[CRITIQUE] : Soulm8te
Réalisatrice : Kate Dolan
Acteurs : Lily Sullivan, David Rysdahl, Claudia Doumit,...
Distributeur : Disney Plus France
Budget : -
Genre : Epouvante-horreur, Erotique, Thriller.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h39min.
Synopsis :
Un homme acquiert un androïde à intelligence artificielle pour faire face à la perte de sa femme. En essayant de créer un partenaire vraiment sensible, il transforme un "lovebot" inoffensif en une compagne dangereuse.
Spin-off de la franchise M3GAN.
Petit instant expiation de péchés : on est plutôt fan des productions made in Blumhouse.
Attention, on ne parle pas de leurs petites pépites (Get Out, Whiplash), mais bien de leurs petits bouts de productions déviantes, symbole d'une loterie industrielle où les - plus où moins - bons concepts sont scrupuleusement salopés dans des naufrages industriels, où la seule vraie frousse réside dans notre capacité à résister à l'envie furieuse de piquer notre meilleur sprint, pour quitter une salle définitivement pas assez obscure.
Mais il y a un plaisir, infiniment pervers et qui ne peut que s'apparenter à de l'auto-flagellation consentie (oui, on aime se faire du mal... et si toi aussi tu aimes ça, tape 3615 FCTeam sur ton minitel), à se perdre dans la vision de ses VRAIS mauvais films, un art froutement difficile qui demande non pas une paresse, mais bien une véritable propension à, parfois au-delà de toute volonté, empiler les mauvais choix dans une sorte de partie bigger than life de Tetris où personne ne gagne réellement, même avec le plus parfait des alignements.
Et dans cet art de mal faire, Soulm8te de Kate Dolan (le chouette You're not my Mother), spin-off indésiré de la saga M3gan et bazardé des salles par la firme elle-même (suite au flop mignon de M3gan 2.0 et son discours pro-IA totalement décomplexé), semblait vendre autant de pâté qu'une session épilation du SIF à la cire - pas un cadeau pour les popotins poilus comme un ours.
Bonne pioche (au point que l'on aurait presque tendance à préférer le diptyque M3gan et sa robot-nounou), quand bien même il n'est pas si loin de réhabiliter l'énorme immondice Basic Instinct 2 (abusons toujours un peu plus), le film joue la carte du thriller érotico-psychotique mou de la fesse entre Liaison Fatale, Companion (pour le concept de petite amie/sexbot) et les petits morceaux de télévision pédagogico-cul du dimanche soir sur M6 (on n'avait pas tous internet, OK ?), vissé sur les aternoiments d'un ingénieur/veuf éploré qui à la bonne idée de hacker le code de sa poupée Barbie technologique, pour en faire la femme idéale dépourvue de sentiments qui, évidemment, la faute à quelques minutes de scrolling sur internet (elle captait mal Fox News), va se transformer en une psychopathe radicalisée/harceleuse toxique qui ne veut pas que le dit loustic refasse sa vie sans elle.
Frappée d'une tension aussi fluide qu'un PC sous Windows 95 et méchamment cousu de fil blanc, d'autant qu'il tente mollement de proposer une réflexion pertinente sur le deuil et la solitude moderne (là où il aurait pu traiter de la manière dont les femmes sont toujours victimes du comportement superieur et toxique des hommes, ici doublement à travers l'androïde Sara et celle envers qui elle déploie sa rage), Soulm8te, au-delà de faire de sa figure centrale une version robotique de Glenn Close bouffée par tous les stéréotypes misogynes possibles, n'a même pas la volonté de distiller ce ch'ti parfum d'ironie pourtant essentiel, pour dissiper la puanteur de ses intentions.
Même pas fun, même pour le public facile que nous sommes.
Jonathan Chevrier
Acteurs : Lily Sullivan, David Rysdahl, Claudia Doumit,...
Distributeur : Disney Plus France
Budget : -
Genre : Epouvante-horreur, Erotique, Thriller.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h39min.
Synopsis :
Un homme acquiert un androïde à intelligence artificielle pour faire face à la perte de sa femme. En essayant de créer un partenaire vraiment sensible, il transforme un "lovebot" inoffensif en une compagne dangereuse.
Spin-off de la franchise M3GAN.
Petit instant expiation de péchés : on est plutôt fan des productions made in Blumhouse.
Attention, on ne parle pas de leurs petites pépites (Get Out, Whiplash), mais bien de leurs petits bouts de productions déviantes, symbole d'une loterie industrielle où les - plus où moins - bons concepts sont scrupuleusement salopés dans des naufrages industriels, où la seule vraie frousse réside dans notre capacité à résister à l'envie furieuse de piquer notre meilleur sprint, pour quitter une salle définitivement pas assez obscure.
Mais il y a un plaisir, infiniment pervers et qui ne peut que s'apparenter à de l'auto-flagellation consentie (oui, on aime se faire du mal... et si toi aussi tu aimes ça, tape 3615 FCTeam sur ton minitel), à se perdre dans la vision de ses VRAIS mauvais films, un art froutement difficile qui demande non pas une paresse, mais bien une véritable propension à, parfois au-delà de toute volonté, empiler les mauvais choix dans une sorte de partie bigger than life de Tetris où personne ne gagne réellement, même avec le plus parfait des alignements.
Et dans cet art de mal faire, Soulm8te de Kate Dolan (le chouette You're not my Mother), spin-off indésiré de la saga M3gan et bazardé des salles par la firme elle-même (suite au flop mignon de M3gan 2.0 et son discours pro-IA totalement décomplexé), semblait vendre autant de pâté qu'une session épilation du SIF à la cire - pas un cadeau pour les popotins poilus comme un ours.
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| Courtesy of Universal |
Bonne pioche (au point que l'on aurait presque tendance à préférer le diptyque M3gan et sa robot-nounou), quand bien même il n'est pas si loin de réhabiliter l'énorme immondice Basic Instinct 2 (abusons toujours un peu plus), le film joue la carte du thriller érotico-psychotique mou de la fesse entre Liaison Fatale, Companion (pour le concept de petite amie/sexbot) et les petits morceaux de télévision pédagogico-cul du dimanche soir sur M6 (on n'avait pas tous internet, OK ?), vissé sur les aternoiments d'un ingénieur/veuf éploré qui à la bonne idée de hacker le code de sa poupée Barbie technologique, pour en faire la femme idéale dépourvue de sentiments qui, évidemment, la faute à quelques minutes de scrolling sur internet (elle captait mal Fox News), va se transformer en une psychopathe radicalisée/harceleuse toxique qui ne veut pas que le dit loustic refasse sa vie sans elle.
Frappée d'une tension aussi fluide qu'un PC sous Windows 95 et méchamment cousu de fil blanc, d'autant qu'il tente mollement de proposer une réflexion pertinente sur le deuil et la solitude moderne (là où il aurait pu traiter de la manière dont les femmes sont toujours victimes du comportement superieur et toxique des hommes, ici doublement à travers l'androïde Sara et celle envers qui elle déploie sa rage), Soulm8te, au-delà de faire de sa figure centrale une version robotique de Glenn Close bouffée par tous les stéréotypes misogynes possibles, n'a même pas la volonté de distiller ce ch'ti parfum d'ironie pourtant essentiel, pour dissiper la puanteur de ses intentions.
Même pas fun, même pour le public facile que nous sommes.
Jonathan Chevrier


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