Critiques

[CRITIQUE] : Vers La Lumière (Cannes 2017)


Réalisateur : Naomi Kawase
Acteurs : Masatoshi Nagase, Ayame Misaki,...
Distributeur : Haut et Court
Budget : -
Genre : Drame, Romance.
Nationalité : Japonais, Français.
Durée : 1h41min.
Ce film est présenté en compétition au Festival de Cannes 2017
Sortie en salles le 20 septembre 2017

Synopsis :
Misako aime décrire les objets, les sentiments et le monde qui l’entoure. Son métier d’audiodescriptrice de films, c’est toute sa vie. Lors d’une projection, elle rencontre un célèbre photographe dont la vue se détériore irrémédiablement. Naissent alors des sentiments forts entre un homme qui perd la lumière et une femme qui la poursuit.



Critique :


Qu'il soit récompensé ou non par le jury de tonton Almodovar d'ici demain, c'est avec une quasi-certitude que le nouveau long-métrage de la brillante cinéaste nipponne Naomi Kawase, aura au moins eu pour lui, le mérite d'incarner l'un des plus beaux films de la compétition.
Après Les Délices de Tokyo et le formidable Still The Water, Kawase synthétise la maestria de son cinéma pour accoucher d'une oeuvre presque ultime : Vers La Lumière, bouleversant et délicat drame, véritable poème philosophique sur pellicule, traitant avec simplicité et sensibilité de l'amour et de la mort.



Prenant le parti-pris de deux âmes  torturées appelés à enlacer leurs destinées pour mieux se compléter face à la dureté d'une existence, et affronter la mort (physique pour Nakamori, photographe qui perd peu à peu la vue; intérieur pour Misako qui doit accepter le décès proche de sa grand-mère et son rapport destructeur à la vie) qui ne peut être vaincu/détournée que par la force d'un amour aussi indéfectible qu'il est passionné et inconditionnel.


Métaphysique et spirituel, intime, sensoriel et d'une intelligence rare (autant dans sa réflexion sur le pouvoir de l'image que pour celle de la perception du réel), parfois maladroit (notamment dans son symbolisme ou son aspect explicatif un poil forcé) mais dominé par un casting vedette incroyable, Vers La Lumière est une formidable ode à la résilience et à l'amour.
Un grand et lumineux moment de cinéma, tout simplement.


Jonathan Chevrier


John Chevrier

Plus ou moins fils spirituel du Dude et du Zohan réunis, cinéphile/cinévore/cinémaniaque convaincu depuis mon premier battement de cils, je voue un culte sans borne à Sylvester Stallone. Biberonné aux séries B, les salles obscures sont mes secondes maisons et je fonds comme un vampire au soleil sans ma dose quotidienne de bonnes péloches.
Mes maîtres absolus : Carpenter, Spielberg, Kubrick, Cameron, Eastwood, Milius, Mann, Scorcese et Nolan.

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