Critiques

[CRITIQUE] : Fast and Furious 6


Réalisateur : Justin Lin
Acteurs : Vin Diesel, Paul Walker, Dwayne Johnson, Michelle Rodriguez, Luke Evans, Sung Kang, Gina Carano, Ludacris, Tyrese Gibson, Gal Gadot, Jordana Brewster, Joe Taslim, Elsa Pataky,...
Distributeur : Universal Pictures International France
Budget : -
Genre : Action, Thriller.
Nationalité : Américain.
Durée : 2h10min.

Synopsis : Dom, Brian et toute leur équipe, après le casse de Rio, ayant fait tomber un empire en empochant 100 millions de dollars, se sont dispersés aux quatre coins du globe. Mais l’incapacité de rentrer chez eux, et l’obligation de vivre en cavale permanente, laissent à leur vie le goût amer de l’inaccomplissement. Pendant ce temps Hobbs traque aux quatre coins du monde un groupe de chauff eurs mercenaires aux talents redoutables, dont le meneur, Shaw est secondé d’une de main de fer par l’amour que Dom croyait avoir perdu pour toujours : Letty. La seule façon d’arrêter leurs agissements est de les détrôner en surpassant leur réputation. Hobbs demande donc à Dom de rassembler son équipe de choc à Londres. En retour ? Ils seront tous graciés et pourront retourner auprès des leurs, afin de vivre une vie normale.



Critique :

Mai 2011, boosté à bloc par un quatrième opus remettant les compteurs à zéros et offrant une nouvelle jeunesse à la saga après quelques errances et choix douteux collant aux phénomènes de mode de l'époque (Tokyo Drift), Fast Five sort dans les salles obscures mondial, plein de promesses grâce au racolage de Dwayne " The Rock " Johnson et à une volonté de faire de ce cinquième opus plus qu'une simple série B à bagnoles sympathique, étiquette qui collait au pneu de la saga depuis trop longtemps.

Résultat quelques semaines à peine plus tard, le public est en transe devant la qualité indéniable du bolide, le box-office explose sur ses terres comme à l'international et cerise sur le gâteau, les critiques oublient qu'ils ont l'habitude de chier littéralement sur les blockbusters et prennent un vrai pied en salles à mater Dom et ses potes pillés un coffre-fort remplit de tunes et baladé avec fracas dans les rues de Rio, au nez et à la barbe de la mafia locale.

Un opus furieusement jouissif, que beaucoup jugeront comme le plus réussi de la franchise (au même niveau que l'opus original, à l'époque ou Rob Cohen savait encore être divertissant derrière la caméra), et qui poussa Universal (enfin poussé, le mot est très, très fort) à faire que l'aventure s'éternise encore un peu avec Fast and Furious 6 donc, suite direct à l'intrigue de l'opus précédent (comme l'était le cinquième avec le quatrième), et qui s'annonçait encore plus chaud que celui-ci, des causes d'une scène post-générique au contenue tellement improbable et incroyable, qu'il aura été difficile aux fans de la première heure de la saga d'attendre deux ans jours pour jours, pour en voir son dénouement.


Salement ambitieux et finement marketé par un studio et des acteurs savant savamment faire monter la mayonnaise, le film, étant attendu de pied ferme par beaucoup, avait la très lourde tâche de surprendre son monde comme nous avait agréablement surpris Fast 5.
Une épreuve des plus casse-gueule que bon nombre de franchise n'ont pas su relever, et encore moins avec un nombre aussi important d'épisode à son actif, et pourtant...

Si le film de 2011 tapait frontalement dans la fourmilière du blockbuster lambda en prouvant qu'il était simple de faire un grand film d'action fédérateur sans pour autant user de la 3D (devenue beaucoup trop indispensable), ni même trahir l'honnêteté engagé envers son spectateur et sa riche mythologie, Fast and Furious 6 enfonce le clou en offrant un show mené tambour battant encore plus intelligent, imposant, solide et remarquable, faisant de lui sans l'ombre d'un doute le meilleur métrage des six Fast and Furious, et la conclusion parfaite à sa seconde trilogie.

Définitivement, si il y a quatre ans on ne donnait plus très cher de sa peau, la franchise a aujourd'hui franchit un pallier supérieur et s'impose bien là comme l'une des plus puissantes et enthousiasmantes des années 2010, et tout simplement l'un must de chez must de l'action movie de ses dix dernières années, avec les Expendables et la saga Bourne.


