[CRITIQUE] : Les Gendarmes
Réalisateurs : François Prévôt-Leygonie et Stephan Archinard
Avec : Arnaud Ducret, Marc Riso, Fred Testot, Sofia Belabbes, Alice David, Julien Arruti,...
Budget : -
Distributeur : Studio TF1
Genre : Comédie.
Nationalité : Français.
Durée : 1h27min
Synopsis :
Toute la brigade de gendarmerie de Charnay-Lès-Mâcon (71) se prépare à l’annuelle Grande Fête des Jardins. Mais l’arrivée d’un jeune stagiaire désinvolte débarqué tout droit de la capitale et de deux voleurs de nains de jardin va venir bouleverser leur organisation bien huilée...
Les adaptations de bandes dessinées francophones s’enchaînent à un rythme qui peut en frustrer certains mais qui s’explique bien évidemment par la popularité des œuvres de départ. Pourtant, il y a quand même un point qui peut nous laisser avec quelques regrets : le fait de ne pas assez prendre en compte la source de départ ainsi que les possibilités offertes par celle-ci. La manière dont les dessinateurs francophones parviennent à capter une dynamique comique par le trait semble peu reprise sur grand écran, notamment avec notre film du jour, Les gendarmes, réalisé par François Prévôt-Leygonie et Stéphan Archinard.
Dès la scène de cambriolage qui inaugure le long-métrage, on sent la volonté d’approcher du cartoonesque comme dans la bande dessinée de départ mais sans parvenir à réellement l’atteindre visuellement. Ce tiraillement affecte le côté comique du titre, l’énergie du casting ne parvenant pas à réellement exploser à l’écran. Cela se retrouve dommageable étant donné le potentiel qui renvoie invariablement à tout un pan de la comédie français burlesque, De Funès notamment. Le fait même de se raccrocher à la saga Les Gendarmes, pas seulement par la citation mais également la tonalité, fait que l’on sent une véritable envie de gérer cet héritage cinématographique avec un certain déséquilibre.
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Arnaud Ducret parvient à jouer une nouvelle fois de sa figure et de sa physicalité avec sa bonhomie habituelle, en faisant d’ailleurs le meilleur moteur humoristique du long-métrage. Il y a une dynamique de casting qui donne une forme de corps et de cœur à la caractérisation, tout en ne parvenant pas à exister dans une narration convenue n’allant pas assez au bout de ses gags. C’est pourtant quand il sort de ses contours convenus que le film parvient à être mieux rythmé, plus nourri et avoir cette véritable identité humoristique dont on pouvait percevoir les traits.
Les Gendarmes amuse mais aurait largement mérité de pousser la pédale du burlesque pour réellement être drôle. Le charme de son casting qui joue de ses attentes et de leur énergie de groupe parvient à amorcer une dynamique qui aurait mérité de plus respirer afin de faire exploser son potentiel gagesque. On ne doute pas que le long-métrage trouvera une certaine audience mais, pour atteindre le niveau de culte des Gendarmes version De Funès, il faudra voir si la potentielle suite saura assumer totalement cette énergie, quitte à se faire flasher sur l’autoroute de la comédie française estivale populaire...
Liam Debruel


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