Braquage à l'Ancienne

[CRITIQUE] : Braquage à l'Ancienne


Réalisateur : Zach Braff
Acteurs : Morgan Freeman, Michael Caine, Alan Arkin, Matt Dillon, John Ortiz, Joey King, Christopher Llyod,...
Distributeur : Warner Bros. France
Budget : -
Genre : Comédie, Policier.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h36min.

Synopsis :
Pour Willie, Joe et Al, trois amis octogénaires – ou presque –, la retraite, c'est du passé. Quand ils apprennent que leurs pensions sont parties en fumée, ils décident de passer à l'action. Bousculant tous leurs principes, ils tentent l'impensable : braquer la banque qui les a ruinés ! 



Critique :



Pour le spectateur lambda, l'excellent et beaucoup trop rare Zach Braff est avant tout et surtout, la vedette de la cultissime et regretté sitcom Scrubs, qui durant neuf saisons (on s'est arrêté à la saison huit, la neuvième était clairement de trop sans les héros-titres) aura amusé et touché son public comme peu de shows télévisés ont réussi à le faire jusqu'à ce jour.
Dans la carcasse du délirant et attachant John Dorian, aka J.D., il aura su habilement démontrer non seulement son humour (et son parfait timing dans le comique de situation) mais également sa faculté à jongler entre les émotions avec justesse, un talent certain qui trouva d'ailleurs son apothéose dans le tout aussi culte Garden State,et le tout aussi réussi Le Rôle de ma Vie.



Près de trois ans plus tard après son second passage derrière la caméra, le bonhomme est de retour avec un pur film de studio, Braquage à l'Ancienne aka Going in Style, remake en bon et du forme du film éponyme de Martin Brest, pas forcément le genre de projet que l'on pensait sied à l'acteur-réalisateur, qui mise cette fois sur un casting oscarisé - et non sur sa personne - pour nous divertir : les inestimables Michael Caine, Morgan Freeman et Alan Arkin (Dustin Hoffman avait un temps été espéré), mais également Christopher Lloyd, Matt Dillon et la jeune Joey King - déjà de son dernier long.
Pur comédie façon film de casse à la Ocean's Eleven avec un cast d'octogénaire, la péloche suit l'histoire de trois retraités " forcés " de braquer la banque qui leur a méchamment pris leurs économies; sortes de Robin des Bois modernes dont l'apprentissage du métier de braqueur, ne se fera pas sans moments cocasses.
Simple et efficace, le film l'est tout autant que son pitch, et sans crier gare, le Braff nouveau incarne une sympathique comédie sociale prouvant que le crime n'a réellement pas d'âge, fleurant bon le déjà vu mais pointant du doigt - mais pas trop - autant l'actualité (les stigmates de la crise financière et sa répercussion sur la middle class américaine) que le traitement des personnes retraités outre-Atlantique.



Feel good movie amusant et divertissant, qui ne révolutionne en rien le genre et loin d'être dénué de gros défauts mais qui se laisse joliment regarder grâce à la force d'un casting (très) enthousiasmant - et en total roue libre tout du long -, et une mise en scène plutôt enlevée; Braquage à l'Ancienne est de ces petites bulles de légèretés sur pellicule sans prétention, qui font du bien entre deux blockbusters pétaradants.
Alors certes, Braff laisse sa fibre artistique et son univers sur le pas de la porte cette fois, mais pour un film de commande à l'affiche ambitieuse, le bonhomme s'en sort clairement avec les honneurs.


Jonathan Chevrier



John Chevrier

Plus ou moins fils spirituel du Dude et du Zohan réunis, cinéphile/cinévore/cinémaniaque convaincu depuis mon premier battement de cils, je voue un culte sans borne à Sylvester Stallone. Biberonné aux séries B, les salles obscures sont mes secondes maisons et je fonds comme un vampire au soleil sans ma dose quotidienne de bonnes péloches.
Mes maîtres absolus : Carpenter, Spielberg, Kubrick, Cameron, Eastwoood, Milius, Mann, Scorcese et Nolan.

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