American Gods

[FUCKING SÉRIES] : American Gods : Le roi Fuller est de retour !


(Critique du season premiere)



Génie indiscutable du petit écran qui nous a offert quelques-uns de nos plus beaux moments de télévision de ces dix dernières années (Pushing Daisies, Hannibal), Bryan Fuller nous revient enfin après l'arrêt brutal des épopées sanglantes et tortueuses d'Hannibal Lecter (ah Mads...) avec rien de moins que le show le plus attendu du moment : American Gods, adaptation TV du best-seller éponyme de Neil Geimann, pondue par l'ambitieuse chaîne à péages Starz (Power, Outlander, Black Sails, Spartacus).



Un pitch de malade (des Dieux qui se confrontent parmis les humains) doublé d'un univers tout aussi dingue qu'il est d'une richesse énorme, chapeauté par un formaliste talentueux, la série ne pouvait que créer l'événement (surtout que Fuller s'est barré du développement de Star Trek Discover pour s'en charger), et son formidable pilote présenté en avant-première lors du Festival Séries Mania, ne fait que confirmer une vérité qui nous était connu avant même sa vision : le nouveau bébé de Bryan Fuller est de loin ce que la télévision US nous a offert de mieux cette année - et le mot est faible.

D'une beauté esthétique sans nom, porté par une ouverture absolument incroyable (les vikings, ça en jette toujours) et le savoir-faire évident à la réalisation du brillant et follement mésestimé David Slade, qui signe un premier épisode hyper-stylisé à mort; American Gods est une plongée aussi jouissive que fascinante dans les aventures psychédéliques de Shadow Moon, un détenu fraîchement libéré de taule, qui va vite devenir le bras armé du Dieu Odin aka M. Wednesday.



Dément et grisant à la fois, gore, drôle et malsain tout en ménageant habilement son épais mystère, savoureux autant dans ses dialogues WTF que dans ses références avisées, le tout dominé par un casting quatre étoiles (Ian McShane et Pablo Schreiber sont géniaux); American Gods en met plein la vue et en montre suffisamment pour nous rendre méchamment accro à son sujet.

Dantesque, intelligent et follement décomplexé (le show tabasse Preacher sur son propre terrain), la série est la confirmation par A + B que Bryan Fuller n'a décemment rien perdu de son mojo, et qu'il est bien l'un des showrunners les plus importants de sa génération. 
Bref, vivement la suite !


Jonathan Chevrier



John Chevrier

Plus ou moins fils spirituel du Dude et du Zohan réunis, cinéphile/cinévore/cinémaniaque convaincu depuis mon premier battement de cils, je voue un culte sans borne à Sylvester Stallone. Biberonné aux séries B, les salles obscures sont mes secondes maisons et je fonds comme un vampire au soleil sans ma dose quotidienne de bonnes péloches.
Mes maîtres absolus : Carpenter, Spielberg, Kubrick, Cameron, Eastwood, Milius, Mann, Scorcese et Nolan.

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