Critiques

[CRITIQUE] : Message From The King


Réalisateur : Fabrice Du Welz
Acteurs : Chadwick Boseman, Luke Evans, Teresa Palmer, Alfred Molina,...
Distributeur : The Jokers/ Les Bookmakers
Budget : -
Genre : Thriller.
Nationalité : Britannique, Français, Belge.
Durée : 1h42min.

Synopsis :
En provenance de Cape Town, Jacob King débarque à Los Angeles à la recherche de sa sœur disparue.
Avec un billet retour pour l’Afrique du Sud sept jours plus tard, et 600 dollars en poche.
Au bout de 24 heures, il découvre que sa sœur est morte dans des circonstances étranges… 



Critique :


Titulaire de deux performances incroyables qui auraient très bien pu lui valoir sa petite statuette dorée (Get on Up, 42), mais surtout nouvelle sensation d'un MCU auquel il apporte enfin un touche de black power - dans tous les sens du terme -, le talentueux Chadwick Boseman a tout de la next Big Thing d'Hollywood - à l'instar de Michael B. Jordan -, de celle dont on suit le parcours avec un plaisir et un intérêt non feint, même dans ses petits travers - coucou Gods of Egypt.
En attendant de le voir voler le show dans l'alléchant Black Panther de Ryan Coogler, le bonhomme sera de retour peu de temps avant la folie cannoise avec Message From The King, nouvelle péloche du génial Fabrice Du Welz, qui traverse pour la première fois l'Atlantique (le projet est passé entre les mains, entre autres, de Michael Mann et Nicolas Winding Refn).


Aux vues de son pitch hautement classique (suite à l'appel de détresse de sa soeur vite décédée, Jacob King débarque de Cape Town à L.A. pour faire le ménage et venger sa famille), on avait tendance à penser - à tord - que le nouveau long du papa de Calvaire et du mal aimé Vynian, ne dépasserait pas le simple - mais noble - statut de petit plaisir coupable qui fleure bon le polar hard boiled purement ricain made in 70's, au casting burné et au capital sympathique énorme (même dans ses travers, Du Welz surclasse la majorité des faiseurs lambda).
Et pourtant, bien mal nous en aura pris puisque si le film correspond parfaitement à cette définition, il est surtout un superbe thriller noir, violent et amoral méchamment fascinant et déroutant, qui imprime durablement la rétine de son spectateur pour ne jamais le lâcher durant plus d'une heure et demie de bobines savamment maitrisée.


Pur vigilante flick dans les méandres d'une cité des Anges loin de ses atours touristiques - mais à l'esthétique léchée -, emballé avec énergie par un cinéaste amoureux du genre (le film rappelle souvent, le merveilleux Death Sentence de James Wan), Message From The King reste certes un thriller classique dans son approche et un poil le cul coincé entre les deux chaises - celles du polar libre et noir des 70's et de l'actionner bourrin et réfléchit de la fin des 80's/début 90's -, mais il n'en est pas moins furieusement divertissant dans son envie d'incarner une authentique ode musclée à la gloire de la loi du talion; une véritable décharge d'adrénaline dénuée de toute futilité et allant constamment à l'essentiel, viscéral, rude, tendu et haletant, au casting cinq étoiles : Chadwick Boseman est parfait en figure énigmatique nourrie par une soif de vengeance sans bornes, tandis que Luke Evans balade toujours aussi bien son charisme animal dans la peau d'un dentiste/dealer angoissant.


Coup de fouet à un genre qui en avait bien besoin, loin des canons Hollywoodiens qui envahissent constamment nos salles obscures, Message From The King est une série B efficace à mort, stylisée et jouissive à souhait, totalement imprégnée par l'aura singulière de son metteur en scène (pourtant plus sobre qu'à l'acoutumée).
Bref, un de ces petits objets de culte jubilatoire pour tous les amateurs de cinéma violent et burné, qui a de fortes chances de fièrement trôner au sein de notre DVDthèque lors de sa sortie dans les bacs...


Jonathan Chevrier


John Chevrier

Plus ou moins fils spirituel du Dude et du Zohan réunis, cinéphile/cinévore/cinémaniaque convaincu depuis mon premier battement de cils, je voue un culte sans borne à Sylvester Stallone. Biberonné aux séries B, les salles obscures sont mes secondes maisons et je fonds comme un vampire au soleil sans ma dose quotidienne de bonnes péloches.
Mes maîtres absolus : Carpenter, Spielberg, Kubrick, Cameron, Eastwoood, Milius, Mann, Scorcese et Nolan.

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