Plus long, débridée (ça aligne autant les corps à corps rugueux que la surenchère limite) époustouflant (l'apothéose de la dernière demie heure est égale à celle de Fast 5, malgré un côté quelque peu moins lisible) et globe-trotter que jamais (on passe à la fois par Moscou, l'Espagne et Londres), plus tendu, rythmé, mature (son traitement et ses enjeux ici semblent bien plus sérieux qu'auparavant), moins brouillon (moins de personnages permet d'encore mieux les traiter chacun ensemble), collant parfaitement avec la saga (beaucoup de clins d’œils au cinquième opus, mais surtout a quatrième, seront fait, expliquant même les raisons loin d'être bateau du comment du retour de Letty aka Michele Rodriguez) et pour la première fois face à de vrais méchants charismatiques, dangereux et aux membres aux aptitudes et looks quasi-semblables, jouant sur un terrain similaire au leur (monter des coups énormes en maniant les bagnoles et les guns comme personne); le film enquille les bons points important qui le différencie de ses concurrents à gros budgets tout en épousant à merveille les codes des grosses productions estivales (punchlines et raccourcis scénaristiques faciles, persos secondaires caricaturaux, action qui pétarade de partout et à couper le souffle).

Mais plus que tout, Fast 6 réussis son coup en confortant considérablement l'attachement que l'on a des personnages en insistant sur l'humour, le romantisme (Dom tentant de reconquérir et sauver une Letty amnésique) et le certain esprit de famille qui caractérise et unit le groupe d'épisodes en épisodes, nous rendant même quasi-nostalgique à chaque fin d'aventure.


Alors certes, la bande n'est pas exempt de tout défaut, et on regrettera certainement le fait que Justin Lin, dont la réalisation s'améliore de films en films, occulte volontairement un potentiel tiraillement psychologique en ce qui concerne Dom et son choix sentimental entre les personnages de Elsa Pataky et Michelle Rodriguez, une b.o moins marquante que la précédente (gros tube de Fast 5, Danza Kuduro de Don Omar s'était payé le luxe d'être l'un des hits de l'année 2011), que Bryan soit vraiment reléguer au second plan (il était pourtant le héros légitime de la franchise, jusqu'au retour de Diesel), qu'il n'y est pas plus de face à face entre le big vilain Luke Evans (excellent, arrivant à tenir la dragée haute à Diesel et Johnson, plus massif qu'il ne l'est, en jouant pleinement le jeu de l'arrogance) dont le potentiel n'est pas assez exploité, ou encore que le twist final soit aussi surprenant que peu utile (le personnage de Gina Carano étant en fait une taupe et alliée de Shaw); mais elle est tellement un divertissement de haute volée, bien campé par un casting totalement dévoué à sa cause (qui a l'air de s'éclater autant que nous), et surtout elle amène tellement bien la suite des aventures qui réussit déjà la prouesse d'être encore plus enthousiasmante et bandante que ne l'est tous les métrages de la saga réunis (Statham !!!), qu'il est difficile de faire la fine bouche et de ne pas admettre ce qu'il est réellement, soit un divertissement à l'efficacité complète et redoutable.

Plus qu'un gros plaisir coupable répondant à toutes les attentes possible (ou du moins toutes celles raisonnables), Fast 6 est indiscutablement le meilleur blockbuster de ce début de saison (en attendant la grosse artillerie des trois prochains mois, Man of Steel, Star Trek Into Darkness et Pacific Rim en tête), bien loin devant des pourtant réussis Iron Man 3 et Gatsby le Magnifique.


A l'allure ou la franchise va, celle-ci s'améliorant de films en films depuis Fast and Furious 4 (alors qu'à l'origine, elle n'est qu'une association hasardeuse de péloches " one-shot "), Dom et sa bande on encore de beaux jours devant eux, et franchement ça c'est l'une des putains de bonne news de l'année ciné de 2013.

Universal peut se frotter les mains, même avec l'arrivée la semaine prochaine du Wolfpack via Very Bad Trip 3, leur poulain a tout pour aisément fracasser la baraque au box-office et dans les cœurs des cinéphiles du monde entier.

La concurrence est prévenue, et il en sera de même pour l'été 2014, date de sortie du septième film...


Jonathan Chevrier


John Chevrier

0 commentaires:

Publier un commentaire

Fourni par Blogger.