Alexandra Daddario

[CRITIQUE] : Texas Chainsaw 3D


Réalisateur : John Luessenhop
Acteurs : Alexandra Daddario, Dan Yeager, Trey Songz, Tania Raymonde...
Distributeur : Metropolitan FilmExport
Budget : 8 000 000 $
Genre : Épouvante, Horreur.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h32min.

Synopsis :
Après le massacre de ses quatre amis, Sally était parvenue à échapper à l’épouvantable famille Sawyer. Les habitants de la petite ville de Newt, au Texas, avaient décidé de faire justice eux-mêmes, brûlant la maison de cette famille maudite et tuant tous ses membres. C’est du moins ce qu’ils crurent à l’époque...
Bien des années plus tard, à des centaines de kilomètres de là, une jeune femme, Heather, apprend qu’elle vient d’hériter d’un somptueux manoir victorien, léguée par une grand-mère dont elle n’avait jamais entendu parler. Accompagnée de ses meilleurs amis, elle part découvrir la magnifique propriété isolée dont elle est désormais propriétaire. Heather va vite comprendre que du fond des caves, l’horreur n’attend qu’une occasion pour surgir…


 Critique :

On le sait depuis toujours, le sport favori des producteurs Hollywoodiens n'a jamais été de chérir ses œuvres cultes, mais plutôt de les gangbangisées à outrance jusqu'à ce que, souvent, mort s'en suive.

Loin d'avoir été épargné au cours des années, le Massacre à La Tronçonneuse de Tobe Hooper, culte de tous les cultes, pris parfois avec amour (le remake et son prequel) mais souvent férocement, sans respect et par derrière (toutes ses suites), va donc incarner une nouvelle fois la reine du bal de promo qui se fait tamponner cet été, avec Texas Chainsaw 3D, septième opus de la franchise (déjà !), qui se veut cette fois Vraie suite de l’œuvre original - comme si le second film de Hooper ne l'était déjà pas assez -, le tout à la sauce 3D, comme mentionné dans le titre assez (trop) explicite.

Se déroulant vingt-cinq piges après événements de 1974, mais de nos jours en fait (1974 plus vingt-cinq ans ça fait pas 1999, mais 2013 à Hollywood, notez-le bien), on y voit donc la jolie Heather qui va récupérer son héritage d'une grand-mère qu'elle ne sait pas du tout c'est qui, dans une grande baraque familiale censé être plus petite et avoir été brulée dans l'intro...


Bon c'est pas grave, là-bas, elle y trouvera son cousin LeatherFace, qui n'a rien bouffé depuis vingt-cinq piges parce qu'il était enfermé dans la casa - donc à part le plâtre des murs et le papier peint, le pauvre lascar à fait un jeun de plus d'un quart de siècle, respect -, et qui à la tronçonneuse qui le démange, plus que son manche d'ailleurs.
Du coup, il va essayer de se la tringler - à sa manière hein -, tronçonneuse à la main, parce qu'il ne sait pas tout de suite que la nana c'est sa cousine, même si l'inceste reste pour lui le cadet de ses soucis.

Mais plus maline que ses copines siliconées, ses potos sportifs sous-stéroïdes, que les flics cowboys du coin et même les auto-stoppeurs louches - qui sont donc légions au Texas -, la Heather elle va réussir à lui échapper pendant une heure, le temps qu'il zigouille tout le monde quoi, avant de réaliser que la famille s'est plus important que tout, même si elle torture, tue et mange les gens comme nous on mange du poulet et des frites.

Poussif - ces quatre-vingt dix minutes en paraissent cent quatre-vingt -, ridicule, mal joué et tout simplement à chier - y'a pas d'autres mots, même pas des plus polis -, Texas Chainsaw 3D ne vaut seulement - ou presque - que pour son gore généreux et son accumulation de meurtres plus ou moins jubilatoire.


Inutile, faussement rétro et torché qui plus est à la va-vite, pompant allégrement sur ses ainés (Halloween et The Devil's Reject en tête) et se plombant dans les grandes largeurs avec un final impensable - ou, SPOILERS, LeatherFace dénué de tout charisme horrifique, devient une victime à défendre -, le film ne mérite même pas un seul instant son détour dans les salles obscures.

Ce nanar intersidéral est d'ailleurs dispo depuis belle lurette sur les plateformes de téléchargement.
Je dis ça, je dis rien hein...


Jonathan Chevrier


John Chevrier

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