateur : Denis Dugan
Acteurs : Adam Sandler, Kevin James, Chris Rock, David Spade, Maya Rudolph, Salma Hayek, Maria Bello, Taylor Lautner, Milo Ventimiglia, Steve Austin, Shaquille O'Neal,...
Distributeur : Sony Pictures Releasing France
Budget : -
Genre : Comédie.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h41min.

Synopsis :
Espérant offrir une vie plus équilibrée à sa famille, Lenny quitte l’hystérie de Hollywood et revient s’installer dans la petite ville où il a grandi. Pourtant, entre ses anciens amis, leurs enfants, les grandes brutes et les petits excités, les chauffeurs de bus fous, les flics bourrés à skis et les 400 invités d’une fête costumée complètement déchaînés, il va vite découvrir que même si vous fuyez la folie, parfois, elle vous poursuit où que vous alliez…


Critique :

Citer Adam Sandler à une pléthore de spectateurs français lambdas, c'est un peu comme leur demander " Ou est Charlie ? ", sans qu'aucun d'entre eux n'est la foutue volonté de chercher une seule seconde le dit popotin du lascar dans sa BD, et ce même si tu leurs offrais à tous sa collection complète.

Dire donc que par chez nous le gars est inconnu - ou presque - au bataillon, est un doux euphémisme.
En même temps comment se la jouer surpris devant un peuple qui se paluche allégrement sur du Kev Adams et autres Joséphine Ange Gardien, en prétendant qu'ils incarnent les Vraies valeurs de l'humour à la française, qui a tout pour nous rendre fier.

Moi perso tout ça, c'est loin d'être ma came, pour être poli je dirais tout simplement que cela me colle des plaques de boutons plus qu'autre chose, chacun ses faiblesses de petites natures quand on est cinéphiles, si on peut dire.


Biberonné durant toute ma plus tendre enfance à l'humour décadent du Saturday Night Live - SNL pour les intimes -, j'ai été façonné en tant que cinéphile par le comique made in America, le Vrai, que je n'aurais aucun mal a proclamé comme le Best in The World, si la frayeur d'une potentielle révolte des lecteurs de cette critique - loin d'être tous pro péloches d'humour US j'en suis sur -, ne me faisait pas un chouïa frémir.

Fer de lance du SNL durant les années 90, Adam Sandler c'est vingt six-films sur dix huit piges - la majeure partie des immanquables de la drôlerie conne et trash -, dont pile poil la moitié ont dépassés la barre symbolique des 100 millions de billets vert au box-office.
Qu'on se le dise dans le genre comédie, y'a pas à tortiller du cul, personne n'est plus triomphant que lui dans le business.
Une vraie institution outre-Atlantique, à la fois adulée des fans et cible favorite de la critique - souvent à tort (excepté pour son récent et affreux Jack & Julie) -, qui s'est pourtant bâtie sur un sacré enchainement d'idées originales, jamais franchisées jusqu'à... aujourd'hui !

En effet, Copains pour Toujours 2 est sa première suite en vingt-sept long métrages maintenant, un écart que le public ne lui a pas vraiment reprocher vu que le film, comme ce fut le cas pour le premier opus, a également fait péter la barre des cent millions de dollars un peu plus tôt cet été, devant les mastodontes Pacific Rim, White House Down ou encore Lone Ranger, tous sorties durant la même période.


Toujours signé par son fidèle complice Dennis Dugan et avec toujours au casting la même clique de vieux potes du bonhomme - Chris Rock, David Spade du SNL et Kevin James, l'excellent Rob Schneider, qui est de presque tous les films de Sandler, manquant cette fois à l'appel -, cette suite direct de l’œuvre originale conte donc les nouvelles aventures de ses amis d'enfances et de leurs familles respectives, vivants désormais tous dans la ville qui les avait vu grandir.
Avec comme lettre motive que vieillir ne veut pas forcément dire devoir grandir, la joyeuse bande va enchainer les péripéties tordantes, tout en jonglant avec les délires adolescents de rejetons ayant tous bien grandit, et une fratrie Universitaire les ayant méchamment pris en grippe...

Si son pitch est hautement simpliste - comme toute bonne comédie de la filmo Sandler -, et un chouïa moins poussé que le film précédent - les bases étant déjà installées -, l'humour potache et décomplexé lui, y est nettement plus présent, notamment grâce à l'extrême David Spade, que rien n'effraie, et à une pluie de seconds-rôles incroyablement jouissifs et savoureux (Shaquile O'Neal, Taylor Lautner, Steve Austin, Milo Ventimiglia, Steve Buscemi et une tonne de comiques du SNL et des habitués du Sandler-verse).

Hilarant, foutrement nostalgique, pétris de bons sentiments et au final vraiment dément, la bande est exactement dans la même veine que l'excellent premier opus, pas meilleur et encore moins inférieur, juste tout aussi génial.
Voilà tout...


Je sais c'est court tout ça, et je pourrais t'en dire plus, comme par exemple le fait que le Shaq se sert de Milo " Heroes " Ventimiglia comme d'un ballon de basket et qu'il tente un panier de plus de vingt mètres, que les quarantenaires Salma Hayek (comment ne pas en tomber amoureux, hein ???), Maya Rudolph et Maria Belo y sont plus belles que jamais, que Taylor Lautner, accro aux flips, se fait empalé et bouffer le pénis par un renne - true story -, ou même que David Spade tombe in love d'un Hulk Hogan au féminin et que Stone Cold Steve Austin martyrise le pauvre Sandler depuis qu'il est môme; mais à quoi bon, si tu n'es pas un amateur du bonhomme cher lecteur, c'est peine perdue que je me décarcasse pour te convaincre, vu que la péloche incarne la quintessence de ce que tu détestes.

Par contre, si tu es un fanatique pur et dur du célèbre Zohan, fonces-y tête baissée car ce sera pour toi la bande la plus délirante et hilarante - avec The World's End -, de cet fin d'été ciné, et si je n'étais pas un cinéphile un minimum censé, crois-moi que le cinq étoiles niveau note guettait salement du bout de son nez...

Longue vie au roi Sandler et à sa bande de fous talentueux, tant qu'ils seront glorifiés sur leurs terres, l'humour potache et touchant aura de beaux jours devant lui, et puisse t-il en avoir encore pendant des lustres.


Jonathan Chevrier

John Chevrier

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