Critiques

[CRITIQUE] : Les Schtroumpfs et le village perdu


Réalisateur : Kelly Asbury
Acteurs : avec les voix de Laëtitia Milot, Gérard Hernandez, Arié Elmaleh,...
Distributeur : Sony Pictures Releasing France
Budget : -
Genre : Animation, Aventure.
Nationalité : Américain.
Durée : 1h30min.

Synopsis :
La Schtroumpfette, le Schtroumpf costaud, le Schtroumpf à lunettes et le Schtroumpf maladroit ont filé en douce pour suivre une carte vers un mystérieux village. Mais le chemin qui y mène regorge d'embuches, de créatures magiques et de souterrains labyrinthiques. Il leur faudra par ailleurs redoubler de prudence puisque Gargamel n'est pas loin et compte bien les arrêter. 



Critique :


Quand une major Hollywoodienne a dans l'idée de sévèrement saccager une oeuvre culte de notre enfance, elle n'y va pas par le dos de la cuillère, et encore plus si l'aspect lucratif pointe rapidement le bout de son nez.
Détruisant dans les grandes largeurs toute la mythologie des petits lutins bleus d'un Peyo qui n'en peut plus de faire des loopings de dépit dans sa tombe, Sony persiste après son fameux diptYque façon live-action à la qualité franchement discutable (pour être poli, et pourtant on a adoré voir Neil Patrick Harris s’éclater dedans), et signe avec un nouveau reboot cette fois entièrement animé : Les Schtroumpfs et le village perdu; ou la promesse d'un vrai moment de cinéma respectueux de l'univers des petites créatures chassées par le terrible Gargamel.


Mis en boite par le chevronné Kelly Asbury (Spirit, Shrek 2, Gnoméo et Juliette), et porté par une animation en 3D du plus bel effet, ce nouveau film détonne de la double version signée Raja Gosnell, en offrant un moment de cinéma aussi pop qu'incroyablement coloré et vivant, jouissant pleinement de son retour à l'animation pure et dure.
Jolie aventure certes complètement destinée à nos petites têtes blondes, mais dont la naïveté et la folie douce parleront évidemment aux fans de la BD, Les Schtroumpfs et le village perdu, divertissant de bout en bout, foisonne d'idées au sein d'un univers visuellement prenant, même si l'on pourra regretter l'évidente fragilité de son scénario, qui pêche par son aspect un poil trop classique (même si dans l'esprit de l'oeuvre de Peyo, avec son éternel chasse entre Gargamel et les Schtroumpfs pour leur voler leur essence).


Il n'empêche qu'à l'instar de Tintin et le Secret de la Licorne (toute propension gardée), la péloche d'Asbury offre tout ce que l'on pouvait attendre d'un film animée Les Schtroumpfs, un petit moment de cinéma rythmé, sympathoche et suffisamment respectueux de la mythologie originale pour ne pas nous faire regretter les bulles de Peyo.
Une belle mise en bouche, en attendant les gros morceaux Moi, Moche et Méchant 3 et Cars 3 de cet été.


Jonathan Chevrier



John Chevrier

Plus ou moins fils spirituel du Dude et du Zohan réunis, cinéphile/cinévore/cinémaniaque convaincu depuis mon premier battement de cils, je voue un culte sans borne à Sylvester Stallone. Biberonné aux séries B, les salles obscures sont mes secondes maisons et je fonds comme un vampire au soleil sans ma dose quotidienne de bonnes péloches.
Mes maîtres absolus : Carpenter, Spielberg, Kubrick, Cameron, Eastwood, Milius, Mann, Scorcese et Nolan.

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